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Le gouvernement dissout le Bloc montpelliérain pour appels à la violence et annonce des mesures contre groupuscules d’ultra-droite et d’ultra-gauche

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Le gouvernement a annoncé la dissolution du Bloc montpelliérain, qualifié d’ultradroite pour « appels à la violence, à la haine et à la discrimination », et engage d’autres procédures contre des groupuscules d’ultragauche et d’ultradroite (notamment des émanations de la Jeune Garde) — mesures administratives interdisant les activités publiques et susceptibles d’être contestées devant le Conseil d’État.

Le gouvernement a annoncé, à l’issue du conseil des ministres de mercredi 4 mars, la dissolution du Bloc montpelliérain, décrit comme un groupe d’ultradroite. La porte-parole de l’exécutif, Maud Brégeon, a justifié cette décision par des « appels à la violence, à la haine et à la discrimination ».

Motifs invoqués et annonces complémentaires

Selon Mme Brégeon, la décision vise des agissements jugés contraires à l’ordre public et aux valeurs républicaines. Elle a également indiqué que « trois autres dissolutions de groupuscules violents d’ultragauche comme d’ultradroite feront suite ».

Le ministère de l’Intérieur a, par ailleurs, « lancé le travail pour la dissolution de cinq émanations locales de la Jeune Garde », a précisé la porte-parole. Ces structures sont présentées comme des reconstitutions d’un mouvement d’ultragauche déjà dissous en juin 2025, a-t-elle rappelé.

Groupes visés et procédure en cours

Outre le Bloc montpelliérain, deux autres entités font l’objet d’une procédure de dissolution engagée par le ministère de l’Intérieur depuis plusieurs mois. Il s’agit du groupe d’ultradroite Patria albiges, basé à Albi, et d’un groupuscule d’ultragauche dont le nom n’a pas été précisé dans le communiqué rendu public après le conseil des ministres.

Ces procédures ont été ouvertes avant la mort de Quentin Deranque, militant d’extrême droite radicale, frappé à mort à Lyon le 14 février, événement mentionné dans le même temps que ces démarches administratives et judiciaires.

Sept personnes, âgées de 20 à 26 ans, ont été mises en examen à la suite de la mort de M. Deranque. Elles sont identifiées comme d’anciens membres ou des proches de la Jeune Garde, mouvement fondé en 2018 à Lyon et dissous en juin 2025, d’après les éléments communiqués. Deux des personnes mises en examen ont été, par ailleurs, collaborateurs d’un parlementaire, selon le même bilan.

Un historique de dissolutions sous surveillance

Depuis 2017, 49 groupes ont fait l’objet de décrets de dissolution adoptés en conseil des ministres, rappelle le communiqué. Parmi les dernières structures dissoutes figurent la Jeune Garde et Lyon populaire. Certaines de ces dissolutions ont cependant fait l’objet de recours devant le Conseil d’État.

Les Soulèvements de la Terre, citées dans le décompte, ont obtenu gain de cause auprès du Conseil d’État après avoir contesté un décret de dissolution, ce qui illustre la difficulté juridique et politique qu’implique la mesure lorsqu’elle est portée devant la plus haute juridiction administrative.

Conséquences et questions à venir

La dissolution administrative entraîne l’interdiction des activités publiques du groupe visé et la possible saisie de ses biens. Elle ne préjuge pas des suites pénales pour des faits individuels qui restent du ressort de la justice.

Les annonces du gouvernement laissent entendre une intensification des démarches visant à démanteler des structures qualifiées de violentes, qu’elles se réclament de l’ultragauche ou de l’ultradroite. Reste à suivre l’évolution des recours devant le Conseil d’État pour mesurer l’efficacité et la durabilité de ces dissolutions.

Enfin, les autorités devront préciser, dans les prochains communiqués ou actes officiels, les éléments factuels et juridiques sur lesquels reposent chaque décret, afin de rendre lisible l’équilibre entre protection de l’ordre public et libertés associatives.

Parlons Politique

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