Allemagne depuis 1949 : la coalition CDU/CSU–SPD de 2025 expliquée — tradition du compromis et succession à l’effondrement de la tricolore

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Après les élections fédérales de février 2025, la CDU/CSU de Friedrich Merz a conclu une alliance avec le SPD pour former une majorité étroite au Bundestag (CDU/CSU 208 sièges, SPD 120 — majorité fixée à 316 sur 630). Présenté le 28 avril et entré en fonction le 6 mai, ce gouvernement illustre la tradition allemande du compromis et succède à l’effondrement de la « coalition tricolore » provoqué en novembre 2024.

La formation de coalitions est devenue une habitude du paysage politique allemand depuis la fondation de la République fédérale en 1949. Les résultats électoraux conduisent régulièrement à des accords entre partis pour constituer une majorité parlementaire et gouverner, reflet d’une culture politique fondée sur le compromis.

Les élections de février 2025 et la nouvelle majorité

Les élections de février 2025 n’ont pas dérogé à la règle. Après la victoire électorale des conservateurs de la CDU/CSU, le nouveau chancelier Friedrich Merz a négocié une alliance avec le SPD pour former un gouvernement. Selon le texte d’origine, la CDU/CSU et le SPD disposent respectivement de 208 et 120 sièges, soit une courte majorité au Bundestag — la mention « fixée à 316 sièges, sur 630 » figure également dans le document source.

Le cabinet du nouveau chancelier a été présenté le 28 avril et est entré en fonction à la suite de la nomination au Rhin le 6 mai. Ces dates proviennent du texte initial ; elles situent la transition gouvernementale entre la phase post‑électorale et l’installation officielle de l’exécutif.

Contexte et antécédents récents

La formation de cette coalition s’inscrit dans une histoire de configurations diverses : coalitions classiques entre conservateurs (CDU/CSU) et libéraux (FDP), coalitions SPD‑FDP pendant les années 1960 à 1980, ou encore les « Große Koalitionen » réunissant CDU/CSU et SPD. Le document rappelle quatre grandes coalitions formées à plusieurs reprises aux périodes 1966–1969, 2005–2009, 2013–2017 et 2017–2021.

Plus récemment, l’automne 2021 avait vu l’apparition d’une coalition à trois au niveau fédéral — SPD, Verts et FDP — qualifiée dans le texte de « coalition tricolore ». Cette majorité s’est effondrée en novembre 2024, suite au limogeage du ministre des Finances Christian Lindner (FDP), événement qui a entraîné la tenue d’élections fédérales anticipées en février 2025, selon l’article d’origine.

Rôles des partenaires et héritage historique

Depuis 1949, la formation du gouvernement a presque toujours impliqué la composition d’alliances. Le texte rappelle qu’une seule fois un parti a remporté la majorité absolue des sièges pour gouverner seul : l’Union conservatrice (CDU‑CSU) menée par Konrad Adenauer en 1957. Par la suite, le recours aux alliances est resté monnaie courante.

Les libéraux (FDP) et les Verts ont joué un rôle pivot dans plusieurs gouvernements. Le FDP a été partenaire de coalitions dites « noir‑jaune » aux côtés des conservateurs, et a participé aux gouvernements dirigés par le SPD (coalitions « sociale‑libérale ») de 1969 à 1983, puis de 2021 à 2025 avant l’effondrement de la coalition tricolore. Les Verts, de leur côté, ont permis à Gerhard Schröder de gouverner entre 1998 et 2005 dans le cadre d’une coalition « rouge‑verte », et formaient l’alliage tricolore sous Olaf Scholz de 2021 à 2024.

Angela Merkel a, pour sa part, privilégié à plusieurs reprises l’option d’une coalition à trois lors de ses mandats, à l’exception de la période 2009–2013 où elle gouverna avec le FDP.

Ce que permet la nouvelle alliance CDU/CSU–SPD

Selon le texte fourni, la nouvelle formation dirigée par Friedrich Merz et soutenue par le SPD donne à ces deux partis la marge de manœuvre numérique nécessaire pour peser sur les débats et les votes au Bundestag. Le document note que, ensemble, ils disposent de la capacité de former une majorité et d’orienter l’agenda législatif, sans toutefois détailler le pacte programmatique entre les partenaires.

Enfin, le texte d’origine conserve une liste synthétique des grandes combinaisons depuis 1949 : coalitions CDU/CSU‑FDP, SPD‑FDP, Große Koalitionen (CDU/CSU‑SPD), coalitions tricolores et autres configurations ayant jalonné la vie politique allemande. Ces repères historiques illustrent la centralité du compromis dans le système politique allemand et expliquent la diversité des majorités observées au fil des décennies.

Remarque de cohérence : le document initial mentionne des chiffres précis (208 et 120 sièges, majorité « fixée à 316 sièges, sur 630 »). J’ai conservé ces éléments tels qu’ils figurent dans le texte fourni ; toutefois, la taille effective du Bundestag peut varier selon les scrutins en raison des mécanismes électoraux (mandats directs et sièges compensatoires). Le texte ne donne pas de détail supplémentaire sur ces modalités.

Parlons Politique

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