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Municipales 2026 à Bordeaux : Thomas Cazenave l’emporte de justesse (50,95 %) face à Pierre Hurmic après le retrait de Dessertine et l’union de la droite

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Bordeaux bascule : Thomas Cazenave (50,95 %) bat l’écologiste Pierre Hurmic (49,05 %) après un second tour serré marqué par le retrait décisif de Philippe Dessertine et l’union de la droite, pouvant recomposer la métropole.

Le député macroniste Thomas Cazenave a remporté la mairie de Bordeaux face au maire écologiste sortant Pierre Hurmic. Selon les chiffres définitifs du ministère de l’Intérieur, il l’emporte avec 50,95 % des voix contre 49,05 % pour le candidat écologiste.

Par Frank Niedercorn (Correspondant à Bordeaux)

Une victoire au terme d’un second tour resserré

La victoire de Thomas Cazenave s’est jouée sur un fil. La triangulaire annoncée après le premier tour s’est transformée en duel après le retrait surprise, le mardi précédent le second tour, de Philippe Dessertine, économiste et candidat « divers centre » arrivé en troisième position au premier tour avec 20,20 % des voix.

Ce retrait a désamorcé un risque de division des voix de droite et du centre et a permis à Cazenave de rassembler derrière sa candidature l’essentiel des formations de droite et du centre. L’ancien ministre, qui avait déjà tenté sa chance en 2020, obtient ainsi une revanche électorale après sa défaite face à l’union de l’époque.

Stratégie d’union et héritage local

La campagne de Thomas Cazenave s’est appuyée sur une stratégie d’union large : il a réussi à réunir les partis de la droite et du centre autour de sa liste et à neutraliser les ambitions des anciens adjoints d’Alain Juppé, aujourd’hui ses colistiers. Le décès soudain de Nicolas Florian en janvier 2025, successeur d’Alain Juppé, a également rebattu les cartes locales et contribué à recentrer l’élection autour de Cazenave et Hurmic.

De son côté, Pierre Hurmic, élu en 2020 et qui avait alors mis fin à soixante-treize ans de domination de la droite au palais Rohan, n’a pas réussi à conserver sa mairie malgré une campagne axée sur la mobilisation des quartiers populaires. La participation au second tour, à peine supérieure à 50 %, a joué un rôle défavorable pour le candidat écologiste, qui comptait sur un important report des voix à gauche.

Hurmic avait pourtant tenté d’élargir son appel en promettant d’« aller chercher les abstentionnistes un par un dans les quartiers populaires » et en annonçant, dans les derniers jours de la campagne, 5 millions d’euros d’investissements pour le logement au Grand Parc, l’un des quartiers visés par sa stratégie de reconquête électorale.

Débats, alliances et reports de voix

La campagne a été marquée par des échanges virulents sur la scène locale. Hurmic a dénoncé le bilan national de son adversaire en l’accusant d’être un « ministre de la dégradation des Comptes publics » et en lui reprochant sa responsabilité politique au plan national. Ces attaques n’ont toutefois pas suffi à inverser la dynamique du deuxième tour.

La décision de Philippe Dessertine de se retirer a été qualifiée d’élément décisif : sa liste obtenait ses meilleurs scores dans des quartiers aisés, et son retrait a en pratique libéré un espace politique au profit de Cazenave. Ce dernier a appelé les électeurs de Dessertine en rappelant des « points de convergence » sur des thèmes comme la sécurité, la propreté des équipements publics, le développement économique et le « rayonnement de Bordeaux ».

Nordine Raymond (LFI), qui avait recueilli 9,36 % des voix au premier tour, n’a pas pu se maintenir et n’a pas fusionné avec Hurmic. Le maire sortant a choisi de rester sur la ligne d’une candidature écologiste autonome, estimant que les électeurs de gauche préféreraient confier « les clés à un maire écologiste » plutôt que de soutenir une alliance avec la majorité présidentielle.

Conséquences pour la métropole et perspectives

La victoire de Thomas Cazenave pourrait aussi peser sur l’équilibre politique de la métropole bordelaise. Bordeaux détient 36 des 104 sièges du conseil communautaire ; le basculement de la ville vers la droite augmente les chances d’un changement de majorité à l’échelle métropolitaine.

Le nouveau maire espère par ailleurs briguer la présidence de la métropole. À court terme, la victoire rétablit la droite et le centre dans une ville stratégique et redistribue les cartes locales après une période de gouvernance écologiste municipale.

Frank Niedercorn (Correspondant à Bordeaux)

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