Municipales 2026 : députés qui quittent l’Assemblée pour devenir maires — le cas Harold Huwart et la stratégie pour contrer le Rassemblement national

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Harold Huwart, député d’Eure‑et‑Loir (groupe LIOT), quitte l’Assemblée nationale « sans regrets mais un peu révolté » pour se représenter aux municipales de Nogent‑le‑Rotrou les 15 et 22 mars. Héritier d’une dynastie locale, il motive ce retour par la faiblesse de la législature et la volonté de contrer la progression du Rassemblement national sur le terrain communal.

Un départ assumé de l’Assemblée nationale

Harold Huwart quitterait l’Assemblée nationale « sans regrets mais un peu révolté ». Député d’Eure‑et‑Loir inscrit au groupe Libertés, indépendants, outre‑mer et territoires (LIOT), il a fait le choix de redevenir candidat aux élections municipales organisées les 15 et 22 mars, pour la commune de Nogent‑le‑Rotrou (Eure‑et‑Loir).

Élu local ayant déjà exercé la fonction de maire entre 2020 et 2024, il explique avoir tenté sa réélection au plan national après la dissolution de l’Assemblée nationale décidée par le président de la République en juin 2024. Selon ses propos, rapportés dans le texte d’origine, sa démarche visait notamment à éviter que sa circonscription « bascule au Rassemblement national ».

« Mais cette législature est ratée et il n’y a probablement rien à attendre de l’année à venir », confie-t‑il, justifiant ainsi son choix de retourner au combat municipal. Le ton est résolument critique à l’égard du mandat parlementaire qu’il achève : il juge l’exercice insuffisant et préfère concentrer ses efforts sur la scène locale.

Motivations locales et calcul politique

Le basculement de priorités évoqué par Harold Huwart mêle raisons idéologiques et considérations stratégiques. D’une part, il s’agit, selon lui, de protéger l’électorat local d’une poussée du Rassemblement national dans sa circonscription. D’autre part, il subordonne l’utilité de son mandat national à la productivité de la législature en cours : faute de perspectives nationales, il estime plus pertinent d’agir directement au niveau communal.

Cette décision suit une logique partagée par plusieurs parlementaires qui, confrontés à une législature qualifiée d’inefficace après la dissolution de juin 2024, ont préféré se repositionner sur des échéances locales. Le passage du niveau national au terrain municipal illustre une approche pragmatique, où la proximité avec les administrés est revendiquée comme le moyen le plus concret d’influer sur la vie quotidienne.

Un héritage politique familial

La trajectoire de Harold Huwart s’inscrit dans une histoire familiale profondément ancrée dans la vie politique locale et départementale. Il a pris la succession de son père, François Huwart, et a exercé la mairie de Nogent‑le‑Rotrou de 2020 à 2024.

François Huwart a, pour sa part, occupé des fonctions nationales : il a été secrétaire d’État auprès du Premier ministre Lionel Jospin « au début du siècle », selon les éléments fournis dans le texte initial. Le grand‑père, Robert Huwart, a présidé le conseil départemental d’Eure‑et‑Loir et a lui aussi été maire de Nogent‑le‑Rotrou, de 1965 à 1987.

Cet ancrage familial nourrit chez Harold Huwart un regard critique sur l’évolution du paysage politique français. Il se remémore une époque où, selon lui, « les forces politiques ont toujours su se mettre d’accord pour l’avenir du pays » dans les périodes difficiles. Il évoque ce consensus passé comme un repère absent aujourd’hui.

Un constat de « révolte » face au paysage politique

Le terme « révolté » revient dans ses propos pour qualifier son ressenti face à la scène politique actuelle. Il dénonce « le spectacle d’une classe politique en train de démolir la crédibilité des institutions démocratiques et paver le chemin des extrémistes ». Cette formulation traduit une préoccupation sur la confiance des citoyens envers les institutions et sur la montée des mouvements considérés comme extrémistes.

Il tient toutefois à relativiser son positionnement vis‑à‑vis de son électorat en affirmant : « Et je suis extrêmement modéré par rapport à mes électeurs ». Par cette précision, il désigne une distance entre ses propres paroles et les attentes ou la radicalité perçue de certains segments de son électorat.

Perspective et suite du calendrier local

Sans détailler de programme dans le texte d’origine, Harold Huwart place son retour au mandat municipal sous la bannière de l’action concrète et de la défense d’un cadre communal qu’il considère menacé par des basculements politiques nationaux.

La période électorale mentionnée — les scrutins des 15 et 22 mars — marque la prochaine étape pour son engagement local. Le texte initial ne précise pas l’année de ces dates ; elles sont donc reprises telles quelles ici. Les résultats de ces municipales décideront de la suite de son parcours politique, qu’il s’agisse d’un retour pérenne à la tête de la ville ou d’une nouvelle orientation.

Au terme de cette lecture, le portrait qui se dégage est celui d’un élu ancré dans une tradition familiale, critique envers l’efficacité du mandat national récent, et déterminé à défendre ce qu’il perçoit comme l’intérêt local face aux risques de recomposition politique.

Parlons Politique

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