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Municipales 2026 à Paris : Emmanuel Grégoire réélu pour la gauche (50,52 %) face à Rachida Dati, percée de LFI et priorité au logement (60 000)

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Emmanuel Grégoire conserve la mairie de Paris pour la gauche (50,52 %) face à Rachida Dati (41,52 %), un résultat marqué par la percée de LFI (7,96 %). À 48 ans, il promet de prioriser le logement (60 000 logements publics) et de restaurer la confiance sur le périscolaire.

Par Laurent Thévenin

Emmanuel Grégoire conserve la mairie de Paris pour la gauche après un second tour des élections municipales marqué par une large victoire. Le candidat de la « gauche unie (hors LFI) » a obtenu 50,52 % des suffrages, contre 41,52 % pour Rachida Dati (droite et centre) et 7,96 % pour Sophia Chikirou (LFI), selon les résultats proclamés dimanche.

Un maintien net de la gauche à Paris

À 48 ans, Emmanuel Grégoire devient le troisième maire socialiste de la capitale, succédant dans la continuité à Anne Hidalgo et à Bertrand Delanoë. Ancien premier adjoint d’Anne Hidalgo et ancien chef de cabinet de Jean‑Marc Ayrault à Matignon, il voit dans ce résultat la confirmation d’un ancrage de la gauche dans la capitale.

« Paris a décidé de rester fidèle à son histoire », s’est félicité Grégoire. Il a présenté ce succès comme « une promesse exigeante » et « la victoire d’une certaine idée de Paris, un Paris vivant, un Paris progressiste, un Paris populaire, un Paris pour tous ». Le nouveau maire a également insisté sur son souhait de rassembler et assuré que son « bureau sera toujours ouvert pour l’opposition ».

Échec pour Rachida Dati, percée relative de LFI

Pour Rachida Dati, soutenue au premier tour par Les Républicains, le Modem et l’UDI, puis appuyée dans l’entre‑deux‑tours par Renaissance et Horizons, l’issue est décevante. L’ancienne ministre a qualifié sa défaite d’« échec cinglant » et déclaré : « Je n’ai pas réussi à convaincre suffisamment que le changement était non seulement possible, mais surtout qu’il était nécessaire. »

Dati avait fait de la conquête de Paris « le combat de [sa] vie », mais elle restera en difficulté après deux tentatives successives. Elle a aussi évoqué « le poison de la division » au sein de la droite, et appelé l’équipe sortante à ne pas ignorer « les attentes de changement exprimées par plusieurs centaines de milliers de Parisiens ».

De son côté, Sophia Chikirou a souligné le rejet exprimé selon elle de la droite parisienne et a rappelé l’avancée de LFI : « LFI entre pour la première fois dans neuf conseils d’arrondissement parisiens et au Conseil de Paris », ajoutant que « ce soir, notre histoire ne fait que commencer ». Elle a prévenu que « PS et droite auront désormais affaire à nous ».

Les dynamiques du second tour

La configuration électorale a rendu le scrutin complexe. Emmanuel Grégoire disposait d’un avantage d’environ douze points sur Rachida Dati une semaine avant le second tour, mais la présence de plusieurs listes et la recomposition des alliances ont maintenu l’incertitude.

Après la fusion des listes de Rachida Dati et de Pierre‑Yves Bournazel, puis le retrait de Sarah Knafo (Reconquête), la compétition s’est organisée en triangulaire avec la liste de Sophia Chikirou. Grégoire avait appelé au « vote utile » des électeurs de la candidate mélenchoniste pour « faire rempart contre la droite extrémisée » et s’était également adressé aux électeurs de Pierre‑Yves Bournazel.

Ce qui vient : investiture et priorités

L’élection du maire de Paris par le Conseil de Paris est prévue dimanche 29 mars. Dans l’immédiat, Emmanuel Grégoire devra traduire son programme en actes et répondre aux attentes exprimées pendant la campagne.

Parmi ses engagements figurait le logement, présenté comme « la première des batailles des municipales » : il avait promis la création de 60 000 nouveaux logements publics si son équipe poursuivait la dynamique de la mandature sortante.

Autre dossier chaud, le scandale du périscolaire, marqué par plusieurs affaires de violences sexuelles contre des enfants. Lors d’un débat télévisé entre les trois finalistes, Grégoire s’était engagé « à tout remettre à plat » sur ce sujet sensible, promettant des mesures pour restaurer la confiance des familles.

Le résultat parisien s’inscrit dans un panorama municipal national marqué par des victoires et des défaites contrastées pour les principaux partis, mais à Paris il confirme la permanence d’un vote favorable à la gauche et ouvre une nouvelle étape pour la gouvernance de la capitale.

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