Municipales 2026 à Lyon : Grégory Doucet mise sur apaisement, inclusion et gouvernance pour contrer la visibilité médiatique et la coalition autour de Jean-Michel Aulas

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Pour le lancement des municipales à Lyon (15 et 22 mars), Grégory Doucet — maire sortant et candidat des Écologistes — a choisi de ne pas attaquer Jean‑Michel Aulas, préférant recentrer la campagne sur des propositions d’apaisement, d’inclusion et de protection. Face à la forte visibilité médiatique et à la coalition de droite autour d’Aulas, l’union de la gauche mise sur la gouvernance locale et les valeurs pour contrer une stratégie de campagne plus spectaculaire.

Pour le lancement de sa campagne, samedi 17 janvier, Grégory Doucet, 52 ans, a choisi de se démarquer sans attaquer directement son principal rival, Jean‑Michel Aulas, 76 ans, considéré comme le « favori des sondages » dans la course à la mairie de Lyon pour les élections des 15 et 22 mars.

Une stratégie mesurée axée sur le contenu

Plutôt que d’entrer dans un face‑à‑face personnel, le maire sortant (Les Ecologistes) a délibérément évité « d’attaquer personnellement » l’ancien président de l’Olympique lyonnais, afin de ne pas alimenter un échange de dénigrements.

Lors de son premier meeting, tenu au Sucre, dans le quartier de Confluence, M. Doucet a concentré son discours sur des propositions et des valeurs. Il a insisté sur l’idée d’« une ville apaisée et protectrice, d’une ville inclusive et hospitalière », cherchant à donner une image de campagne tournée vers la construction plutôt que vers l’affrontement.

Ce positionnement vise à recentrer le débat sur des thèmes concrets et à proposer une vision d’avenir, plutôt qu’à répondre aux attaques personnelles. Le choix d’un ton posé répond aussi à une logique de préservation du capital politique et symbolique acquis par les écologistes depuis 2020.

Un adversaire très présent dans l’espace médiatique

Jean‑Michel Aulas bénéficie d’un important relais médiatique et d’un soutien formel des partis de la droite et du centre: Les Républicains (LR), Union des démocrates indépendants (UDI), MoDem, Horizons et Renaissance. Cette coalition, telle que décrite, déploie une stratégie visible depuis plusieurs mois.

L’ancienne direction du club de football est associée, dans la communication observée, à des « annonces spectaculaires et critiques acerbes contre les écologistes jugés ‘dogmatiques’ ». Ce registre de campagne, fondé sur la mise en contraste et la critique, occupe une large part de l’espace public et médiatique.

Face à cette dynamique, l’équipe de campagne de Grégory Doucet semble privilégier une réponse de fond: rappeler des priorités de gouvernance locale, éviter l’escalade verbale et proposer une alternative dans le registre des valeurs municipales.

Les alliances et le discours de la gauche

Grégory Doucet conduit les listes d’union de la gauche, qui rassemblent les Ecologistes, le Parti socialiste, les communistes, Place publique, Génération.s et L’Après. Cette alliance affiche une volonté de cohésion autour d’un projet municipal commun.

Dans la bouche de ses soutiens, la stratégie est présentée comme une réponse positive à la polarisation. Benjamin Badouard, élu à la Métropole de Lyon et artisan de la « vague verte » de 2020, résume cette posture: « On ne veut pas passer notre temps à répondre aux insultes et à la démagogie, on veut remettre des valeurs dans la campagne et définir une vraie vision pour l’avenir ».

La citation de M. Badouard éclaire la volonté de maintenir le débat sur des contenus programmatiques et sur des valeurs, plutôt que sur des attaques réciproques. Elle traduit une démarche de campagne qui privilégie l’apaisement et la construction d’un récit collectif.

Un climat de campagne polarisé mais contrôlé

Le contraste entre la communication musclée d’un côté et la retenue affichée de l’autre structure l’entrée en campagne. Les acteurs en présence jouent sur des registres différents: la spectaculaire prise de parole médiatique pour certains, la recherche d’une parole rassembleuse pour d’autres.

À moins de deux mois des scrutins des 15 et 22 mars, cette configuration dessine des lignes de fracture et des points d’appui pour chaque camp. La campagne qui s’ouvre pourrait ainsi opposer, non seulement des projets municipaux, mais aussi des styles de communication et des approches politiques distinctes.

Sur le fond, les thèmes mis en avant lors du lancement — apaisement, protection, inclusion, hospitalité — constituent des éléments centraux du message porté par Grégory Doucet et son alliance.

Sur la forme, l’absence d’attaques personnelles et la mise en avant d’une vision collective visent à répondre à la saturation médiatique décrite et à proposer une alternative axée sur la gouvernance locale.

La suite de la campagne permettra de vérifier si ce positionnement retenu résistera à l’intensité de la confrontation publique et au volume des moyens de communication déployés par l’adversaire.

Parlons Politique

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