Agression mortelle à l’IEP de Lyon : homicide volontaire constaté après la mort de Quentin Deranque, la Jeune Garde et l’ultragauche évoquées sans confirmation

Share This Article:

Quentin Deranque, 23 ans, étudiant et militant d’extrême droite, est mort le 14 février des suites d’une agression survenue le 12 février en marge d’une conférence à l’Institut d’études politiques de Lyon. Le parquet a requalifié l’affaire en homicide volontaire en évoquant « au moins six individus masqués », tandis que ministres et responsables politiques citent la Jeune Garde ou « l’ultragauche » — des pistes non confirmées : l’enquête est en cours pour identifier les agresseurs et établir les responsabilités.

Samedi 14 février, Quentin Deranque, 23 ans, étudiant et militant d’extrême droite identitaire, est décédé à la suite d’une agression survenue deux jours plus tôt, dans le contexte d’une bagarre de rue liée à une conférence organisée à l’Institut d’études politiques de Lyon. Le rassemblement impliquait l’eurodéputée Rima Hassan (La France insoumise, LFI) et les violences se sont produites en marge de cette manifestation.

Chronologie des faits

Selon les éléments divulgués par le parquet, la bagarre initiale a eu lieu le jeudi 12 février, « en marge d’une conférence » à l’Institut d’études politiques de Lyon. Quentin Deranque a été retrouvé blessé à la suite de ces heurts et est décédé le samedi 14 février.

Lors d’un point de presse tenu le lundi 16 février, le procureur de Lyon, Thierry Dran, a précisé que la victime avait succombé à des coups portés par « au moins six individus masqués et encagoulés ». Ces personnes n’ont pas été identifiées à ce stade de l’enquête. Le magistrat a par ailleurs indiqué que l’enquête avait été requalifiée en « homicide volontaire ».

Réactions des autorités

Les premières réactions politiques ont ciblé un courant militant précis. Dimanche, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a évoqué la responsabilité de la Jeune Garde, qualifiée dans les propos officiels de « groupuscule antifasciste ». Interrogé sur France 2, il a déclaré : « L’enquête permettra de confirmer ou pas si c’étaient des militants de la Jeune Garde. Mais les témoignages vont en ce sens, manifestement. »

Le même jour, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a attribué la responsabilité à l’« ultragauche », affirmant que « c’est manifestement l’ultragauche qui a tué » le jeune homme. Ces déclarations soulignent la dimension politique sensible de l’affaire et ont été prononcées alors que l’enquête judiciaire était en cours.

État de l’enquête et qualification judiciaire

Le procureur Thierry Dran a insisté sur le fait que les auteurs des coups à l’origine du décès n’étaient pas encore identifiés. La requalification du dossier en homicide volontaire modifie le cadre d’investigation et pourrait entraîner des mesures d’instruction spécifiques, mais le parquet n’a pas fourni de calendrier sur la progression des investigations ni sur d’éventuelles interpellations.

Les déclarations ministérielles, qui pointent des responsables précis, reposent, selon le ministère de l’Intérieur, sur des témoignages recueillis dans le cadre des investigations préliminaires. Le procureur demeure l’autorité chargée de conduire l’enquête et de valider ou d’infirmer ces éléments au fil des interrogatoires et des expertises médico-légales.

Contexte et enjeux

L’affaire intervient dans un climat politique tendu, où les violences entre groupes d’extrême droite et militants antifascistes suscitent des réactions rapides des responsables politiques et de l’opinion. La désignation publique d’acteurs collectifs ou d’étiquettes politiques par des ministres accentue l’enjeu médiatique et judiciaire du dossier.

À ce stade, les éléments rendus publics se limitent à la chronologie des faits, aux déclarations ministérielles et aux informations communiquées par le parquet : décès de Quentin Deranque le samedi 14 février ; bagarre intervenant deux jours plus tôt, le jeudi 12 février ; coups attribués à au moins six individus masqués et encagoulés ; requalification en homicide volontaire annoncée le lundi 16 février par le procureur de Lyon.

L’enquête doit désormais établir l’identité des agresseurs, les circonstances précises des coups ayant entraîné la mort, et la responsabilité pénale individuelle de chacune des personnes impliquées. Tant que ces éléments ne seront pas confirmés par les autorités judiciaires, les imputations de responsabilité resteront sujettes à vérification.

Les autorités judiciaires ont indiqué poursuivre leurs investigations. Aucune information supplémentaire, telle que des interpellations ou des mises en examen, n’a été confirmée publiquement au moment des dernières déclarations reprises ici.

Parlons Politique

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Subscribe To Our Newsletter

No spam, notifications only about new products, updates.

[contact-form-7 id="b565394" title="Untitled"]

L’actu politique, sans détour

En bref

Parlons Politique décrypte l’actualité française et internationale avec clarté et précision en utilisant l’IA.

Analyses, débats et enquêtes : notre rédaction s’engage à vous offrir une information fiable, accessible à tous et sans détour.

© 2025 Parlons Politique