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Au 3e Forum européen de la société civile, Séamus Boland (CESE) exhorte à un cessez‑le‑feu en Iran et lance un mandat pour pauvreté, droits, emploi et participation

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À Bruxelles, lors de la 3e Semaine européenne de la société civile, le président du CESE Séamus Boland a appelé au cessez‑le‑feu et à la relance de la diplomatie, et a lancé un mandat axé sur la lutte contre la pauvreté, les droits fondamentaux, l’emploi face à l’IA et le renforcement de la participation citoyenne via une nouvelle plateforme européenne.

Du 2 au 5 mars, la 3e Semaine européenne de la société civile s’est tenue à Bruxelles. Organisée par le Comité économique et social européen (CESE), cette rencontre a rassemblé des centaines d’organisations — syndicats, employeurs, associations, ONG et représentants des consommateurs — pour débattre des priorités sociales et des relations entre institutions et terrain.

Un appel au cessez‑le‑feu et au retour de la diplomatie

Interrogé par la presse le mercredi 4 mars, le président du CESE, Séamus Boland, a lancé un appel pressant face à l’escalade des tensions au Moyen‑Orient. Il a dénoncé « la situation provoquée par les frappes israélo‑américaines en Iran » et estimé qu’elle constituait « un vrai risque de déstabilisation sur le long terme ». Il a ainsi demandé « un cessez‑le‑feu immédiat » et la reprise des discussions diplomatiques.

Pour M. Boland, le conflit menace non seulement la sécurité régionale, mais aussi les flux économiques et les déplacements durables de populations. « On parle d’une région entière, de pays entraînés dans une guerre dans laquelle ils ne veulent pas être », a‑t‑il déclaré, ajoutant : « J’espère me tromper, que ce n’est pas le début de la Troisième Guerre mondiale. »

Le président du CESE a rappelé que les institutions européennes et leurs dirigeants doivent promouvoir une approche fondée sur des règles et relancer le multilatéralisme établi après 1945 : « La construction que nous avons établie après la Seconde Guerre mondiale, les Nations unies, n’a clairement pas été capable de gérer ce système », a‑t‑il souligné, en appelant à « insister sur une approche fondée sur des règles ».

Priorités du mandat : pauvreté, droits fondamentaux, compétitivité

En marge de cet appel, Séamus Boland a détaillé les axes de son mandat récemment entamé. Élu à la tête du CESE le 22 octobre 2025, il a indiqué vouloir porter la voix de la société civile au cœur des décisions européennes et transformer cette présence en actions concrètes.

Ses priorités incluent la lutte contre la pauvreté, la défense des droits fondamentaux, l’accès au logement et la cohésion sociale. Il a insisté sur la nécessité de « produire des résultats concrets » (delivery) afin de rapprocher l’économie des citoyens : « La compétitivité ne consiste pas à rendre les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. C’est ramener l’économie au plus près des personnes, pour qu’elles puissent en bénéficier », a‑t‑il déclaré.

Sur la question de l’emploi et des transformations liées à l’intelligence artificielle, il a mis en garde contre la rapidité des changements sur le marché du travail : la transition peut conduire à des pertes d’emplois à court terme, et les dirigeants doivent en tenir compte pour protéger les populations vulnérables.

Renforcer la participation citoyenne et la nouvelle plateforme

Au CESE, M. Boland a fait du renforcement de la participation citoyenne un objectif central. Il a évoqué la future plateforme pour la société civile, prévue comme un espace pour faire entrer la voix des organisations dans la prise de décision européenne. Cette initiative, présentée par la Commission européenne dans le cadre du « bouclier démocratique européen », vise à protéger les élections, l’espace civique et à lutter contre les ingérences et la désinformation.

Il a également cité l’initiative citoyenne européenne (ICE) comme exemple d’outil participatif : « Dénombrant un total de 24 millions de signataires d’initiatives aujourd’hui, le CESE reste enthousiaste », a‑t‑il déclaré, soulignant que ces mécanismes permettent aux citoyens de saisir la Commission européenne pour examiner des propositions d’action ou de législation.

Le président a rappelé que la société civile forme un continuum entre action locale et niveau européen. Il a donné l’exemple d’une personne qui rejoint une organisation locale pour résoudre un problème concret : « C’est la société civile à l’œuvre. C’est ce qu’elle fait le mieux », a‑t‑il expliqué.

Il a enfin plaidé pour l’écoute des voix souvent éloignées des débats traditionnels — villages, consommateurs, jeunes — et a appelé les dirigeants européens à porter ce message dans leurs décisions.

Sur le plan geopolitique comme social, Séamus Boland a défendu une approche centrée sur les libertés et la coexistence pacifique, tout en reconnaissant que « accepter une autre culture est parfois un travail difficile ». Son mandat se veut axé sur l’impact concret et la montée en influence de la société civile dans l’Union européenne.

Parlons Politique

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