Selon les informations du Monde, l’exécutif a choisi Jérôme Filippini pour diriger l’Institut national du service public (INSP), l’établissement qui a remplacé l’École nationale d’administration (ENA) en janvier 2022.
Nomination et calendrier
La nomination de M. Filippini doit être actée en conseil des ministres, lundi 5 janvier, avant une prise de poste qui interviendrait dans la foulée. Magistrat à la Cour des comptes, il succédera à Maryvonne Le Brignonen, qui pilotait le nouvel institut depuis sa création et n’a pas souhaité se représenter.
Le choix s’inscrit dans une procédure de sélection où plusieurs candidatures figuraient sur une short list. Parmi elles, le conseiller d’État Éric Thiers, ancien conseiller de François Bayrou à Matignon, était cité, mais sa candidature n’a pas été retenue par l’exécutif.
Parcours professionnel de Jérôme Filippini
Jérôme Filippini, ancien élève de l’ENA (promotion Victor Schœlcher, 1994-1996) et âgé de 57 ans, a exercé des fonctions variées au sein de l’administration centrale. Magistrat de la Cour des comptes, il a occupé des postes à responsabilités qui l’ont placé au cœur de réformes institutionnelles et de modernisation des services publics.
De 2011 à 2012, il a été adjoint du secrétaire général du gouvernement (SGG) de l’époque, Serge Lasvignes. À ce titre, il a coordonné la réforme de l’administration territoriale de l’État et a contribué à la professionnalisation de la gestion de l’encadrement dirigeant de l’État.
Il a également participé à la création de la « DSI groupe » de l’État, la direction interministérielle des systèmes d’information et de communication, initiative visant à renforcer la gouvernance et la cohérence des systèmes numériques au sein des ministères.
Contexte et enjeux pour l’INSP
L’INSP, créé en remplacement de l’ENA en janvier 2022, a pour mission de former les hauts fonctionnaires et d’adapter les modalités de recrutement et de formation aux attentes contemporaines de la fonction publique. La nomination d’un nouveau directeur intervient au moment où l’institut consolide ses orientations pédagogiques et organisationnelles.
Le passage de témoin entre Maryvonne Le Brignonen et Jérôme Filippini marquera une nouvelle étape. La directrice sortante a assuré la mise en place de l’établissement depuis sa création; sa décision de ne pas se porter candidate à sa succession ouvre la voie à une direction renouvelée, portée par l’expérience de magistrat de M. Filippini et son parcours au sein de l’État.
Le profil retenu par l’exécutif, mêlant expertise juridique, connaissance des enjeux de gouvernance et expérience des transformations numériques, semble répondre aux priorités affichées pour l’INSP : professionnalisation des cadres, modernisation des méthodes de formation et pilotage renforcé des outils numériques de l’administration.
Réactions et perspectives
À ce stade, les réactions institutionnelles n’ont pas été détaillées dans les informations publiées. Le calendrier mentionné — validation en conseil des ministres puis prise de fonction — devrait permettre une transition administrative rapide si la nomination est confirmée comme annoncé.
La direction de l’INSP devra désormais conjuguer exigence de formation des hauts responsables publics et enjeux contemporains : transformation numérique, gestion des ressources humaines à l’échelle de l’État et adaptation des parcours professionnels. Le profil de Jérôme Filippini, tel que rapporté, lui confère des atouts sur ces sujets, mais les initiatives précises qu’il entreprendra seront à observer une fois sa prise de fonctions effective.





