Municipales à Saint‑Laurent‑du‑Maroni : Léon Bertrand, 74 ans, revient pour son dernier acte et promet sécurité, emplois jeunes et cohésion sociale

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Léon Bertrand annonce son retour politique à Saint‑Laurent‑du‑Maroni, huit ans après avoir quitté la scène : sa « liste d’ouverture » met l’accent sur la sécurité, l’emploi des jeunes et la cohésion sociale face à un urbanisme informel, un chômage élevé et les trafics transfrontaliers liés au Suriname. Ce retour, présenté comme le « dernier acte » d’un élu expérimenté, relance le débat sur la gouvernance locale et l’avenir d’une ville très jeune.

Sur les berges du fleuve Maroni, l’annonce, lundi 19 janvier, de la candidature de Léon Bertrand a confirmé des rumeurs persistantes : l’homme de droite, connu et expérimenté, effectue un retour politique après plusieurs mois de déclarations d’intention publiques. Sa candidature suscite une attention particulière en raison du poids symbolique et politique de son parcours local et national, et parce qu’elle intervient après une sortie de scène annoncée il y a huit ans.

Un retour après une « fin de vie d’homme politique » déclarée

En 2018, contraint par la justice à renoncer à ses fonctions d’édile de Saint-Laurent-du-Maroni, Léon Bertrand avait déclaré mettre un terme à sa carrière politique : « la fin de sa vie d’homme politique », après trente-cinq ans de mandats. Il avait alors rappelé sa volonté de ne plus mener « des campagnes à 70 ans ». Huit ans plus tard, et à 74 ans selon le texte d’origine, il reprend la main et se présente, ce que l’article qualifie du « dernier acte » de son long parcours.

Son itinéraire politique est bref mais dense et rappelle l’ancrage local obtenu sur plusieurs décennies : maire de Saint-Laurent-du-Maroni de 1983 à 2018, il a également exercé les fonctions de président d’agglomération, de conseiller régional, de député et de ministre délégué. C’est ce bilan, et la notoriété qu’il lui confère, qui structure une partie de la communication de sa campagne.

Axes de campagne : sécurité, jeunesse, cohésion sociale

Léon Bertrand se présente avec ce qu’il qualifie de « liste d’ouverture ». Son programme met en exergue trois priorités : la sécurité, la jeunesse et la cohésion sociale. Ces thèmes répondent à des enjeux concrets et pressants dans une commune en forte croissance démographique, mais qui souffre d’un retard de développement structurel.

La jeunesse occupe une place centrale dans son discours : l’âge médian à Saint-Laurent est cité à 17 ans, une donnée qui souligne la prégnance d’une population très jeune et les besoins associés en matière d’éducation, d’emploi et d’insertion. La sécurité figure également en tête de ses préoccupations, présentée comme un préalable à toute dynamique de développement local.

Des déséquilibres sociaux et urbains importants

Les chiffres mentionnés dans l’article illustrent la fragilité de la situation locale. À Saint-Laurent, seuls 40 % des logements sont considérés comme légaux par la mairie ; le reste des habitants vit dans des conditions informelles qualifiées d’extrêmement précaires. Par ailleurs, « la moitié est sans travail », formule utilisée pour décrire le fort taux de chômage qui touche une large part de la population.

Ces déséquilibres urbains et socio-économiques sont mis en relation avec une hausse de la violence et des trafics sur le territoire. L’article établit un lien explicite entre ces phénomènes et la position géographique de la ville, voisine du Suriname, qualifié ici de « narco-État » et présenté comme un rouage du trafic international de cocaïne. Cette proximité transfrontalière est évoquée comme un facteur aggravant des difficultés locales.

Les enjeux identifiés par la campagne — sécurité, emploi des jeunes et cohésion sociale — apparaissent donc directement articulés aux constats sur l’habitat informel, le chômage et la criminalité. La proposition d’une « liste d’ouverture » laisse entendre une volonté de rassembler des forces diverses pour tenter d’aborder simultanément ces problématiques, sans que l’article n’entre dans le détail des mesures concrètes proposées.

La candidature de Léon Bertrand relance le débat local sur la gestion de l’urbanisme et des politiques sociales, ainsi que sur la manière d’adresser les liens entre insécurité et frontières transnationales. Elle interroge aussi la place des figures historiques de la vie politique dans un paysage communal transformé par une jeunesse nombreuse et des besoins nouveaux.

À court terme, cette entrée en campagne devrait alimenter la discussion publique à Saint-Laurent-du-Maroni, entre attentes de stabilité et demandes d’innovation. Le texte d’origine présente ce retour comme une dernière étape dans le parcours d’un élu expérimenté ; il revient désormais aux électeurs et aux acteurs locaux de juger de la pertinence et de la faisabilité des solutions proposées.

Parlons Politique

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