Un animateur périscolaire a été mis en examen le vendredi 6 février pour « agression sexuelle sur mineur », « exhibition sexuelle » et « corruption de mineur », a indiqué le parquet de Paris, confirmant une information de BFM-TV.
Les faits et l’information judiciaire
Selon le parquet, les faits ont été dénoncés au sein d’une école située dans le 11e arrondissement de Paris, l’enquête ayant conduit à la mise en examen de l’homme. Le procureur a confirmé les qualifications retenues — agression sexuelle sur mineur, exhibition sexuelle et corruption de mineur — sans fournir, dans son communiqué, d’autres précisions factuelles quant au déroulé exact des événements.
La source initiale de l’information médiatique est BFM-TV, reprise ensuite par le parquet. L’annonce officielle repose donc sur la communication du ministère public, qui a formalisé la mise en examen et les mesures qui l’accompagnent.
Mesures de contrôle judiciaire
L’homme mis en cause, né en 2003, a été interpellé mercredi et placé sous contrôle judiciaire, selon le parquet. Dans le cadre de cette mesure, il lui est notamment interdit « d’entrer en contact avec les victimes », « de paraître à l’école maternelle Bullourde », où ont été dénoncés les faits, et « d’exercer une activité professionnelle impliquant un contact habituel avec des mineurs », a précisé le parquet.
Ces interdictions, énoncées par le parquet, visent à protéger les personnes concernées et à préserver le bon déroulement de l’instruction judiciaire. Le contrôle judiciaire inclut des obligations et des prohibitions décrites par le ministère public au moment de la mise en examen.
Réactions des autorités locales
Contacté par l’Agence France-Presse (AFP) vendredi soir, le maire du 11e arrondissement, François Vauglin, a décliné tout commentaire, estimant que « l’affaire étant désormais dans les mains de la justice », il n’était pas opportun de s’exprimer publiquement davantage sur le dossier.
La Mairie de Paris avait, par ailleurs, indiqué mi-octobre avoir suspendu trois animateurs de la même école maternelle — des suspensions motivées par des soupçons de « faits à caractère sexuel », « d’exhibition » et de « faits d’agression sexuelle ». Cette information administrative avait été rendue publique avant les développements judiciaires rapportés par le parquet.
À l’époque, M. Vauglin avait déclaré à l’AFP : « Les actes dénoncés par les enfants, s’ils sont confirmés par les enquêtes judiciaires en cours, sont inacceptables », et il avait indiqué que des « enquêtes administratives » avaient été diligentées. Ces procédures distinctes — administrative et judiciaire — avaient pour objet d’établir les responsabilités et d’adapter les mesures de protection et de gestion du personnel.
La succession des communications publiques montre que des investigations ont été menées à la fois par les services de la mairie et par les autorités judiciaires, selon les informations rendues disponibles jusqu’à présent.
Procédure en cours
Le parquet reste l’autorité compétente pour la conduite de l’information judiciaire ; les éléments transmis publiquement se limitent aujourd’hui à la mise en examen, à l’identité sommaire (année de naissance : 2003) et aux restrictions imposées par le contrôle judiciaire. Le dossier reste sous instruction et les auditions, confrontations ou expertises éventuelles relèvent des étapes suivantes de la procédure.
Les autorités et instances administratives impliquées ont communiqué à des moments distincts : la mairie pour les mesures internes de suspension et le parquet pour la mise en examen et les conditions du contrôle judiciaire. Les suites judiciaires dépendront des investigations en cours et des pièces qui seront réunies par le magistrat instructeur.
Au vu des informations disponibles publiquement — communiqué du parquet, reportages médiatiques et déclarations antérieures de la mairie — la situation évolue dans le cadre d’une instruction judiciaire dont le calendrier et les développements ne sont pas précisés par les services officiels au moment de la communication.





