CFDT remet en cause la crédibilité du président du Conseil d’orientation des retraites : bataille autour d’un livre co-signé et la confiance rompue

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Lors de la séance plénière du 5 février, Yvan Ricordeau (CFDT) a publiquement remis en cause la crédibilité du président du Conseil d’orientation des retraites (COR), Gilbert Cette, en lien avec un livre qu’il a co-signé. Ce geste rare alerte sur la confiance et le dialogue entre le COR et les partenaires sociaux.

Jeudi 5 février, une séance plénière du Conseil d’orientation des retraites (COR) a été marquée par une critique franche et publique à l’encontre de son président, Gilbert Cette. L’incident a pris la forme d’une mise en cause portée par Yvan Ricordeau, le « numéro deux » de la CFDT, qui a estimé que l’économiste avait « perdu la crédibilité requise » pour exercer la fonction qu’il occupe aujourd’hui.

Contexte et nature de la critique

La réprimande de M. Ricordeau s’inscrit, selon les éléments communiqués en séance, dans la suite d’un ouvrage récemment publié dont Gilbert Cette est le coauteur. Cet ouvrage, ont précisé plusieurs participants, éreinte les partenaires sociaux, ce qui a nourri la réaction de la CFDT. Le caractère public et direct de l’interpellation a frappé les observateurs présents : même si, d’après des participants interrogés, il n’y a pas eu d’éclats de voix, la tonalité et la gravité de la critique rompent avec les usages habituels des échanges au sein de l’institution.

Le texte précise que la mise en cause est « en partie imputable » au livre co-signé par Gilbert Cette. Aucun autre détail sur le contenu ou le titre de l’ouvrage n’a été fourni dans le compte rendu transmis, et il n’appartient pas au présent article d’ajouter des éléments non vérifiés. Les faits rapportés se limitent à l’existence d’une publication récente et au lien établi par des représentants syndicaux entre cette publication et la contestation de la légitimité du président du COR.

Un geste rare de la CFDT

Plusieurs interlocuteurs ont souligné la singularité de la démarche. La CFDT, décrite dans le compte rendu comme « la première organisation de salariés », n’est pas réputée pour recourir à ce type d’interpellation publique, particulièrement au cours d’une réunion institutionnelle. C’est cet élément — un syndicat majeur qui remet directement en cause la crédibilité du président du COR en séance plénière — qui a donné au moment une portée particulière et durable dans les mémoires des participants.

Les observateurs présents ont qualifié l’échange de « rarissime » et ont même évoqué la possibilité qu’il soit « sans précédent », formulation reprise dans le compte rendu. Ces appréciations reflètent l’impression recueillie lors de la réunion, sans qu’elles ne constituent une affirmation factuelle sur l’histoire complète des pratiques du COR ; elles traduisent en revanche l’ampleur perçue de la rupture avec les usages habituels.

Portée institutionnelle et points d’interrogation

L’incident pose des questions sur la relation entre le COR et les partenaires sociaux. Le Conseil d’orientation des retraites occupe, par nature, une position centrale dans l’analyse et l’évaluation des politiques de retraite : sa crédibilité et sa capacité à dialoguer avec les organisations représentatives des salariés constituent des éléments essentiels pour la qualité du débat public sur les retraites.

La mise en cause publique de son président par un responsable syndical de premier plan ouvre donc un espace d’incertitude sur la poursuite d’un dialogue serein et constructif entre le COR et certains acteurs sociaux. Le compte rendu ne fournit pas d’information sur d’éventuelles réponses formelles de Gilbert Cette ou sur des suites internes au Conseil après cette séance plénière.

De la même façon, le document consulté ne contient ni citation longue du livre incriminé ni extrait permettant d’en juger le contenu, ce qui limite la capacité à expliquer précisément en quoi les positions exprimées par l’ouvrage ont été perçues comme disqualifiantes par la CFDT. Sur ces points, le lecteur est informé des faits — l’existence d’une publication récente et la réaction qu’elle a suscitée — sans que des éléments complémentaires, non fournis par les sources directes, soient ajoutés.

Constat et suite possible

Au terme de la séance, le témoignage des participants laisse l’image d’une institution confrontée, au moins momentanément, à une crise de confiance partielle. L’importance symbolique de l’interpellation publique et son origine — liée, selon les acteurs, à un ouvrage co-signé par le président du COR — suscitent des interrogations sur la manière dont le Conseil veillera à préserver son impartialité perçue et la qualité de ses relations avec les partenaires sociaux.

Les développements ultérieurs (réponses officielles, demandes de clarification, décisions internes éventuelles) ne figurent pas dans le compte rendu présenté ici. Pour l’heure, le fait essentiel demeure : lors de la séance plénière du 5 février, la crédibilité du président du COR a été publiquement contestée par un dirigeant syndical majeur, geste rare qui a attiré l’attention des participants et des observateurs présents.

Parlons Politique

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