Le guichet de demande des aides MaPrimeRénov’ rouvrira lundi 23 février 2026 à midi, a indiqué le ministère de la Ville et du Logement à l’Agence France‑Presse (AFP) le vendredi 20 février 2026, après la promulgation du budget de l’État pour 2026.
Reprise administrative et calendrier de traitement
L’adoption définitive du budget 2026 permet, selon le ministère, « de reprendre l’instruction des dossiers restés en attente depuis la fin de l’année 2025 » et d’autoriser le dépôt de nouvelles demandes. Le dispositif, suspendu au début de l’année faute de crédits, doit ainsi rattraper les retards accumulés.
Le cabinet du ministre, Vincent Jeanbrun, note que la suspension et le retard des octrois ont allongé les délais de réponse : ils dépassent actuellement six mois pour les rénovations d’ampleur, et environ trois mois pour les rénovations correspondant à un unique geste de travaux.
Conditions d’accès et contrôle renforcé
Pour les ménages souhaitant une rénovation énergétique globale, un rendez‑vous personnalisé avec un conseiller France Rénov’ est désormais obligatoire avant le dépôt d’une demande d’aide. Cette étape vise à mieux cadrer les projets avant l’instruction.
MaPrimeRénov’ avait déjà connu des modifications en 2025 : le volet dédié aux rénovations d’ampleur a été suspendu durant l’été 2025 en raison d’un afflux de demandes et de tentatives de fraude. À partir de septembre 2025, le guichet avait rouvert uniquement pour les ménages très modestes, avec un barème d’aides plus restreint.
À compter du lundi 23 février 2026, tous les ménages pourront de nouveau solliciter une subvention MaPrimeRénov’. Les barèmes appliqués resteront ceux annoncés à la mi‑2025, précise le ministère.
Crédits budgétaires et objectifs de l’ANAH pour 2026
L’enveloppe dédiée au dispositif en 2026 se compose de 3,6 milliards d’euros de crédits d’État et de 500 millions d’euros de certificats d’économies d’énergie (CEE) fournis par les fournisseurs d’énergie.
L’Agence nationale de l’habitat (ANAH) prévoit, pour 2026, de financer 150 000 opérations de rénovation « isolées » — comme le changement de chaudière ou de fenêtres — ainsi que 120 000 rénovations globales, réparties entre 68 000 en copropriété et 52 000 logements individuels.
Cependant, cet objectif est déjà réduit par l’existence de 83 000 dossiers suspendus à la fin de 2025, qui pèsent sur la capacité d’instruction et sur le calendrier de versement des aides.
Enjeux et perspectives
La réouverture du guichet marque une étape administrative importante mais pose des contraintes opérationnelles : rattraper les dossiers en attente tout en respectant les contrôles renforcés demandera un calendrier serré et une montée en charge rapide des services instructeurs.
Le maintien des barèmes annoncés mi‑2025 et l’obligation du rendez‑vous France Rénov’ traduisent une volonté de concilier accessibilité des aides et prévention des fraudes, tout en tentant de limiter l’allongement des délais pour les ménages.





