Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche unie (hors La France insoumise) pour les élections municipales prévues les 15 et 22 mars, a annoncé lundi 16 février le dépôt d’une plainte pour diffamation contre Rachida Dati, sa concurrente de droite. Cette décision fait suite aux accusations formulées par Mme Dati au cours d’interventions sur CNews et Europe 1, selon les éléments communiqués par l’équipe de campagne de M. Grégoire.
Les faits rapportés et les accusations
Rachida Dati avait déclaré, plus tôt, sur les antennes de CNews et d’Europe 1 : « Parfois, vous pouvez mener des réunions et l’équipe de Monsieur [Ian] Brossat, Monsieur [David] Belliard et Monsieur [Emmanuel] Grégoire vous envoie des gens pour essayer de vous agresser ou d’agresser les gens avec lesquels vous vous réunissez ». Cette phrase, citée par l’équipe adverse, constitue l’accusation à l’origine du litige.
L’énoncé de Mme Dati vise nommément l’entourage et les colistiers de la gauche unie, en les associant à des pratiques d’intimidation lors de réunions publiques. Les organisateurs de la campagne de M. Grégoire estiment que ces propos portent atteinte à son honneur et à celui de la coalition.
La réponse de la campagne Grégoire et la décision de porter l’affaire en justice
Dans un communiqué rendu public lundi, l’équipe de campagne d’Emmanuel Grégoire a indiqué qu’une plainte serait « déposée ce jour [lundi] pour diffamation à l’encontre de Madame Rachida Dati ». Le communiqué explique que l’action vise à « défendre l’honneur d’Emmanuel Grégoire et de la gauche unie ainsi que l’intégrité du débat démocratique à Paris ».
Le communiste Ian Brossat, cité dans les propos, a également confirmé qu’il déposera plainte, a précisé le communiqué en se référant à une confirmation donnée à l’Agence France-Presse (AFP). Les services de campagne ont présenté cette démarche comme une réponse formelle aux accusations qui, selon eux, n’ont pas de fondement.
Enjeux politiques et portée médiatique
Cette affaire intervient quelques semaines seulement avant le premier tour des élections municipales, prévues les 15 et 22 mars, et s’inscrit dans un contexte de campagne tendu entre candidats de bords opposés. L’annonce d’une plainte pour diffamation transforme un échange verbal en enjeu juridique et politique, susceptible d’influer sur le climat du débat local.
Les équipes de campagne des deux camps se trouvent désormais face à une dynamique médiatique renforcée. La plainte formelle marque une volonté de répondre par la voie judiciaire plutôt que seulement par des déclarations publiques. Les protagonistes ont choisi de porter la contestation devant la justice pour clarifier la situation et, selon eux, préserver la qualité du débat démocratique.
Ce que dit la campagne et la suite attendue
Le communiqué de la campagne Grégoire insiste sur la nécessité de protéger l’intégrité du débat public à Paris et sur la responsabilité des acteurs politiques dans leurs prises de parole. La mention selon laquelle « une plainte sera déposée ce jour [lundi] pour diffamation » reprend textuellement l’intention annoncée par l’équipe du candidat.
Ian Brossat, qui apparaît lui aussi dans la citation de Mme Dati, a confirmé qu’il engagerait les mêmes procédures, d’après la campagne et une information transmise à l’AFP. Les détails pratiques — calendrier précis du dépôt de plainte, forme exacte de l’acte ou pièces jointes — n’ont pas été précisés dans le communiqué, qui se contente d’annoncer la démarche et sa justification.
Plus d’informations seront communiquées ultérieurement, a indiqué l’équipe concernée. En l’état, la campagne fait le choix d’officialiser sa réaction par la voie judiciaire et de laisser à la procédure le soin d’établir les éléments de fait et de droit.





