PLF 2026 : Lecornu engage la responsabilité sur les dépenses, deux motions de censure rejetées, la gauche menace un nouveau dépôt et ravive les tensions

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Le Premier ministre Sébastien Lecornu a engagé la responsabilité du gouvernement sur la partie dépenses du projet de loi de finances 2026 à l’Assemblée nationale, mettant fin aux débats en séance et accélérant l’adoption du texte. Deux motions de censure, déposées par La France insoumise et le Rassemblement national, ont échoué, mais la gauche annonce un nouveau dépôt, relançant les tensions parlementaires autour du PLF 2026.

Le Premier ministre Sébastien Lecornu n’a pas pris la parole depuis la tribune de l’Assemblée nationale lors de la séance de fin de matinée du vendredi 23 janvier. Sa brève intervention a suffi pour annoncer que le gouvernement engageait à nouveau sa responsabilité sur la partie dépenses du projet de loi de finances (PLF) pour 2026, mettant ainsi un terme au débat parlementaire en cours sur cette « P2 ».

Une intervention brève et un hémicycle clairsemé

La sobriété du geste et la faible présence des députés dans l’Hémicycle ont marqué la séance. Selon le récit des événements, la décision du chef de l’exécutif a empêché toute discussion supplémentaire en séance sur la deuxième partie du PLF, laquelle n’a donc pas été débattue par les députés après trois mois de débats budgétaires.

La mesure d’engager la responsabilité du gouvernement a pour effet pratique d’accélérer l’adoption d’un texte en cours, en limitant ou en empêchant la poursuite des débats ordinaires au sein de l’Assemblée. Dans ce cas précis, elle a été utilisée pour la partie dépenses du PLF 2026.

Deux motions de censure rejetées dans la matinée

Dans la même matinée, deux motions de censure avaient été déposées : l’une par La France insoumise et ses alliés écologistes et communistes, l’autre par le Rassemblement national. Aucune des deux n’a obtenu la majorité absolue requise.

Les textes ont échoué respectivement « à 269 voix (sur 288) et 142 », selon le compte rendu fourni. La première motion a, d’après les mêmes éléments, été votée unanimement par les élus de La France insoumise, par les députés du Rassemblement national et leurs alliés dits « ciottistes », ainsi que par une majorité d’élus écologistes et communistes.

Conséquences politiques immédiates

Après l’annonce du gouvernement, La France insoumise et ses alliés écologistes et communistes ont fait savoir leur intention de déposer une nouvelle motion de censure. Les élus socialistes avaient, pour leur part, annoncé depuis plusieurs jours qu’ils ne voteraient pas en faveur de la censure, information qui a influencé l’issue du vote sur la première motion.

L’utilisation par l’exécutif de l’engagement de responsabilité sur une partie substantielle du budget national met fin, dans les faits, aux débats parlementaires prévus pour cette étape du PLF, et provoque une recomposition des initiatives politiques à l’Assemblée.

Un contexte de tensions et de calculs parlementaires

Les chiffres publiés — notamment les totaux de voix cités — témoignent d’un Parlement divisé et d’alliances ponctuelles entre groupes hétérogènes. Le refus explicite des socialistes de soutenir la censure a réduit les chances des oppositions de renverser le gouvernement par cette voie constitutionnelle.

La perspective d’un nouveau dépôt de motion de censure est annoncée par les groupes de gauche qui contestent le recours à la procédure. Le dépôt d’une motion ultérieure relancera mécaniquement le processus de vote, mais n’assure rien quant à son succès, qui dépendra des majorités effectives en séance.

Ce que cela signifie pour le PLF 2026

Concrètement, l’engagement de responsabilité du gouvernement sur la partie dépenses du projet de loi de finances pour 2026 vise à faire adopter cette section du texte sans vote classique en séance. Cela accélère la procédure législative mais alimente les tensions politiques et les recours institutionnels par l’opposition.

La décision met en lumière la difficulté de concilier débat budgétaire prolongé et volonté exécutive d’imposer des choix financiers. Les suites dépendront des initiatives parlementaires annoncées et des orientations politiques des groupes qui se sont abstenus ou opposés lors des votes de la matinée.

Parlons Politique

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