À Marseille, Amine Kessaci annonce sa candidature et rejoint Benoît Payan sous protection après l’assassinat de son frère : « Je ne vivrai pas assigné »

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Amine Kessaci, 22 ans, a annoncé sa candidature aux municipales de Marseille lors d’un rassemblement du Printemps marseillais, sous haute protection après l’assassinat de son frère Mehdi. L’annonce, marquée par une accolade émue avec le maire Benoît Payan, mêle symbole générationnel, stratégie pour l’union de la gauche et enjeux sécuritaires non résolus.

Annonce sous haute tension émotionnelle et sécuritaire

Lundi 26 janvier 2026, Amine Kessaci a officiellement annoncé sa candidature aux élections municipales de Marseille, lors d’un rassemblement du Printemps marseillais. La scène a été marquée par une forte charge émotionnelle : une accolade longue et visible avec le maire sortant, Benoît Payan (divers gauche), des larmes aux yeux du jeune militant et des acclamations nourries des sympathisants présents.

La tribune où se déroulait l’annonce était strictement surveillée. Des policiers cagoulés, mains posées sur leur arme, assuraient la sécurité rapprochée, illustrant le climat de protection renforcée autour du candidat. Amine Kessaci, âgé de 22 ans, se trouvait toujours placé sous haute protection au moment de sa déclaration.

Raisons et portée politique de la candidature

Benoît Payan a présenté Amine Kessaci comme devant tenir « un rôle central (…) , au cœur du cœur du dispositif ». Le maire a cependant refusé de préciser la nature exacte de la fonction ou la place concrète qui serait confiée au jeune militant au sein de la liste d’union de la gauche. Selon plusieurs sources, Amine Kessaci pourrait se voir attribuer la troisième place sur la liste du Printemps marseillais et être le premier candidat masculin derrière le maire, mais ces informations n’ont pas été confirmées officiellement par la campagne.

La candidature s’inscrit dans la stratégie du Printemps marseillais qui vise, d’après ses responsables, à conserver la municipalité lors du scrutin programmé en mars. Le choix d’un profil jeune, militant écologiste et très médiatisé vise à associer jeunesse et engagement dans la campagne municipale, tout en renforçant l’image d’union de la gauche.

Contexte familial et trajectoire militante

Cette décision intervient moins de trois mois après un drame personnel : le frère cadet d’Amine, Mehdi Kessaci, a été assassiné le 13 novembre 2025 par un commando, selon le récit rapporté lors du rassemblement. Mehdi était présenté comme un acteur de la lutte locale contre le narcotrafic. La mort de Mehdi et la notoriété publique de ce dossier ont lourdement pesé sur l’environnement politique et sécuritaire entourant Amine.

Le jeune candidat est décrit comme une figure de la lutte contre le narcotrafic. C’est ce profil qui a contribué à faire de sa candidature un symbole autant qu’un choix stratégique pour la coalition municipale. Durant l’annonce, l’émotion de ceux qui l’entouraient était palpable, signe de l’impact personnel et politique de cet engagement.

Sécurité, contraintes et limites annoncées

La présence de forces de sécurité masquées et armées au moment de l’annonce montre la réalité des contraintes pesant sur Amine Kessaci depuis l’assassinat de son frère. Selon le texte de l’annonce, il demeure « sous haute protection » et la campagne devra vraisemblablement tenir compte de cet élément dans son organisation et ses déplacements.

Par ailleurs, il a été précisé que M. Kessaci ne figurerait pas sur la liste du 7e secteur, où il a longtemps vécu. Le choix de ne pas le positionner dans ce secteur n’a pas été expliqué publiquement lors du rassemblement; la campagne n’a pas communiqué d’éléments supplémentaires sur les raisons de cette décision au moment de l’annonce.

Questions en suspens

Plusieurs points restent à préciser. La nature exacte du rôle que Benoît Payan entend confier à Amine Kessaci n’a pas été détaillée, et la rumeur relative à une place élevée sur la liste repose, pour l’instant, sur « plusieurs sources » non officialisées. Le calendrier et les modalités pratiques liés à la protection rapprochée du candidat n’ont pas été explicités non plus par la direction de campagne.

Enfin, la portée électorale de cette candidature—en termes de mobilisation des jeunes, d’image publique et d’impact sur les électeurs des secteurs concernés—se mesurera dans les semaines qui précéderont le scrutin municipal de mars. Pour l’heure, l’annonce a mis en lumière la dimension personnelle et symbolique du choix, au croisement du politique et du tragique.

La scène d’un jeune militant, fortement protégé, montant sur une estrade sous les acclamations, retrouvant le maire dans une accolade émue, résume l’équation que la campagne du Printemps marseillais devra résoudre : transformer une histoire personnelle douloureuse en un élément de cohésion politique, tout en gérant les contraintes sécuritaires et les attentes des électeurs.

Parlons Politique

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