Le jeune militant d’extrême droite Quentin Deranque a été mortellement agressé lors d’un affrontement survenu à Lyon au début février 2026. Selon des enquêtes et des reconstitutions diffusées par plusieurs titres, l’altercation a eu lieu en marge d’une conférence et une vidéo montre des coups portés à plusieurs personnes ; la victime a succombé à des lésions cranio‑encéphaliennes quelques jours après l’agression. Ces éléments ont déclenché une onde de choc politique et médiatique en France. ([mediapart.fr](https://www.mediapart.fr/journal/france/dossier/quentin-deranque-la-mort-d-un-jeune-neofasciste?utm_source=openai))
Le drame à Lyon et ses retombées judiciaires et politiques
Les informations judiciaires rendent compte d’une agression survenue en marge d’un rassemblement universitaire où intervenait une élue de La France Insoumise. Plusieurs personnes ont été interpellées dans la foulée ; des médias indiquent que jusqu’à onze personnes ont été placées en garde à vue dans le cadre de l’enquête ouverte pour coups mortels aggravés ou homicide. Parmi les personnes citées figure un collaborateur parlementaire, qui a cessé ses fonctions après sa mise en cause. ([fr.euronews.com](https://fr.euronews.com/2026/02/18/mort-du-militant-identitaire-quentin-deranque-cinq-suspects-identifies-lenquete-se-poursui?utm_source=openai))
Le cas a alimenté de vives polémiques au Parlement et dans l’espace public. Des responsables politiques ont appelé à la retenue et à la justice, tandis que d’autres ont imputé la responsabilité politique de l’événement à certains courants de la gauche radicale, notamment au regard de liens allégués entre des militants et des structures activistessur le terrain. Ces accusations ont provoqué des réactions croisées et des demandes de clarification de la part d’autorités judiciaires et ministérielles. ([leparisien.fr](https://www.leparisien.fr/politique/lextreme-gauche-a-du-sang-sur-les-mains-la-mort-de-quentin-deranque-accapare-lassemblee-nationale-17-02-2026-BEEZL2EZ75AVJPA3UTSGP67PX4.php?utm_source=openai))
Antifascisme : une tradition politique plurielle
Le traitement médiatique et politique du décès a rapidement fait de « l’antifascisme » une cible rhétorique, mais l’histoire montre que ce terme recouvre des réalités très diverses et changeantes. Les racines de l’antifascisme sont généralement situées dans l’Europe des années 1920, en réaction à l’ascension des régimes fascistes — notamment en Italie — puis lors des mobilisations et des fronts populaires des années 1930. L’antifascisme n’a jamais été un bloc monolithique : il a pris des formes électorales, syndicales, militantes et résistantes selon les contextes nationaux. ([britannica.com](https://www.britannica.com/topic/Antifa?utm_source=openai))
En France, la mobilisation antifasciste des années 1930 a abouti à la formation du Front populaire (1936‑1938), coalition électorale et gouvernementale constituée de courants allant du radicalisme socialiste au communisme. Cette alliance illustre bien la pluralité des stratégies antifascistes : le Front populaire s’est montré capable d’unir des forces très différentes autour d’un objectif commun sans pour autant faire l’unanimité sur les moyens à employer. ([larousse.fr](https://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/Front_populaire/120463?utm_source=openai))
Sur la question de la violence, le parcours historique est ambivalent. Si une grande part des militants antifascistes a rejeté l’usage politique de la violence, d’autres tendances ont développé des pratiques d’autodéfense face aux agressions de la rue. Ces pratiques se sont parfois structurées par mimétisme ou par surenchère, et leur interprétation varie selon les époques et les observateurs. Le débat porte autant sur l’opportunité que sur l’efficacité de telles tactiques. ([radiofrance.fr](https://www.radiofrance.fr/franceculture/comment-le-front-populaire-a-t-il-gagne-les-elections-de-1936-5455469?utm_source=openai))
Cette complexité historique invite à la prudence lorsqu’on amalgame aujourd’hui l’ensemble des groupes antifascistes à un seul type d’action. Les revendications et les modes d’intervention diffèrent notablement d’un collectif à l’autre ; certains privilégient l’action légale, le travail d’éducation et le plaidoyer, d’autres interviennent dans la rue et peuvent entrer en conflit direct avec des militantismes d’extrême droite. ([lemonde.fr](https://www.lemonde.fr/en/les-decodeurs/article/2026/02/22/ultra-left-antifa-what-do-these-labels-really-mean_6750750_8.html?utm_source=openai))
Contexte local et mémoire des affrontements
À l’échelle locale, des villes comme Lyon ont vu s’implanter depuis des années des courants identitaires et des contre‑courants antifascistes, ce qui a favorisé une dynamique de tensions répétées. Des spécialistes et des reportages locaux rappellent que l’histoire des affrontements politiques en ville est longue et que les épisodes de violence ne s’inscrivent pas toujours dans une logique nouvelle, même si leur intensité et leur médiatisation peuvent varier. ([telerama.fr](https://www.telerama.fr/debats-reportages/mort-de-quentin-deranque-a-lyon-des-groupes-identitaires-ou-neonazis-se-manifestent-depuis-des-annees-par-la-violence-7029785.php?utm_source=openai))
Devant la gravité du décès, les autorités judiciaires ont annoncé le déroulement d’une enquête visant à établir les responsabilités et les circonstances précises de l’agression. Les suites judiciaires et politiques de ce dossier devraient, selon les médias et les magistrats cités, permettre d’éclaircir des éléments encore contestés et d’éviter les interprétations hâtives. ([fr.euronews.com](https://fr.euronews.com/2026/02/18/mort-du-militant-identitaire-quentin-deranque-cinq-suspects-identifies-lenquete-se-poursui?utm_source=openai))





