La préfecture de Guyane a annoncé, samedi 31 janvier 2026, l’activation d’une cellule de crise après le chavirement, survenu tôt dans la matinée, d’une pirogue transportant sept personnes sur le fleuve Maroni.
Selon la même source, trois passagers ont été secourus et pris en charge. Quatre autres personnes sont, à ce stade, portées disparues. Les circonstances précises du chavirement n’ont pas été précisées par la préfecture dans son communiqué initial.
Le bilan et le lieu de l’accident
L’accident s’est produit à proximité du bourg de Grand-Santi, sur le Maroni, fleuve qui marque une large partie de la frontière entre la Guyane française et le Suriname. La pirogue transportait au total sept personnes lorsque l’embarcation a chaviré, indiquent les autorités.
Trois personnes ont été secourues et prises en charge localement. Quatre passagers demeurent introuvables et sont officiellement signalés comme portés disparus. La préfecture n’a pour l’instant pas rendu publiques d’informations supplémentaires sur l’identité des victimes ou leur état de santé.
Les opérations de recherche en cours
« Les opérations de recherche sont en cours et mobilisent des pirogues de la gendarmerie, de la mairie et l’hélicoptère de la sécurité civile », indique le communiqué de la préfecture. Les recherches se concentrent autour du secteur de Grand-Santi et le long du fleuve Maroni.
Le Maroni, large et sinueux, présente des conditions de navigation variables et des zones difficiles d’accès. Compte tenu de sa fonction de frontière, la préfecture précise que les autorités surinamaises ont été informées, le territoire du Suriname débutant dès la rive opposite à la Guyane française.
Par ailleurs, le sous-préfet de Saint-Laurent-du-Maroni s’est rendu sur place en avion, accompagné de l’inspecteur de l’éducation nationale, selon la préfecture. Leur déplacement vise à coordonner la réponse locale et à suivre les opérations de secours.
Contexte local et mesures récentes
La préfecture rappelle que des chavirements ont déjà été signalés récemment sur le fleuve Maroni. Dans ce contexte, une réglementation rendant le port du gilet de sauvetage obligatoire est entrée en vigueur le 1er janvier 2026. Le communiqué ne précise pas si les personnes à bord de la pirogue respectaient cette obligation.
La nouvelle obligation, appliquée depuis le début de l’année 2026, vise à réduire le risque lors des traversées et des déplacements fluviaux, fréquents dans cette partie de la Guyane. Les autorités locales et les services de secours restent mobilisés pour faire respecter cette mesure, mais la préfecture n’a pas communiqué de bilan chiffré de son application au moment de l’incident.
Éléments encore incertains
Plusieurs points restent à confirmer : les causes précises du chavirement, l’identité et l’âge des personnes à bord, ainsi que les conditions dans lesquelles l’embarcation naviguait (chargement, météo, état de la pirogue, port des gilets de sauvetage). La préfecture se limite, pour l’instant, à l’annonce des secours et au bilan provisoire.
Les opérations de recherche se poursuivent ; la préfecture est l’interlocuteur principal pour toute mise à jour officielle. Toute information complémentaire sera communiquée par les autorités compétentes au fur et à mesure de l’avancée des recherches.
Bourg de Grand-Santi.




