Le maire de Vincly, une commune du Pas-de-Calais, a été agressé sur la voie publique dimanche 8 février, a appris l’Agence France‑Presse (AFP) de sources concordantes. Une enquête pour violences a été ouverte, ont indiqué les autorités.
Les faits rapportés
Selon la procureure de Boulogne‑sur‑Mer, Cécile Gressier, une altercation est survenue lorsque le maire et l’un de ses administrés se sont croisés : l’administré se trouvait au volant de son véhicule et le maire était à pied. La procureure a précisé que « le maire et son administré ont porté plainte l’un contre l’autre pour violences ».
La préfecture du Pas‑de‑Calais a indiqué que le maire avait été « agressé », qu’il avait été pris en charge par les pompiers et qu’il avait été retrouvé « choqué » et légèrement blessé. La préfecture a ajouté que « les circonstances et le motif de l’agression restent à déterminer ».
Contexte local et antécédents
Élu depuis 2020, Gilles Henneguelle est candidat à sa réélection dans cette commune de 149 habitants. La procureure a rappelé qu’en novembre 2024 le même maire avait déjà déposé une plainte contre le même administré pour des menaces de mort. Cette plainte était liée, toujours selon la procureure, à un conflit de longue date portant sur l’urbanisme.
Le maire est décrit dans le communiqué comme un septuagénaire. Le lien entre cet antécédent et l’agression survenue le dimanche 8 février fait l’objet des investigations en cours.
Procédure et suites prévues
Les deux hommes doivent être entendus prochainement dans les locaux de la gendarmerie, a indiqué la procureure. L’ouverture d’une enquête pour violences vise à établir les responsabilités, à recueillir les témoignages et à préciser le déroulé exact des faits.
La procédure peut conduire à des mesures judiciaires complémentaires selon les éléments recueillis par les enquêteurs : auditions, expertise médicale, et, le cas échéant, transmission au parquet pour décision sur les suites à donner. Aucun élément indiquant une arrestation immédiate n’a été communiqué par les autorités au moment du signalement.
Réactions des autorités
La préfecture du Pas‑de‑Calais a fait part de sa condamnation ferme de ces faits. Elle a indiqué que « le préfet condamne fermement ces actes et a essayé de contacter le maire pour le soutenir dans cette épreuve ».
L’AFP a recueilli ces informations auprès de sources concordantes, précise le communiqué rapporté. Les propos de la procureure Cécile Gressier et les éléments fournis par la préfecture constituent, pour l’heure, les principales sources publiques sur l’affaire.
Éléments à préciser
Plusieurs points restent à établir au cours de l’enquête : la chronologie exacte de l’altercation, l’origine du différend immédiat, et la nature précise des blessures constatées. Les autorités judiciaires ont indiqué qu’elles détermineraient ces éléments au fil des auditions et des vérifications.
Le dossier comporte déjà une plainte antérieure, déposée en novembre 2024 par le maire contre le même administré pour des menaces de mort liées à un litige d’urbanisme. Cet antécédent sera étudié par les enquêteurs pour évaluer son lien éventuel avec l’agression rapportée dimanche 8 février.
Dans l’attente des conclusions de l’enquête, les autorités locales ont manifesté leur volonté que la procédure judiciaire suive son cours afin de clarifier les responsabilités et d’assurer la sécurité publique dans la commune.





