Boris Vallaud rejette la primaire à gauche et propose une coalition « de Ruffin à Glucksmann » pour 2027 après la désignation d’un candidat PS

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Boris Vallaud remet en question la primaire à gauche pour la présidentielle 2027 et plaide pour la construction d’une large coalition unie autour d’un projet socialiste majoritaire, tout en exigeant d’abord la désignation d’un candidat du Parti socialiste.

Le chef des députés socialistes, Boris Vallaud, a contesté, samedi 7 février, le projet de primaire à gauche visant à désigner le candidat de la gauche pour la présidentielle de 2027. Interrogé par Le Nouvel Observateur, il a affirmé : « Je suis favorable au rassemblement le plus large de la gauche face à la menace de l’extrême droite. C’est ma conviction et c’est ce que demandent nos électeurs. Mais on le voit bien, la primaire, telle qu’elle se dessine, n’est pas suffisante. »

Une alternative : construire une large coalition

Plutôt que de soutenir le format de la primaire, Boris Vallaud propose « un autre chemin » : « la construction d’une coalition la plus large qui soit, unie autour d’un projet de gauche à vocation majoritaire dans le pays. Avec d’autres, venus de toute la gauche, nous y travaillons. »

Il précise que ce processus doit s’engager après la désignation d’un candidat du Parti socialiste : « Il y a un préalable à tout ça : la désignation d’un candidat du Parti socialiste. Je ne laisserai personne priver les militants d’un choix qui leur revient. Le candidat des socialistes s’engagera ensuite dans cette coalition, cela nous donnera la force nécessaire pour la suite. »

Un positionnement central au sein du PS

Boris Vallaud occupe une place charnière entre le premier secrétaire Olivier Faure, partisan de la primaire, et les opposants à ce mécanisme. Olivier Faure avait participé, le 24 janvier, à Tours, au lancement de la primaire qui doit désigner un candidat du Parti socialiste, des Écologistes ou d’anciens « insoumis » tels que Clémentine Autain et François Ruffin.

Le chef du groupe socialiste souligne cependant que la primaire n’est pas encore validée par le parti et rappelle qu’Olivier Faure s’y est rendu sans mandat du PS. Les promoteurs de la consultation envisagent de la tenir le 11 octobre prochain. Selon le texte d’origine, elle n’inclura pas les « insoumis » de Jean‑Luc Mélenchon ni le parti Place Publique de Raphaël Glucksmann, deux figures actuellement mises en avant dans les sondages à gauche.

Vallaud juge qu’une coalition « de François Ruffin à Raphaël Glucksmann » pourra ensuite « inventer son processus pour choisir son candidat », une formulation qui illustre sa volonté d’ouverture mais aussi la complexité des équilibres à construire entre formations diverses.

Ses déclarations renforcent les interrogations sur la tenue et l’efficacité d’une primaire portée avec insistance par la cheffe des Écologistes, Marine Tondelier, et par l’ex‑candidate pour Matignon, Lucie Castets. Marine Tondelier s’est déjà déclarée candidate à cette primaire, ainsi que Clémentine Autain et François Ruffin.

Sur son propre engagement personnel, Boris Vallaud est resté prudent. Il n’a pas dit s’il souhaitait être candidat dans le cadre de la coalition qu’il prône : « Je vais m’appliquer ce que je souhaite pour cette coalition : commencer par le fond et les idées. »

Il a enfin estimé que « la gauche est orpheline d’une idée forte » et a qualifié de « légitime » la candidature annoncée du député Jérôme Guedj. Il a averti : « Mais nous devons nous garder, dans la gauche non mélenchoniste, de rejouer les gauches irréconciliables entre nous. »

Ces prises de position dessinent un débat interne net au sein du PS sur la méthode pour construire l’unité de la gauche avant la présidentielle, entre partisans d’une primaire et défenseurs d’un processus de coalition plus large et plus progressif.

Parlons Politique

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