Représentée par près de 230 sportives et sportifs sur un total de 612 participants, l’Europe arrive à Milan‑Cortina avec des ambitions notables pour la 14e édition des Jeux paralympiques d’hiver, qui se tiennent du 6 au 15 mars. La compétition proposera 79 épreuves réparties sur six disciplines.
La délégation française, emmenée par le paras skieur Jordan Broisin et la snowboardeuse paralympique Cécile Hernandez, figure parmi les nations attendues. Comme ces deux leaders, plusieurs athlètes européens peuvent prétendre aux plus belles places et aux médailles.
Contexte et chiffres clés
Du 6 au 15 mars, les épreuves rassembleront des spécialistes du ski alpin, du ski nordique (biathlon et fond), du snowboard, du para hockey et d’autres disciplines paralympiques d’hiver. Avec 79 compétitions au programme, l’édition italienne concentre une forte densité d’épreuves dans un calendrier compact.
La présence d’environ 230 Européens (sur 612 participants) souligne l’importance du continent sur la scène paralympique hivernale. Plusieurs nations devraient jouer un rôle majeur dans le tableau des médailles, tant sur les épreuves techniques que sur les disciplines de vitesse.
Cinq Européens à suivre de près
Arthur Bauchet (France) — 25 ans, l’exemple du polyvalent
À 25 ans, Arthur Bauchet est l’une des références du paraski alpin français et un des grands favoris des Jeux. Le Grimauçois compte déjà huit médailles paralympiques.
Lors de ses débuts à PyeongChang en 2018, à 17 ans, il avait remporté quatre médailles d’argent. Aux Jeux de Pékin en 2022, il a ajouté trois titres paralympiques en descente, slalom et super‑combiné, ainsi qu’une médaille de bronze en slalom géant.
En 2025, il est devenu double champion du monde en slalom et en slalom géant aux Mondiaux de Maribor (Slovénie). La même année, il s’est également illustré en paracyclisme, selon les informations disponibles.
Anna‑Lena Forster (Allemagne) — 30 ans, la domination durable
Anna‑Lena Forster s’impose comme une figure majeure du paraski. Âgée de 30 ans, elle totalise neuf médailles paralympiques et plusieurs titres mondiaux.
Révélée aux Jeux de Sotchi en 2014 avec deux médailles d’argent et une médaille de bronze, elle a confirmé son rang à PyeongChang en 2018 avec deux titres paralympiques. À Pékin en 2022, elle a complété son palmarès par deux médailles d’or et deux d’argent.
Sur le circuit international, la skieuse allemande compte plus de quarante victoires en Championnats du monde et en Coupe du monde, et elle domine sa discipline depuis plus d’une décennie.
Giacomo Bertagnolli (Italie) — 27 ans, l’espoir du pays hôte
À 27 ans, Giacomo Bertagnolli représente l’une des principales chances de médaille pour l’Italie dans la catégorie des déficients visuels. Très attendu par le public local, il affiche déjà un palmarès riche.
Lors de ses débuts paralympiques à PyeongChang en 2018, il a remporté deux titres (slalom et slalom géant), une médaille d’argent en super‑G et une médaille de bronze en descente. Quatre ans plus tard, à Pékin, il a enrichi son palmarès de deux nouveaux titres et de deux médailles d’argent, portant son total à huit récompenses paralympiques.
Sur le circuit mondial, son parcours comprend plus de 70 podiums en Coupe du monde, sept titres mondiaux et 15 médailles glanées aux Championnats du monde.
Ebba Årsjö (Suède) — née le 12 janvier 2001, la jeune prodige
Née le 12 janvier 2001 à Oskarshamn, Ebba Årsjö vise l’or à Milan‑Cortina après un triomphe remarqué aux Jeux de Pékin en 2022. La Suédoise aborde cette édition en confiance, forte de son expérience récente.
À Pékin, la jeune skieuse avait décroché deux titres paralympiques (super‑combiné et slalom debout) et une médaille de bronze en descente debout. Elle est née avec le syndrome de Klippel‑Trenaunay, une malformation vasculaire congénitale complexe.
Avant la compétition, elle déclarait au Comité paralympique international (IPC) : « Je me sens désormais plus expérimentée, plus détendue. Je sais à quoi m’attendre. »
Oleksandra Kononova (Ukraine) — 35 ans, l’expérience dans un contexte sensible
Oleksandra Kononova, 35 ans, figure parmi les skieuses les plus expérimentées. Engagée en biathlon et en ski de fond paralympiques, elle affiche un palmarès ancien et fourni.
À 19 ans, lors des Jeux de Vancouver en 2010, Kononova avait déjà brillé en remportant trois titres paralympiques dans deux disciplines. Au fil de sa carrière, elle s’est constituée un important palmarès sur les scènes paralympiques et mondiales.
Dans le contexte sensible du conflit en Ukraine et des débats entourant la présence d’athlètes russes et biélorusses — qui ont conduit plusieurs nations à annoncer un boycott de la cérémonie d’ouverture — de nombreux regards se tourneront vers elle. Cette dimension politique et émotionnelle ajoute une intensité particulière à sa participation.
Ces cinq athlètes incarnent la diversité des profils européens attendus à Milan‑Cortina : jeunes prodiges, champions confirmés et figures d’expérience. Chacun d’eux peut, sur son terrain, influer sur le classement final et offrir des moments forts au cours de ces Jeux.




