Macron réunit les parlementaires pour présenter un projet de coalition en Ukraine: des milliers de soldats français envisagés, conditionnés à un accord de paix

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Deux jours après le sommet des « volontaires », Emmanuel Macron a réuni à huis clos à l’Élysée les responsables parlementaires pour présenter un projet de déploiement de « plusieurs milliers » de soldats français en Ukraine, conditionné à la conclusion d’un accord de paix. Pendant près de trois heures, une trentaine d’élus de tout l’échiquier politique, ministres et chefs militaires ont été informés des contours opérationnels, juridiques et budgétaires du dossier; aucune décision définitive n’a été annoncée. À suivre : l’évolution du projet selon l’avancée des négociations internationales et l’examen parlementaire.

Contexte et objet de la réunion

Deux jours après le sommet de la « coalition des volontaires » organisé à Paris mardi 6 janvier, le président de la République, Emmanuel Macron, a convoqué une réunion à huis clos jeudi 8 janvier pour exposer aux forces politiques représentées au Parlement un projet de déploiement militaire en Ukraine.

Le projet présenté prévoit le déploiement de « plusieurs milliers » de soldats français sur le territoire ukrainien, mais uniquement « une fois un accord de paix conclu », selon les éléments communiqués en amont de la réunion. L’objectif affiché lors de cette séance était d’informer les responsables politiques et d’expliquer les contours et les conditions de cette éventuelle contribution militaire.

Participants et déroulé de la séance

La réunion, qui s’est tenue dans le jardin d’hiver du palais de l’Élysée, a rassemblé environ trente personnes et a duré près de trois heures. Parmi les participants figuraient le Premier ministre, Sébastien Lecornu; la ministre des Armées, Catherine Vautrin; et le chef d’état-major des armées, le général Fabien Mandon.

Étaient également présents les présidents des deux assemblées, Yaël Braun‑Pivet pour l’Assemblée nationale et Gérard Larcher pour le Sénat, ainsi que les présidents des groupes parlementaires, les chefs de partis et les présidents des commissions des affaires étrangères et de la défense. La composition précise du groupe reflétait la volonté de concerter l’ensemble de l’échiquier politique avant toute décision de nature stratégique et militaire.

Réactions et exceptions

Selon le compte rendu distribué après la rencontre, toutes les forces politiques représentées au Parlement ont répondu présent, y compris des formations traditionnellement réticentes à l’envoi de troupes à l’étranger, telles que le Rassemblement national (RN) et La France insoumise (LFI). La présence de ces forces a été soulignée comme significative par les autorités, dans la mesure où elle permettait d’obtenir un échange large et transpartisan sur un sujet sensible.

Certaines personnalités étaient toutefois excusées et se sont fait représenter. Le président du groupe Les Républicains à l’Assemblée nationale, Laurent Wauquiez, était retenu dans sa circonscription. Le président de l’Union des démocrates et indépendants, Hervé Marseille, et le président du MoDem, François Bayrou, assistaient à des funérailles. Le président d’Horizons, Édouard Philippe, était, quant à lui, bloqué au Havre en raison de la tempête nommée Goretti.

Points de vigilance et éléments à suivre

La convocation de l’ensemble des responsables parlementaires à huis clos souligne la dimension stratégique et politique du dossier, ainsi que la volonté de l’exécutif d’encadrer l’information avant toute annonce publique. La formulation retenue — déploiement « plusieurs milliers » de soldats seulement après un accord de paix — indique que la décision serait conditionnée par des critères diplomatiques et sécuritaires précis, sans calendrier fixé lors de cette réunion.

La durée de la séance et la diversité des intervenants laissent entendre que des questions opérationnelles, juridiques et budgétaires ont probablement été abordées, de même que les modalités de coordination avec des partenaires internationaux. Aucune décision définitive n’a été annoncée publiquement à l’issue de la réunion, l’objectif prioritaire paraissant avoir été l’information et la consultation des chefs de file politiques.

Reste à savoir comment ce projet évoluera dans les prochaines étapes politiques et diplomatiques, notamment en fonction de l’avancement d’un éventuel accord de paix et des discussions au Parlement. Les autorités ont choisi cette étape de concertation préliminaire pour préparer un examen plus élargi lorsque les conditions préalables évoquées seront réunies.

Parlons Politique

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