Emmanuel Macron a convoqué un nouveau conseil de défense et de sécurité nationale mardi 24 mars à 17h30, consacré à la situation en Iran et au Moyen-Orient, a appris France Inter auprès de l’Élysée.
Ce rendez‑vous intervient une semaine après le précédent conseil, tenu « il y a sept jours », et rassemble les ministres et responsables chargés des questions de sécurité nationale et de la défense.
Objectifs affichés de la réunion
Selon les éléments communiqués, la réunion vise à faire le point sur les mesures engagées par la France pour garantir la sécurité du territoire et celle de ses ressortissants dans la région.
Parmi les objectifs évoqués figurent la sécurisation des voies maritimes au large du Moyen‑Orient et la poursuite des efforts diplomatiques français, notamment au Liban.
Le chef de l’État a également répété, lors d’interventions publiques récentes, qu’aucune « occupation » ne pourrait assurer la « sécurité de qui que ce soit », une mise en garde adressée aux opérations terrestres israéliennes au Liban.
Un contexte régional tendu
Le conseil se tient alors que la zone connaît de nouvelles escalades : le texte indique que des frappes israéliennes ont touché le Liban et l’Iran, tandis que Téhéran a répondu par plusieurs salves de missiles dirigées vers Israël.
L’armée israélienne a annoncé avoir lancé de nouvelles frappes contre des cibles du mouvement Hezbollah à Beyrouth, peu après des propos du Premier ministre israélien affirmant vouloir protéger les « intérêts vitaux » d’Israël.
Ces développements ont été cités comme éléments d’analyse lors de la convocation du conseil, qui a pour vocation d’évaluer les réponses militaires, de renseignement et diplomatiques adaptées à cette évolution.
Diplomatie internationale et déclarations publiques
Dans le même temps, le texte fait état d’une pression exercée par Donald Trump pour obtenir l’aide de la France dans la sécurisation du détroit d’Ormuz.
Par ailleurs, il est rapporté que Donald Trump a annoncé, lundi, avoir reporté de nouvelles frappes contre l’Iran, évoquant des négociations avec un « haut dirigeant » qui ne serait pas le nouveau guide suprême, Mojtaba Khamenei.
Cette information a été démentie par le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, qui a assuré qu’il n’y avait « pas de négociations » avec les États‑Unis et dénoncé l’usage de « fausses informations » destinées, selon lui, à « manipuler les marchés financiers et pétroliers ».
Ces déclarations contrastées illustrent la complexité des canaux diplomatiques et la difficulté d’établir une version partagée des faits en temps de crise.
Enjeux pour la France
Pour Paris, le conseil de défense doit permettre d’harmoniser les positions ministérielles et d’actualiser les mesures de protection — militaires, consulaires et logistiques — pour les Français présents dans la région.
Le gouvernement cherchera également à coordonner ses actions avec ses partenaires européens et internationaux, tout en poursuivant un effort diplomatique au Liban pour limiter l’extension du conflit.
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