Le président de la République, Emmanuel Macron, a réagi pour la première fois à la démission de Jack Lang à la tête de l’Institut du monde arabe, un mouvement intervenu après des révélations liant l’ancien dirigeant à Jeffrey Epstein.
Annonce et chronologie
Jack Lang a annoncé, le samedi 7 février 2026, qu’il proposait sa démission de la présidence de l’Institut culturel à Jean‑Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères. La formulation rapportée initialement (‘propos [ait]’) a été rendue ici sous la forme « proposait » pour plus de clarté.
Selon le compte rendu, cette décision intervient alors que des pressions en faveur d’un départ se sont intensifiées après la publication d’éléments mettant en cause ses liens avec Jeffrey Epstein.
La réaction de l’exécutif
Interrogé publiquement au salon Wine Paris le lundi 9 février 2026, Emmanuel Macron a indiqué que le gouvernement avait « pris acte » de la décision de Jack Lang. Le président n’a pas détaillé d’orientation supplémentaire lors de cette prise de parole.
Cette déclaration officielle confirme la réception par l’exécutif de la démission annoncée deux jours plus tôt, sans pour autant préciser d’éventuelles suites administratives ou politiques immédiates.
L’enquête du Parquet national financier
Le Parquet national financier (PNF), institution chargée de lutter contre la fraude fiscale, vise Jack Lang et sa fille, Caroline, dans le cadre d’une enquête ouverte sur « les faits révélés par Mediapart ». Le PNF cherche à établir si des liens financiers ont existé entre les personnes mises en cause et Jeffrey Epstein.
Les autorités judiciaires sont en charge de déterminer la portée et la véracité des éléments publiés par Mediapart ; à ce stade, l’enquête vise à recueillir des preuves et des témoignages pour éclairer les faits allégués.
Conséquences et incertitudes
La démission annoncée et la procédure judiciaire en cours soulèvent des questions sur l’avenir de la présidence de l’Institut du monde arabe et sur l’agenda institutionnel lié à cet établissement culturel. Aucune décision de remplacement n’a été annoncée publiquement au moment où la réaction présidentielle a été rendue publique.
Il reste également incertain, tant sur le plan judiciaire que sur le plan institutionnel, quelles seront les conséquences concrètes de l’enquête pour Jack Lang et sa fille. Les résultats dépendront des investigations conduites par le PNF et, le cas échéant, des suites judiciaires qui s’ensuivraient.
Ce dossier illustre la convergence entre révélations médiatiques et enquêtes judiciaires, et la manière dont elles peuvent influer sur des fonctions publiques et culturelles. Les autorités et les parties impliquées n’ont, pour l’instant, communiqué que des éléments limités, conformes aux procédures en cours.





