Jordan Bardella a demandé aux élus et porte‑parole du Rassemblement national (RN) de ne plus participer à l’émission « Morandini Live » sur CNews, a indiqué l’entourage du président du parti lundi 26 janvier (26 janvier 2026), confirmant une information publiée par l’hebdomadaire Le Point. Cette consigne, adressée aux représentants du parti, vise à marquer une distance politique vis‑à‑vis de l’animateur après sa condamnation pénale devenue définitive.
Chronologie judiciaire et décision interne
Selon Le Point, l’instruction de Jordan Bardella a été transmise en fin de semaine dernière, soit environ huit jours après le rejet du pourvoi en cassation de Jean‑Marc Morandini. Le journaliste et animateur a été définitivement condamné à deux ans de prison avec sursis et à 20 000 euros d’amende pour l’envoi de messages de nature sexuelle à trois adolescents, faits commis entre 2009 et 2016.
Le rejet du pourvoi a rendu la peine définitive, selon les informations disponibles. L’ordre de non‑participation était destiné aux élus et aux porte‑parole du RN, d’après l’entourage du président du parti communiqué lundi.
Position de CNews et maintien à l’antenne
Malgré la condamnation, Jean‑Marc Morandini est resté à l’antenne sur CNews. La chaîne a justifié ce maintien en indiquant, selon les déclarations rapportées, que « Jean‑Marc Morandini continue son combat pour la justice » et a évoqué la possibilité d’un recours devant la Cour européenne des droits de l’homme.
Ce maintien a suscité des réactions au sein même de la rédaction et parmi les visages de la chaîne. Plusieurs personnalités de CNews ont exprimé publiquement leur embarras ou leur désaccord avec la décision de garder l’animateur à l’antenne.
Réactions politiques et médiatiques
La prise de distance du RN intervient après des apparitions de représentants du parti sur le plateau de « Morandini Live ». Le lendemain de la condamnation, l’eurodéputé et porte‑parole du RN Matthieu Valet, également tête de liste aux élections municipales à Lille, était présent sur le plateau. Quelques jours plus tard, le conseiller régional d’Auvergne‑Rhône‑Alpes Andréa Kotarac, lui aussi porte‑parole du RN, est intervenu dans la même émission.
Ces participations ont précédé la consigne formelle transmise par la direction du parti. L’ordre vise manifestement à encadrer les prises de parole des élus et à éviter la normalisation d’une présence médiatique jugée délicate pour le RN après la condamnation de l’animateur.
Parallèlement, plusieurs figures de CNews ont publiquement exprimé leur désapprobation. La journaliste Sonia Mabrouk a déclaré ne pas « cautionner » la décision de maintenir Jean‑Marc Morandini à l’antenne, en précisant que cette décision ne lui « appartenait pas ». Pascal Praud a estimé que sa collègue « avait trouvé les mots justes », tandis que Laurence Ferrari a dit se sentir « interpellée au‑delà du plan professionnel par la situation ».
Implications et cadrage
La consigne donnée par Jordan Bardella illustre la volonté du RN de contrôler les prises de parole de ses responsables sur des plateaux jugés sensibles. Elle intervient dans un contexte où la diffusion d’émissions et le maintien d’animateurs condamnés peuvent générer des remous politiques et médiatiques.
Les informations reprises ici proviennent des déclarations de l’entourage du président du RN et d’un article du magazine Le Point. Elles se concentrent sur la chronologie des faits — rejet du pourvoi en cassation, condamnation définitive, maintien à l’antenne et consigne interne au RN — et sur les réactions publiques immédiatement observables au sein de CNews et du parti.
Aucune autre mesure disciplinaire ou calendrier de suivi n’a été communiqué officiellement par le RN ou par CNews au moment des déclarations rapportées.





