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Présidentielle 2027 : Les Républicains divisés sur la désignation du candidat — Retailleau candidat, Wauquiez favorise le rassemblement programmatique

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Chez Les Républicains, la méthode pour désigner le candidat à la présidentielle 2027 divise : Bruno Retailleau se déclare candidat tandis qu’une primaire (fermée puis ouverte) proposée rencontre l’opposition de Laurent Wauquiez, qui privilégie d’abord un rassemblement programmatique ; un groupe de travail doit trancher et soumettre sa proposition aux adhérents.

Au sein du parti Les Républicains (LR), la question de la méthode pour désigner un candidat à l’élection présidentielle de 2027 reste ouverte et suscite débats et réticences. Bruno Retailleau, président du parti, a officialisé sa candidature « depuis le 12 février » mais n’a pas précisé s’il entendrait trancher sa légitimité par une primaire interne ou par un autre dispositif de sélection.

En parallèle, un groupe de travail interne a été mandaté pour proposer une méthode de départage : sa proposition devra ensuite être soumise à la validation des adhérents, selon les éléments diffusés par la direction du parti. Le calendrier précis et les modalités pratiques n’ont pas été détaillés publiquement dans le texte d’origine.

Des scénarios de sélection discutés

Plusieurs formules circulent dans les états‑majors. Le scénario évoqué publiquement par Bruno Retailleau consiste en une double mécanique de sélection : « Il est possible d’imaginer une primaire fermée, suivie d’une primaire ouverte », déclarait-il dans un entretien à La Voix du Nord en novembre 2025. L’idée serait d’organiser d’abord un « tour de chauffe » réservé aux adhérents LR, puis d’ouvrir, le cas échéant, une consultation plus large au « bloc central ». Cette configuration vise à tester les forces internes avant d’aller chercher un soutien élargi.

Mais ce schéma rencontre des oppositions marquées. Laurent Wauquiez, un des ténors du parti, a rejeté l’idée d’une succession de primaires dans un entretien publié par le Journal du dimanche le 21 février, ironisant sur le risque de multiplier les consultations : « Combien de primaires faudrait‑il organiser ? Une première pour la division d’honneur, puis une pour la Ligue 2, et enfin une pour la Ligue des champions ? »

Stratégies concurrentes et priorité au rassemblement

Wauquiez défend une stratégie centrée sur la construction d’un programme commun : bâtir « un programme commun de la droite au printemps » permettrait, selon lui, de rassembler « tous ceux qui partagent les mêmes idées » et de laisser émerger un « candidat naturel ». Cette approche privilégie la convergence programmatique avant l’affrontement électoral pour limiter les divisions.

Si la démarche consensuelle n’aboutit pas, Wauquiez admet toutefois qu’une primaire « de la droite élargie » pourrait devenir nécessaire. Le texte d’origine signale aussi que l’option d’une primaire a déjà été rejetée par Xavier Bertrand, ce qui témoigne d’un clivage persistant entre dirigeants sur la méthode à retenir.

Les enjeux internes et les risques politiques

Le choix d’une procédure de désignation n’est pas neutre : il conditionne la dynamique interne du parti et son image à l’extérieur. Une sélection interne (primaire fermée) peut renforcer la légitimité du candidat choisi auprès des cadres et militants, mais elle risque d’isoler ce candidat si la droite dans son ensemble n’est pas rassemblée.

À l’inverse, l’ouverture à une primaire plus large favorise la compétitivité et l’adhésion d’un électorat élargi, mais elle expose le parti à des fractures publiques et à la mise en évidence de lignes de division avant la campagne présidentielle. La métaphore sportive revenue à plusieurs reprises dans les échanges — « phase préliminaire de la Ligue des champions » — illustre l’ambition de LR de structurer une montée en puissance, tout en soulignant le coût organisationnel et politique d’une telle architecture.

Par ailleurs, l’existence d’un groupe de travail chargé de proposer une méthode traduit la volonté de formaliser une procédure et de la soumettre à l’adhésion interne. Reste à connaître le calendrier de ce groupe, les critères retenus pour départager les candidatures, et la date à laquelle les adhérents seront appelés à se prononcer.

Incertaines, mais décisives

À ce stade, le débat porte autant sur la finalité que sur la forme : faut‑il d’abord produire un socle programmatique commun, ou trancher par une consultation formelle des militants ? Les options sont explicitement envisagées dans les propos publics cités, mais aucun arbitrage définitif n’a été annoncé dans le texte source.

La décision finale devra concilier impératifs de légitimité interne, contraintes calendaires et nécessité de rassembler le spectre de la droite avant la présidentielle de 2027. Le mode de désignation gardera une influence directe sur la capacité de LR à fédérer ses alliés et à présenter une candidature perçue comme crédible par l’électorat national.

Parlons Politique

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