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J’ai été exfiltré par la police : le témoignage de Raphaël Cognet, ex-maire de Mantes-la-Jolie insulté et hué lors de la proclamation des résultats des municipales 2026

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Raphaël Cognet, ex-maire de Mantes-la-Jolie, raconte avoir été copieusement insulté, hué et exfiltré par la police municipale après la victoire d’Adama Gaye. Il ne souhaite pas déposer plainte.

Une sortie de mairie sifflée et insultée

Le second tour des élections municipales 2026 à Mantes-la-Jolie (Yvelines) s’est achevé dans la tension, selon le récit de Raphaël Cognet sur BFMTV. L’édile déchu raconte avoir été « insulté copieusement » et « hué » quand il est sorti pour annoncer les résultats, après la victoire d’Adama Gaye (divers).

« Vers 22h30, quand j’ai voulu annoncer les résultats (…), dès que j’ai franchi la porte du hall de l’hôtel de ville, je me suis fait insulter copieusement. J’ai dû franchir une foule extrêmement hostile qui me hurlait dessus à 10 cm de distance pour accéder à l’estrade », a-t-il déclaré, évoquant une atmosphère où « à tout moment, ça pouvait basculer ». Il précise que sa fille de 14 ans a également été prise à partie : « Ma fille de 14 ans qui était au premier étage… a été aussi insultée. »

Exfiltration par la police municipale et climat de peur

Selon le témoignage, c’est la police municipale elle-même qui a recommandé qu’il quitte les lieux. « J’ai été exfiltré par ma propre police municipale, dans ma propre mairie. Ce sont des images qui sont terribles, surtout pour Mantes-la-Jolie », a-t-il ajouté.

Raphaël Cognet, maire depuis décembre 2017 et élu local actif depuis 2014, affirme avoir tenté de « féliciter » le vainqueur et d’organiser « une transition en douceur jusqu’à samedi », date prévue du premier conseil municipal et de l’intronisation du nouveau maire. Il a en revanche indiqué que le maire élu n’était pas présent au moment des incidents.

Interrogations sur la tenue démocratique et refus de siéger

L’ancien maire a fait part d’une inquiétude plus large sur le respect des règles démocratiques : « Ces gens-là, ce sont les supporteurs de mon opposant, ils ont gagné. Qu’est-ce qui se serait passé s’ils avaient perdu? Est-ce que vous imaginez ce qui va se passer à Saint-Denis et dans d’autres villes, dans six ans, si ces gens-là sont battus? Parce que le principe de la démocratie, c’est que, parfois on gagne, parfois on perd. »

Il a ajouté qu’il « ne siégera pas dans l’opposition » pour des raisons « éthiques », sans développer davantage sur la nature de ces motifs.

Pas de plainte, critique du système judiciaire et réactions ministérielles

Malgré le choc, Raphaël Cognet a expliqué qu’il n’envisageait pas de porter plainte. « Je connais assez la justice de ce pays pour savoir que la procédure va durer 3 ans et, qu’à la fin, on va me dire qu’on ne peut identifier personne », a-t-il déclaré, exprimant son scepticisme quant à l’efficacité d’une procédure judiciaire.

Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a qualifié mercredi de « totalement inacceptables » les huées et invectives visant des maires sortants le soir du second tour ou lors des réunions des nouveaux conseils municipaux. Il a condamné « très très fermement » ces actes et affirmé que de telles « vidéos d’intimidation », ce « n’est pas ça la France, ce n’est pas ça la démocratie ». Ces condamnations s’inscrivent dans un contexte national où plusieurs maires sortants auraient été pris à partie et, parfois, exfiltrés après des menaces.

Perspectives et tensions locales

Le témoignage de Raphaël Cognet illustre les tensions qui peuvent suivre des scrutins municipaux fortement disputés. Il pointe à la fois la dimension personnelle de l’intimidation — injures visant même des proches — et une interrogation sur la solidarité des élus face à ces incidents : « Ces gens-là, ce sont les supporteurs de mon opposant… Qu’est-ce qui se serait passé s’ils avaient perdu? »

À Mantes-la-Jolie, la transition vers la nouvelle équipe municipale doit se concrétiser lors du premier conseil municipal programmé samedi. Les événements décrits laissent cependant planer une question sur les conditions matérielles et sécuritaires dans lesquelles cette transmission de pouvoir aura lieu.

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