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Municipales 2026 : reflux vert, défaites serrées à Bordeaux, Strasbourg, Poitiers, Besançon — Tondelier appelle à réviser communication, alliances et stratégie

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Après la «vague verte» de 2020, les écologistes connaissent une ressac électorale avec des défaites serrées à Bordeaux, Strasbourg, Poitiers et Besançon, des succès limités à Lyon, Tours et Grenoble, et un appel de Marine Tondelier à revoir communication, alliances et stratégie.

Une «ressac» après la « vague verte » de 2020

En 2020, plusieurs grandes villes françaises — Bordeaux, Strasbourg, Lyon, Poitiers, Besançon — avaient basculé à gauche écologiste, un mouvement qualifié de « vague verte » pendant la pandémie de Covid-19. Le scrutin de ce mois de mars a renversé en partie ce paysage : les candidats soutenus par Les Écologistes ont enregistré une série de défaites sensibles, remettant en question le bilan de la mandature écologiste dans les communes conquises six ans plus tôt.

Sur France 2, lundi matin, la secrétaire nationale Marine Tondelier a exprimé son émotion envers les édiles sortants en déclarant qu’elle « pense à ces maires qui ont fait un super boulot ». Elle a ajouté que « c’est la dure loi de la politique qui oblige à s’interroger ce matin », et a dénoncé les attaques menées, selon elle, par « les macronistes et une partie de la droite » pour faire échouer les listes écologistes. « On a servi de punching-ball dans ce pays matin, midi, soir, depuis des mois voire des années », a-t-elle poursuivi.

Des pertes symboliques et des défaites serrées

Plusieurs revers ont une forte valeur symbolique. En Gironde, la défaite de Pierre Hurmic à Bordeaux est la plus retentissante : élu maire en 2020, il a été battu de justesse par le député Renaissance Thomas Cazenave, avec 49,05% des voix contre 50,95% pour son adversaire.

Autre coup dur, la perte de Bègles. Ce territoire était considéré comme un fief écologiste depuis l’élection de Noël Mamère en 1989. Clément Rossignol Puech, maire depuis 2017, a cédé son siège à Christian Bagate, élu sans étiquette mais apparenté au centre-droit au sein de la métropole.

À Poitiers, la maire sortante Léonore Moncond’huy, arrivée en tête au premier tour, a perdu dans une quadrangulaire. La victoire est revenue au centriste Anthony Brottier, avec 47,32% face à 40,79% pour la candidate écologiste, malgré une fusion entre sa liste et celles de LFI et du PCF.

À Strasbourg et Besançon, les maires sortantes ont aussi été battues après des alliances de second tour avec La France insoumise. En Alsace, Jeanne Barseghian a recueilli 31,70% des suffrages, battue par l’ex-maire Catherine Trautmann (37,00%) et devançant de peu le candidat LR Jean-Philippe Vetter (31,29%). À Besançon, Anne Vignot, élue en 2020 avec une courte avance, a été devancée cette fois-ci par son rival, avec un écart d’environ 2 500 voix.

Des victoires limitées et des stratégies locales

Malgré ces revers, Les Écologistes ont évité le pire grâce à quelques succès locaux. À Lyon, la « fusion technique » avec la liste de La France insoumise a permis à Grégory Doucet de l’emporter, après un dernier rebondissement : il devance l’ancien président de l’Olympique lyonnais Jean-Michel Aulas de quelques milliers de voix. Ce dernier a annoncé le dépôt d’un recours, évoquant, selon lui, « de nombreuses irrégularités ».

Le parti a également conservé Tours, où Emmanuel Denis a été réélu, et contribué à la victoire de Laurence Ruffin à Grenoble. Cette dernière, bien que n’étant pas membre des Écologistes, bénéficiait du soutien du maire sortant Éric Piolle et du parti, ce qui a été souligné dans les comptes rendus de campagne.

Ces succès partiels montrent que l’ancrage écologiste demeure solide dans certaines villes, mais qu’il a été fragilisé ailleurs par des dynamiques locales et des fusions d’entre-deux-tours.

Analyse des responsables et enjeux de communication

Face à cette succession de défaites, Marine Tondelier a pointé un « souci de communication » qu’elle dit constater « depuis plusieurs mois ». Elle a estimé que les Écologistes auraient dû « mener plus la bataille », notamment sur les réseaux sociaux, et a évoqué le rôle joué par les attaques politiques répétées contre le mouvement.

Elle a aussi mis en avant des facteurs conjoncturels, citant notamment un désistement « au dernier moment » dans la triangulaire de Bordeaux : celui de l’économiste Philippe Dessertine, qui, selon elle, a pesé sur l’issue du scrutin. Les cadres du parti devaient se réunir lundi soir pour tirer les premiers enseignements de la consultation.

En l’absence d’un bilan national unanime, ces résultats obligent les écologistes à interroger leur stratégie électorale, leur communication et leurs alliances locales. Les comparaisons avec 2020 restent inéluctables : six ans plus tôt, la progression du mouvement avait transformé le paysage municipal ; en 2026, le recul observé illustre la volatilité des majorités locales et la difficulté à transformer des gains ponctuels en ancrage pérenne.

Reste que, malgré les pertes, le parti conserve des communes-clés et des élus influents ; l’avenir politique des Écologistes dépendra désormais de la capacité de ses équipes à analyser ces défaites et à adapter leur action avant les échéances nationales suivantes.

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