Siège de LFI évacué à Paris après menace à la bombe : tensions et divisions cinq jours après la mort de Quentin Deranque et neuf interpellations

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Le siège national de La France insoumise (10e arrondissement, Paris) a été évacué mercredi 18 février « suite à une menace à la bombe », a indiqué Manuel Bompard sur X : policiers sur place, salariés et militants en sécurité. L’alerte survient dans un climat de fortes tensions après la mort à Lyon du militant Quentin Deranque et l’interpellation de neuf suspects, dont un assistant du député Raphaël Arnault, provoquant demandes d’exclusion, appels au calme et critiques internes sur la stratégie du mouvement.

Le siège national de La France insoumise, situé dans le 10e arrondissement de Paris, a été évacué « suite à une menace à la bombe » mercredi 18 février, a indiqué le coordinateur du mouvement, Manuel Bompard, sur X. Il a précisé que « les services de police sont sur place » et que « l’ensemble des salariés et des militants sont en sécurité ».

Évacuation et contexte immédiat

L’annonce de l’évacuation intervient dans un climat de fortes tensions après la mort, à Lyon, du militant nationaliste Quentin Deranque. Selon le texte original, l’événement s’inscrit cinq jours après ce décès et au lendemain de l’interpellation de neuf suspects, dont un assistant parlementaire du député Raphaël Arnault.

Les précisions données par Manuel Bompard ont été publiées sur X au moment des opérations policières. Aucune information supplémentaire sur l’origine ou la vérification de la menace n’a été fournie dans le texte à réécrire.

Réactions politiques et demandes d’exclusion

L’affaire a provoqué une réaction politique immédiate. Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, a demandé sur Franceinfo que « La France insoumise fasse le ménage dans ses rangs ». Elle a appelé explicitement Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale, à « exclure Raphaël Arnault de son groupe, ou tout du moins à l’exclure temporairement », pour « marquer cette clarification, pour dire non à la violence ». Elle a également estimé que, lors d’un vote, les Français « ont toutes et tous une responsabilité » et demandé qu’il n’y ait « plus jamais un député LFI au sein de l’Assemblée nationale ».

Jordan Bardella a exprimé sur Europe 1 et CNews son avis que Raphaël Arnault « n’a pas sa place à l’Assemblée nationale » et devrait « démissionner ». Ces prises de position traduisent une pression politique importante sur le mouvement après les arrestations et la mort de Quentin Deranque.

Appels au bilan et au calme

Plusieurs responsables ont appelé à la retenue et au débat démocratique. Yaël Braun‑Pivet, présidente de l’Assemblée nationale, a déclaré sur TF1 qu’« il faut que chaque parti politique se pose la question » de savoir si « tel député ou tel élu est susceptible de me représenter, de représenter la nation et de porter le nom de mon parti ». Elle a regretté que Jean‑Luc Mélenchon « n’ait pas prononcé des mots d’apaisement » lors d’un discours la veille et l’a accusé de l’avoir « fait huer » devant ses militants.

La présidente de l’Assemblée a aussi souligné que la violence ne se limite pas à un camp politique, rappelant la présence de « groupuscules d’extrême droite » qui, selon elle, cherchent également la confrontation et commettent des actes répréhensibles.

Toutefois, Yaël Braun‑Pivet s’est dite opposée à une interdiction générale des réunions politiques dans les universités, arguant que « nos jeunes ont besoin de former leur esprit » et que chacun doit pouvoir s’exprimer.

Voix internes et critiques sur la stratégie

Alexis Corbière, député du groupe Ecologiste et social et ancien membre de LFI, a estimé sur Franceinfo qu’« il faut qu’ils [les ‘insoumis’] tirent un bilan politique de ce qu’il s’est passé ». Il a qualifié la situation de « drame terrible » impliquant « des militants, des gens proches de la Jeune Garde », et appelé à lutter efficacement contre l’extrême droite « sur une ligne d’union ».

Le député a critiqué la « stratégie de défaite » qu’il attribue à Jean‑Luc Mélenchon, arguant qu’elle « exalte une ligne radicale qui est une impasse ». Il a aussi dénoncé ce qu’il a qualifié « d’attitude à la Trump » du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin (mentionné dans le texte comme ayant déjà avancé que « c’est l’ultragauche qui manifestement a tué » Quentin Deranque), estimant que des conclusions hâtives ont été tirées « le soir même ou le lendemain » du décès.

Alexis Corbière a conclu en dénonçant des discours qui, selon lui, « sont en train de dire que la gauche tue, l’extrême gauche tue », ce qui, à ses yeux, contribue à « dédiaboliser » l’extrême droite.

Une série de réactions politiques et institutionnelles accompagne donc l’évacuation du siège de La France insoumise. Le texte original ne fournit pas d’éléments supplémentaires sur l’origine de la menace à la bombe ni sur l’évolution des enquêtes concernant les interpellations et la mort de Quentin Deranque.

Parlons Politique

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