Municipales à Villeneuve-d’Ascq : retrait de Gérard Caudron, huit listes fragmentent l’électorat et offrent une porte d’entrée à La France insoumise d’Ugo Bernalicis

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À Villeneuve-d’Ascq, la campagne municipale se transforme en bataille interne après le retrait du maire historique Gérard Caudron et son soutien à Sylvain Estager : huit listes, dont quatre menées par d’anciens adjoints, fragmentent l’électorat. Cette division crée une opportunité pour des forces extérieures — notamment La France insoumise d’Ugo Bernalicis — et rend l’issue du scrutin dans la métropole lilloise particulièrement incertaine.

À Villeneuve-d’Ascq, la campagne municipale a pris des allures de fragmentation interne qui suscite l’attention des observateurs. La division au sein du camp du maire sortant rend la course ouverte et offre une fenêtre d’opportunité pour des forces extérieures, comme le rappelle la volonté affichée du député La France insoumise Ugo Bernalicis de s’implanter dans la métropole lilloise.

Un maire historique au centre d’une dissension

La cinquième ville du Nord, présentée dans le dossier comme comptant 63 000 habitants, est dirigée depuis près de cinq décennies par Gérard Caudron. Âgé de 80 ans et cumulant sept mandats depuis 1977, il a exercé la mairie entre 1977 et 2001 puis de nouveau depuis 2008.

Récemment, Gérard Caudron a d’abord annoncé sa candidature à une huitième mandature avant de renoncer. Il a ensuite apporté son soutien à la « liste citoyenne » conduite par son adjoint aux finances, Sylvain Estager. Le parcours est d’autant plus complexe que, quelques mois auparavant, Caudron s’était montré critique à l’égard d’Estager lors d’une intervention sur BFM-TV en octobre 2025, déclarant : « Il a des difficultés à sentir les gens, il se fâche avec tout le monde. »

Un éclatement des candidatures au sein de l’équipe municipale

La configuration locale se caractérise par un morcellement notable : huit listes sont en lice pour les municipales et, parmi elles, quatre sont portées par d’anciens adjoints du maire sortant. Cet émiettement est présenté comme un facteur majeur d’incertitude pour l’issue du scrutin.

Parmi les anciens adjoints candidats figurent notamment :

– Sylvain Estager, adjoint aux finances, désormais tête de la « liste citoyenne » soutenue par Gérard Caudron après le retrait de ce dernier ;

– Farid Oukaïd, délégué au sport, qui se déclare « sans étiquette » ;

– Victor Burette, adjoint (Parti socialiste, PS) chargé de la démocratie participative ;

– Vincent Baledent, adjoint à l’urbanisme, qui conduit une liste rassemblant le centre et la droite.

Ce regroupement de candidatures issues du même exécutif municipal alimente une compétition interne qui pourrait fragmenter durablement l’électorat traditionnel du maire sortant.

Enjeux et conséquences pour le paysage politique local

La division du camp sortant redessine le terrain électoral et crée une opportunité pour des forces municipales ou nationales désireuses de s’implanter. C’est dans ce contexte que le député Ugo Bernalicis, identifié à La France insoumise, entend tirer parti de la situation pour renforcer la présence de son mouvement dans la métropole lilloise.

Une telle configuration rend la campagne moins prévisible : la dispersion des voix entre plusieurs listes issues d’un même vivier peut profiter à des listes concurrentes, locales ou d’étiquette nationale, même si rien n’assure à ce stade de consolidation des forces opposées.

Les acteurs locaux mettent en avant des lignes de fracture différentes — orientation politique, gestion municipale, personnalités — mais c’est bien l’éclatement des candidatures qui, selon les observateurs, concentre aujourd’hui l’attention. La présence de quatre anciens adjoints parmi les huit candidats illustre une recomposition des alliances au sein d’un exécutif qui a longtemps été stable.

Au-delà des enjeux partisanaux, la campagne soulève également des questions sur la représentation municipale et la capacité des listes à rassembler autour de projets concrets pour une ville de 63 000 habitants confrontée aux défis urbains et métropolitains.

Dans l’immédiat, la configuration électorale à Villeneuve-d’Ascq reste ouverte et les prochains actes de campagne — réunions, programmes détaillés et éventuelles démarches d’union entre listes — détermineront si la division se traduit en affaiblissement durable du camp sortant ou en recomposition politique.

Parlons Politique

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