Salon de l’Agriculture : visite d’Emmanuel Macron entre escorte policière, hologramme de Biguine et absence des bovins due à la dermatose nodulaire

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À la 62e édition du Salon international de l’Agriculture, l’absence des bovins due à la dermatose nodulaire contagieuse a bousculé les codes: Biguine n’était visible qu’en hologramme, le président a tenu des entretiens bilatéraux sous forte protection policière et certains syndicats ont boycotté le traditionnel petit‑déjeuner — un salon entre tradition et contraintes sanitaires.

Une visite marquée par l’absence des bovins

La 62e édition du Salon international de l’Agriculture a pris, samedi 21 février, des airs d’étrangeté peu habituelle pour cet événement annuel. À l’occasion de l’inauguration — qualifiée dans le texte d’« 8e salon sous sa présidence » — le président de la République a parcouru les allées du salon, mais sans la présence habituelle des animaux qui font traditionnellement l’attrait du lieu.

La crise sanitaire liée à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) a contraint les éleveurs à renoncer à la parade des bovins. Par crainte d’une contagion, les espaces d’exposition qui accueillent d’ordinaire vaches et bœufs sont restés vides, et la figure symbolique de la manifestation, la vache « Biguine » de race Brahman et originaire de Martinique, n’était présente que sous la forme d’un hologramme.

Une arrivée sous haute protection et des tensions syndicales

Le chef de l’État, arrivé « sous les coups de 8 h 30 », s’est aussitôt dirigé vers cet hologramme, geste largement relayé par les médias présents. Sa visite s’est déroulée dans un contexte de forte protection policière, reflétant la convergence d’une actualité internationale et nationale jugée « brûlante » et les tirs croisés de syndicats agricoles très remontés à son endroit.

Plutôt que de tenir le traditionnel petit déjeuner avec les organisations syndicales — rendez-vous annuel qui permet généralement des échanges collectifs — le président a organisé des entretiens bilatéraux avec la FNSEA et la Coordination rurale. Le résumé fourni indique que « une partie [des syndicats] boycottait sa venue », motif expliquant l’absence du rendez-vous collectif.

Après ces entretiens, le président a déambulé dans les travées du salon, toujours « sous haute protection policière », selon le texte d’origine.

Réactions et propos officiels

Le climat d’absence des animaux n’est pas passé inaperçu auprès des responsables politiques présents. Stéphane Travert, président de la commission des affaires économiques et membre du groupe Ensemble pour la République, a exprimé son regret en des termes simples : « C’est tristounet, ça ne sent pas la vache et il n’y a pas de bruits ». Cette remarque souligne l’impact symbolique de l’absence physique des animaux sur l’ambiance traditionnelle du salon.

Les organisateurs, encouragés par le président, avaient tenté de maintenir la présence des bovins afin de « préserver la grande messe agricole », mais sans succès. Le texte rapporte un propos attribué au chef de l’État : « On peut se féliciter d’être en train de gagner le combat durablement contre la dermatose. Depuis le début de l’année, on n’a plus de cas de DNC ». Ce point met en lumière le parallèle entre les contraintes sanitaires imposées aux filières d’élevage et l’effort de communication autour de la gestion de la maladie.

Un salon transformé, entre tradition et précautions sanitaires

La 62e édition se tient donc dans une atmosphère où la tradition et la prudence sanitaire s’opposent. L’absence des bovins a modifié le rituel bien établi des rencontres entre éleveurs, visiteurs et responsables politiques. L’utilisation d’un hologramme pour représenter Biguine symbolise ce compromis entre la préservation d’un élément identitaire du salon et la nécessité de limiter les risques sanitaires.

De leur côté, les syndicats agricoles et leurs réactions ont continué d’alimenter un cadre de tensions. Si le président a, selon le texte, favorisé des échanges bilatéraux avec les principales organisations agricoles, la décision de certaines structures de boycotter le petit déjeuner traditionnel témoigne d’un malaise persistant.

Sur le plan symbolique et politique, ce Salon de l’Agriculture aura ainsi été marqué par des images contrastées : des travées protégées par un important dispositif policier, des animaux absents au profit d’une représentation numérique, et des rencontres politiques resserrées en format bilatéral plutôt qu’en grand rassemblement syndical.

Ces éléments, rapportés dans le texte original, dessinent le portrait d’un salon transformé par des impératifs sanitaires et par des tensions sociales: un événement qui conserve son importance symbolique mais qui s’envisage désormais avec des modalités d’accueil et de dialogue adaptées aux contraintes contemporaines.

Parlons Politique

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