Amélie de Montchalin choisie par Macron pour présider la Cour des comptes : première femme, remaniement imminent et enjeu d’indépendance

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Amélie de Montchalin choisie par Emmanuel Macron pour présider la Cour des comptes (info Le Monde, 9 février 2026) : si sa nomination est officialisée en conseil des ministres, elle deviendra la première femme à diriger l’institution. Ce départ entraînera un remaniement attendu d’ici le 22 février et soulève des questions sur la succession des dossiers des comptes publics — qu’elle a pilotés (budget 2026 adopté via l’article 49.3) — et sur l’indépendance entre l’exécutif et la Cour.

Emmanuel Macron a choisi Amélie de Montchalin pour succéder à Pierre Moscovici à la présidence de la Cour des comptes, a appris Le Monde lundi 9 février 2026, confirmant une information du Figaro. Pierre Moscovici avait quitté la présidence le 1er janvier 2026. La nomination d’Amélie de Montchalin doit être officialisée mercredi en conseil des ministres ; elle deviendrait alors la première femme à présider cette institution.

Calendrier et conséquences politiques

Selon un entretien donné par Sébastien Lecornu à la presse quotidienne régionale, Amélie de Montchalin devrait être remplacée au sein du gouvernement lors d’un remaniement attendu d’ici le 22 février 2026. Le calendrier précis de ce remaniement n’a pas été détaillé publiquement dans l’immédiat.

La désignation d’une ministre des comptes publics à la tête de la Cour des comptes provoque des ajustements politiques, car son portefeuille doit être pourvu avant ou lors du remaniement annoncé. Ces mouvements s’inscrivent dans un contexte de discussions budgétaires intenses au Parlement et de nécessité d’assurer la continuité des fonctions ministérielles liées aux finances publiques.

Parcours politique d’Amélie de Montchalin

Amélie de Montchalin est entrée en politique dans le sillage d’Emmanuel Macron. Elle a été élue députée de l’Essonne en 2017, quelques semaines après l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Élysée.

Elle a rejoint le gouvernement d’Édouard Philippe en 2019 en devenant secrétaire d’État chargée des affaires européennes. En juillet 2020, sous le gouvernement de Jean Castex, elle a été nommée ministre de la transformation de la fonction publique.

Après la réélection d’Emmanuel Macron, elle a été nommée au poste de ministre de la transition écologique dans l’équipe d’Élisabeth Borne. Battue aux élections législatives de juin 2022 par le socialiste Jérôme Guedj, elle a alors quitté le gouvernement. Son échec aux législatives en 2022 a conduit à une réorientation temporaire de son rôle politique.

Par la suite, et à la faveur de l’instabilité politique qui a suivi la dissolution de l’Assemblée nationale, elle a été rappelée au gouvernement et nommée ministre de l’action et des comptes publics. Elle a conservé ce portefeuille lors de l’arrivée de Sébastien Lecornu à Matignon, selon le texte initial rapporté.

Rôle dans les discussions budgétaires

En tant que ministre chargée des comptes publics, Amélie de Montchalin a conduit les réunions avec les groupes parlementaires sur les budgets de l’État et de la Sécurité sociale. Elle a également représenté le gouvernement à l’Assemblée nationale lors des débats budgétaires, fonctions souvent sensibles et exposées.

Le gouvernement est parvenu à faire adopter par le Parlement le budget de la « Sécu », mais le projet de loi de finances a nécessité l’usage de l’article 49.3 de la Constitution pour être validé. Mme de Montchalin a jugé ce texte « imparfait » au terme des discussions, tout en estimant que ce budget pour 2026 — qui prévoit notamment un déficit à 5 % du PIB — « est un texte utile pour les Français, car il nous permet de sortir du climat d’incertitude qui s’est installé depuis quelques mois ».

La nomination d’une ministre des comptes publics à la tête de la Cour des comptes, institution chargée du contrôle et de l’évaluation des finances publiques, pose des questions pratiques et symboliques sur la succession des dossiers financiers au sein du gouvernement et sur l’indépendance institutionnelle à préserver entre exécutif et Cour des comptes.

Le calendrier annoncé et la confirmation par plusieurs titres de presse laissent attendre des précisions ministérielles dans les jours qui viennent, notamment sur la composition exacte du prochain gouvernement et sur l’organisation des compétences liées aux comptes publics et au suivi du budget 2026.

Parlons Politique

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