L’ancien président de l’Assemblée de Corse et ancien député européen Dominique Bucchini est décédé à l’âge de 82 ans, ont rappelé samedi 3 janvier plusieurs responsables politiques insulaires et nationaux. Les hommages ont souligné son engagement communiste, son rôle public local et sa proximité avec la culture corse.
Un parcours politique ancré en Corse
Né en janvier 1943 à Sartène, en Corse-du-Sud, Dominique Bucchini s’est tôt investi au sein du Parti communiste. Enseignant de formation, il a exercé plusieurs mandats locaux et régionaux au cours d’une carrière politique longue de plusieurs décennies.
Il a été maire de Sartène de 1977 à 2001, fonction qu’il a occupée pendant vingt-quatre ans. Au début des années 1980, il devient député au sein de la première législature du Parlement européen, un mandat déjà cité comme un point marquant de son engagement public.
En 2010, il est élu président de l’Assemblée de Corse pour un mandat de cinq ans. L’Assemblée, organe délibérant de l’île, règle par ses décisions les affaires de la collectivité, contrôle notamment le conseil exécutif et vote le budget. Ce rôle institutionnel a renforcé sa visibilité politique à l’échelle insulaire.
Réactions et hommages
Le président du conseil exécutif de Corse, Gilles Simeoni, a salué sur le réseau social X « un militant infatigable au service de ses convictions communistes, homme de dialogue et de paix imprégné de culture corse et universelle », qualifiant Dominique Bucchini de « figure majeure de l’histoire contemporaine de l’île ». La citation figure dans le message publié samedi 3 janvier.
Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français, a exprimé sa peine sur X en écrivant : « Dirigeant du PCF, Dominique Bucchini s’en est allé. Nous garderons en mémoire son amour pour la Corse, pour la République, la force de ses convictions et une droiture à toute épreuve. Au revoir camarade. »
L’actuelle présidente autonomiste de l’Assemblée de Corse, Marie-Antoinette Maupertuis, a rappelé, elle aussi sur X, « son engagement pionnier en matière de lutte contre la violence et sa prise de position en faveur de la co-officialité de la langue corse ». Cette formulation met en lumière des axes de son action publique autour de la sécurité et de la promotion de la langue corse.
Le sénateur de Corse-du-Sud Jean-Jacques Panunzi, apparenté au groupe Les Républicains, a salué la mémoire d’un homme qui « a traversé cinquante ans d’histoire politique de notre île, cinquante ans au cours desquels il a su prendre des positions courageuses », selon un communiqué publié à l’annonce du décès.
Circonstances du décès et dernières années
Le quotidien Corse Matin rapporte qu’il est décédé vendredi soir dans sa ville natale, « éreinté par une maladie qui fut son dernier combat ». Le journal local est cité pour cette précision relative au lieu et aux conditions de sa disparition.
Plusieurs responsables et témoins ont insisté sur la longévité de son engagement politique et sur la constance de ses convictions communistes. Les hommages ont mis l’accent sur son souci du dialogue, sur son attachement à la culture corse et sur sa volonté d’agir dans le cadre républicain.
Dominique Bucchini laisse derrière lui une trajectoire marquée par des responsabilités municipales, une expérience au Parlement européen et la présidence de l’Assemblée de Corse. À travers les réactions officielles, son décès suscite des hommages empressés, tant sur l’île qu’au sein du Parti communiste.





