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Municipales à Paris : Edouard Philippe appelle à un rassemblement droite‑centre au second tour, Bournazel refuse de se désister; IFOP : Grégoire en tête, Dati proche

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Edouard Philippe promet de « tout » faire entre les deux tours pour obtenir l’alternance à Paris et appelle à un grand rassemblement de la droite et du centre. Mais Pierre‑Yves Bournazel (Horizons, soutenu par Renaissance) refuse de se désister, rendant cruciaux les alliances après des sondages IFOP qui donnent Emmanuel Grégoire en tête et Rachida Dati proche.

Edouard Philippe a déclaré qu’il ferait « tout » entre les deux tours des élections municipales pour obtenir « l’alternance » à Paris, en appelant à « un grand rassemblement de la droite et du centre ». Sa prise de position intervient alors que Pierre-Yves Bournazel, candidat de Horizons et soutenu par Renaissance, a affirmé qu’il ne rejoindrait ni Emmanuel Grégoire (PS), ni Rachida Dati (LR) au second tour.

La stratégie d’Edouard Philippe avant le premier tour

Interrogé par l’Agence France-Presse (AFP), l’ancien Premier ministre a tenu à dresser une ligne claire sur sa méthode de campagne. « On est à deux semaines du premier tour. Rachida Dati veut gagner, Pierre-Yves Bournazel veut gagner, c’est bien normal », a-t-il rappelé, en soulignant que les positions varient fréquemment pendant une campagne, surtout à Paris.

Il a insisté : « La compétition doit être projet contre projet au premier tour, elle ne doit pas être personnelle. Au soir du premier tour je ferai tout ce que je peux pour qu’on fasse l’union, et qu’on ait l’alternance à Paris, avec un grand rassemblement de la droite et du centre. »

La position ferme de Pierre-Yves Bournazel

Pierre-Yves Bournazel, secrétaire général délégué aux élections du parti Horizons et candidat à la mairie de Paris, a réaffirmé mercredi 25 février sur France Inter qu’il ne se désisterait pas en faveur d’Emmanuel Grégoire ni de Rachida Dati. « Je mène campagne pour gagner et je crois que les Parisiens méritent un autre chemin que celui proposé par M. Grégoire et Mme Dati », a-t-il déclaré, ajoutant que « le match n’est pas du tout joué ».

Bournazel bénéficie du soutien de Renaissance, le parti de Gabriel Attal, et porte la stratégie d’une offre politique alternative à la fois à droite et au centre.

Les sondages cités et leurs scénarios

Le sondage IFOP publié dimanche crédite Pierre-Yves Bournazel de 12 % des intentions de vote pour le premier tour du 15 mars, en recul de deux points sur un mois. Emmanuel Grégoire arriverait en tête avec 32 % et Rachida Dati talonne à 30 %.

Les simulations de second tour reprises dans l’article dessinent plusieurs scénarios. En cas de quinquangulaire, Emmanuel Grégoire l’emporterait de justesse avec 33 % contre 32 % pour Rachida Dati.

Dans une triangulaire entre Ian Brossat/insoumis (ou la configuration Chikirou mentionnée), Emmanuel Grégoire et Rachida Dati, la liste de Mme Dati arriverait première à 49 % des suffrages exprimés, contre 40 % pour la liste socialiste et 11 % pour celle de La France insoumise (LFI).

Si la triangulaire comprenait Pierre-Yves Bournazel, les chiffres seraient plus serrés : Rachida Dati à 43 %, la gauche à 42 % et la liste Horizons-Renaissance à 15 %.

Enfin, dans l’hypothèse d’un duel entre Emmanuel Grégoire et Rachida Dati, la liste socialiste serait battue, 47 % à 53 % en faveur de la candidate LR.

Réactions et enjeux pour l’alternance

Le camp de Mme Dati a multiplié les critiques contre la candidature de M. Bournazel, l’accusant de fragiliser l’objectif d’une bascule de la mairie vers la droite. La préoccupation porte sur la division éventuelle des voix qui pourraient empêcher une victoire de l’ensemble de la droite et du centre.

La gauche gouverne la capitale depuis l’élection de Bertrand Delanoë en 2001, puis avec Anne Hidalgo depuis 2014. La configuration des alliances et désistements entre les deux tours reste donc cruciale pour déterminer si Paris basculera ou restera aux mains de la gauche.

Entre les deux tours, les déclarations et les gestes de rassemblement seront décisifs. Edouard Philippe a officialisé son intention de favoriser une union large entre la droite et le centre ; Pierre-Yves Bournazel, lui, maintient sa campagne autonome et vise la victoire.

Parlons Politique

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