Le vendredi 9 janvier 2026, Thibaut Guiraud a officiellement annoncé sa candidature aux élections municipales prévues en mars 2026 à La Rochelle. Âgé de 45 ans et se revendiquant du centre gauche, l’adjoint aux finances prend la tête d’une campagne dont l’ouverture met fin à un « faux suspense » entretenu depuis la démission de son prédécesseur.
Une passation préparée et une élection interne serrée
La démission de Jean-François Fountaine, intervenue le 6 juin 2025, a marqué la fin de onze années à la tête de la ville pour l’élu classé divers gauche. Selon le récit partagé depuis, ce départ visait notamment à permettre la désignation d’un successeur. Dans l’instance municipale, Thibaut Guiraud a été choisi par la majorité, mais l’élection interne s’est jouée de justesse : il l’a emporté avec une seule voix d’avance face à Christophe Bertaud, second adjoint et ancien cadre du Parti socialiste aujourd’hui affilié à Place publique.
Ce résultat souligne la fragilité des majorités locales et l’importance des équilibres internes. L’élu désigné hérite d’une double caractéristique : d’une part, il est présenté comme le continuateur d’une majorité en place; d’autre part, il doit composer avec des rivalités et des sensibilités politiques différentes au sein de la municipalité.
Un déficit de notoriété à combler
Le texte d’origine note que sept mois n’auront pas été de trop pour combler un déficit de notoriété par rapport à deux de ses adversaires déjà en lice, qui se connaissent depuis longtemps. Cette période de préparation, qui court de la démission de juin 2025 à l’annonce de janvier 2026, était donc dédiée à construire une image publique et à consolider des soutiens locaux.
Pour un candidat centriste de 45 ans chargé des finances, la notoriété est un enjeu double : il s’agit à la fois de présenter un bilan de l’action municipale dont il a la charge et de se différencier des autres prétendants, souvent mieux ancrés localement. L’écart d’une voix lors de l’élection interne illustre la nécessité, pour la nouvelle tête de liste, de rassembler au-delà du cercle restreint de la majorité sortante.
La campagne municipale qui s’ouvre en mars 2026 obligera également à convaincre l’électorat sur des thèmes concrets — gestion des comptes, services municipaux, urbanisme, etc. — sans que le texte initial n’entre dans le détail des propositions que compte défendre Thibaut Guiraud.
Un rappel historique et le poids des partis locaux
Le texte rappelle un antécédent politique local : en décembre 2001, Maxime Bono, alors député-maire socialiste de La Rochelle, a présenté l’équipe qui l’accompagnerait pour la campagne municipale. Bono avait succédé à Michel Crépeau, décédé en 1999 en cours de mandat. À ses côtés figuraient deux nouveaux visages, Maryline Simoné et Olivier Falorni, tous deux membres du parti socialiste à l’époque.
Ce passage historique met en lumière la longévité et l’importance des structures partisanes dans la vie municipale rochelaise. Il suggère aussi que les trajectoires politiques locales peuvent évoluer : des figures émergent, changent d’étiquette ou créent de nouvelles alliances au fil des mandats.
Sans entrer dans des pronostics, il est clair que l’histoire politique de La Rochelle — marquée par des personnalités fédératrices comme Michel Crépeau, puis par des successeurs comme Maxime Bono — constitue un cadre de référence pour les électeurs et pour les équipes en lice.
Reste que la campagne municipale de mars 2026 s’annonce compétitive. Le choix officiel de Thibaut Guiraud clos un chapitre interne de désignation, mais ouvre une phase où la clarification des projets et la capacité à rallier un électorat plus large seront déterminantes pour le résultat final.





