Législative partielle dans le Loiret : Stéphanie Rist défend sa 1re circonscription au milieu de la grève des médecins libéraux et d’une polémique sur sa suppléante

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Stéphanie Rist, ministre de la Santé, défend son siège dans la 1re circonscription du Loiret lors d’une partielle convoquée après son entrée au gouvernement : premiers tours les 18 et 25 janvier, au cœur de la grève des médecins libéraux et d’une polémique sur la suppléance (Marie‑Philippe Lubet).

Elle mène deux fronts malgré elle. Après plus de dix jours à affronter une grève des médecins libéraux, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, tentera, dimanche 18 janvier, de préserver son siège de députée dans la 1re circonscription du Loiret, lors du premier tour d’une élection législative partielle convoquée dans des circonstances pour le moins inhabituelles.

Une ministre partagée entre gestion de crise et campagne électorale

Depuis le début du mouvement des médecins libéraux, Stéphanie Rist se trouve à la fois au cœur du débat sanitaire et au centre d’une campagne locale. La ministre, qui a la charge du portefeuille de la Santé, doit concilier la gestion d’une grève nationale et la mobilisation électorale sur son terrain. Ces deux responsabilités pèsent sur son agenda et sur le récit politique de sa campagne.

À l’approche du scrutin, l’attention porte autant sur la capacité de Rist à répondre aux revendications des praticiens libéraux que sur sa faculté à convaincre les électeurs de sa circonscription. Le contexte particulier de cette partielle alimente les questions sur la légitimité et la continuité politique dans la circonscription.

Une succession de suppléants et une convocation par le Premier ministre

La convocation de l’élection partielle trouve sa source dans la règle du non‑cumul des mandats. Nommée au gouvernement le 12 octobre 2025, Stéphanie Rist a dû céder temporairement son siège à son suppléant, Stéphane Chouin. Mais la succession n’a pas suivi le cours attendu : confronté à l’approche des élections municipales, ce dernier a refusé de quitter son mandat d’édile pour siéger à sa place.

Face à cette impasse, et conformément aux dispositions légales, une élection partielle a été convoquée mi‑octobre 2025 par le Premier ministre, Sébastien Lecornu, dans un délai de trois mois. Le premier tour se tient dimanche 18 janvier; le second tour a été fixé au 25 janvier. Ces dates structurent une campagne resserrée, marquée par l’urgence et la nécessité d’expliquer aux électeurs la genèse inhabituelle du scrutin.

La candidature et la nouvelle suppléante

Médecin rhumatologue de 52 ans, Stéphanie Rist mène campagne pour la troisième fois dans cette circonscription. Dans la perspective de son entrée au gouvernement, elle avait anticipé des changements en modifiant son suppléant en 2024. Sa nouvelle suppléante, Marie‑Philippe Lubet, est une élue locale appartenant au mouvement Horizons. C’est désormais à Rist de convaincre l’électorat non seulement de sa propre légitimité, mais aussi de celle de Lubet pour la représenter à l’Assemblée nationale en cas d’empêchement.

La question de la suppléance prend une dimension centrale dans cette campagne. Au‑delà des personnalités en lice, les électeurs sont appelés à trancher sur la continuité politique et sur la confiance accordée à des élus qui jonglent entre responsabilités locales et obligations gouvernementales.

Enjeux locaux et national

Cette partielle dépasse le simple cadre local. Elle intervient dans un climat politique où la gestion de la santé publique occupe une place sensible, accentuée par la grève des médecins libéraux. Pour le camp de la ministre, conserver le siège constituerait un signe de stabilité et de soutien populaire. Pour ses adversaires, l’élection est l’occasion de mettre en lumière les critiques sur la politique sanitaire et sur la représentativité locale.

Les éléments factuels de cette histoire — nomination au gouvernement le 12 octobre 2025, convocation mi‑octobre 2025 par le Premier ministre Sébastien Lecornu, premier tour le dimanche 18 janvier et second tour fixé au 25 janvier — restent au centre du récit. Ils expliquent en grande partie la nature « baroque » ou « inhabituelle » qu’on prête à cette élection.

Dans une campagne marquée par la double exigence de gérer une crise sanitaire et de convaincre les électeurs, Stéphanie Rist affronte un test politique majeur. Les résultats du scrutin permettront de mesurer la capacité de la ministre à maintenir un ancrage local tout en assumant ses fonctions au sommet de l’État.

Parlons Politique

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