La France confirme sa présence au CM 2026 malgré appels au boycott liés aux tensions avec Washington; Marina Ferrari défend la séparation sport-politique

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Marina Ferrari a écarté, pour l’instant, un boycott français de la Coupe du monde 2026 (11 juin‑19 juillet) coorganisée par les États‑Unis, le Canada et le Mexique, en appelant à dissocier sport et politique. Des appels au boycott en Europe, liés à des tensions diplomatiques avec Washington, laissent toutefois ouvertes des décisions autonomes de fédérations ou de la FIFA.

La ministre des Sports, Marina Ferrari, a précisé mardi 20 janvier en soirée que le ministère n’envisageait pas de boycott de la Coupe du monde 2026, coorganisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique. Lors des vœux au monde sportif, elle a insisté sur la séparation entre sport et politique tout en reconnaissant l’existence de voix dissidentes au sein du spectre politique.

La position du ministère des Sports

« Au stade où nous nous parlons actuellement, il n’y a pas de volonté de boycott du côté de notre ministère de cette grande compétition qui est attendue », a déclaré Marina Ferrari à la presse. Elle a ainsi écarté, pour l’instant, une rupture officielle de la France avec l’événement prévu « du 11 juin au 19 juillet » 2026, organisé au Canada, aux États-Unis et au Mexique.

La ministre a toutefois tempéré sa déclaration en précisant: « Maintenant, je ne préjuge pas de ce qui pourrait se passer, mais j’ai entendu aussi des voix qui s’élevaient qui viennent de certains blocs politiques. Je tiens à ce qu’on dissocie le sport [et la politique]. La Coupe du monde de foot, c’est un moment extrêmement important pour tous les amoureux du sport. »

Appels au boycott et réactions en Europe

Plusieurs responsables et observateurs ont récemment évoqué la possibilité d’un boycott, ou d’une participation limitée, en réaction aux prises de position et aux actions attribuées à l’administration américaine. Le député de La France insoumise Éric Coquerel a ainsi appelé la FIFA à ne jouer la Coupe du monde « qu’au Mexique et au Canada », écrivant sur X: « Sérieux, on imagine aller jouer la Coupe du monde de foot dans un pays qui agresse ses “voisins”, menace d’envahir le Groenland, détruit le droit international, veut torpiller l’ONU, instaure une milice fachiste et raciste dans son pays, y attaque les oppositions, interdit d’accès à l’épreuve les supporteurs d’une quinzaine de pays, prévoit de bannir des stades tout signe LGBT, etc.? »

En Allemagne, la secrétaire d’État aux sports Christiane Schenderlein a indiqué à l’Agence France‑Presse que la Fédération allemande de football (DFB) et la FIFA décideraient en toute « autonomie » d’un éventuel boycott, et que le gouvernement fédéral « acceptera cette appréciation ». Ces propos reflètent l’émergence, dans les débats publics allemands, de voix critiques face à la tenue partielle du tournoi aux États-Unis.

Contexte: tensions diplomatiques et commerciales

Les premières discussions publiques sur un boycott s’inscrivent dans un contexte de tensions diplomatiques entre les États-Unis et plusieurs pays européens, mentionnées dans les déclarations citées. L’article original relie ces appels au boycott aux controverses autour d’un intérêt américain pour le Groenland et à des menaces de taxes douanières accrues contre des pays européens s’opposant à certaines politiques américaines.

Plusieurs responsables européens ont exprimé leur inquiétude quant à l’impact politique de ces décisions sur des événements internationaux. Le député conservateur allemand Roderich Kiesewetter a déclaré à l’Augsburger Allgemeine: « Si Donald Trump met à exécution ses ‘menaces concernant le Groenland et déclenche une guerre commerciale avec l’UE, j’ai du mal à imaginer que des pays européens participent à la Coupe du monde. »

Par ailleurs, des personnalités du monde du football ont aussi pris position. Claude Le Roy, ancien sélectionneur du Sénégal, interrogé lundi dans Le Figaro, s’est dit « se demander s’il ne faudrait pas appeler au boycott de la Coupe du monde 2026, vu le comportement de Donald Trump à l’égard du continent, avec un président de la FIFA [Gianni Infantino] qui se targue d’être à ses côtés. Les dirigeants au plus haut niveau du foot ne parlent plus jamais de foot mais que de fric. »

Ces propos illustrent la difficulté pour les responsables politiques et sportifs de concilier enjeux diplomatiques et calendrier sportif d’une compétition majeure.

Pour l’heure, la France maintient sa position publique de non‑boycott émise par le ministère des Sports. La question d’éventuelles initiatives individuelles de fédérations ou d’équipes demeure ouverte, tout comme la possibilité pour la FIFA et les fédérations nationales de statuer chacune de leur côté sur une participation.

Le débat met en lumière la tension récurrente entre impératifs politiques et logique fédératrice du sport international, alors que la Coupe du monde 2026 se profile comme un événement majeur du calendrier footballistique.

Parlons Politique

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