Municipales 2026 à Marseille : Marine Le Pen soutient Franck Allisio lors d’une visite éclair marquée par 500 antifas et la riposte de Sébastien Delogu

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Marine Le Pen a effectué une visite brève (environ 20 heures) à Marseille pour soutenir le candidat RN Franck Allisio, une parenthèse loin du procès en appel touchant le parti. Accueillie par une manifestation d’environ 500 jeunes antifas au Parc Chanot, sa présence a provoqué une riposte politique: Sébastien Delogu (LFI) se présente comme « l’ennemi principal du RN à Marseille » et dément des accusations relayées en ligne. Cet épisode souligne la porosité entre enjeux locaux et stratégie nationale dans une campagne municipale tendue.

Une visite brève et calculée

Marine Le Pen s’est rendue à Marseille pour une vingtaine d’heures, à partir de vendredi 16 janvier, dans ce que le texte qualifie de volonté de « donner un coup de fouet » à la campagne locale du candidat du Rassemblement national (RN), Franck Allisio. La dirigeante a présenté ce déplacement comme une parenthèse loin de la « vie parisienne », où se tient le procès en appel des assistants parlementaires européens de son parti.

Cette présence de courte durée répond à un double objectif apparent : soutenir un candidat local et s’afficher auprès d’un électorat de terrain tout en s’éloignant momentanément du centre des enjeux judiciaires qui affectent le RN. Le caractère symbolique de la visite transparaît dans la brièveté du séjour et dans le calendrier choisi, qui coïncide avec la soirée des vœux du député Allisio.

Tensions et accueil hostile

L’arrivée de Marine Le Pen n’a pas été sans heurts. Devant le parc Chanot, dans le 9e arrondissement, un premier comité d’accueil hostile s’est formé : environ cinq cents jeunes antifas se sont rassemblés, munis de banderoles et de fumigènes, pour dénoncer sa présence à la soirée des vœux du député.

La manifestation montre l’intensité de l’opposition locale et la polarisation des réactions autour des visites de personnalités nationales. Les slogans, les banderoles et l’emploi de fumigènes témoignent d’une mobilisation déterminée de la part des organisateurs du rassemblement. Le cortège d’opposition a visé directement la figure de Marine Le Pen et son intervention publique lors d’un événement politique local.

La riposte politique au cœur de la ville

Au milieu de ces tensions, la campagne rivale a tenté de capitaliser sur l’événement. Sébastien Delogu, candidat de La France insoumise (LFI), est intervenu publiquement pour rappeler sa position : il s’est présenté comme « le principal ennemi du RN à Marseille ». Cette formulation vise à marquer une opposition claire et à fédérer les sympathisants de la coalition de gauche connue sous le nom de Printemps marseillais.

Dans la journée, les acteurs de cette coalition ont relayé sur les réseaux sociaux un article du Canard enchaîné, qualifié dans le texte d’« écho », qui accuse M. Delogu de faire le jeu du parti d’extrême droite. La diffusion de cette information en ligne montre la stratégie de communication employée par les équipes de campagne : exploiter un épisode médiatique pour fragiliser l’adversaire et orienter le débat public.

Face à ces accusations, Sébastien Delogu a exprimé son étonnement et sa désaffection pour ce type d’allégation, déclarant : « Alors que tout le monde sait que je ne parle jamais aux gens du RN ». Cette réplique souligne la volonté du candidat de se démarquer nettement du Rassemblement national et de contrer toute interprétation laissant penser à une complaisance ou à des accords tactiques avec la droite radicale.

Enjeux locaux et stratégie nationale

La visite de Marine Le Pen à Marseille illustre la porosité entre enjeux locaux et stratégie nationale. Pour le RN, soutenir un candidat comme Franck Allisio peut servir à consolider une implantation municipale et à transformer une présence médiatique en gains électoraux locaux. Pour les forces d’opposition, chaque déplacement d’une figure nationale constitue une opportunité de mobilisation et de mise en visibilité des critiques contre le parti.

Les réactions observées — manifestation antifasciste, relais médiatique par la coalition de gauche et déclarations publiques des principaux candidats — montrent que la dynamique électorale à Marseille reste tendue. Les protagonistes misent sur la visibilité médiatique et la capacité à mobiliser leurs bases respectives pour peser dans la campagne.

Le récit de cette journée à Marseille reste centré sur quelques faits saillants : la courte durée du séjour de Marine Le Pen, la référence au procès en appel des assistants parlementaires européens du RN, la manifestation d’environ cinq cents jeunes antifas devant le parc Chanot, et les échanges entre les candidats locaux. Ces éléments dessinent un instantané des enjeux politiques et des réactions qu’une visite d’envergure nationale peut susciter au niveau municipal.

La suite de la campagne et les répercussions de ce passage de Marine Le Pen dépendront de la manière dont les équipes locales sauront traduire cette visibilité en appui concret, et de la capacité des opposants à maintenir une pression médiatique et militante sur le terrain.

Parlons Politique

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