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CGT, FO, Solidaires boycottent le lancement de la revue stratégique sur l’avenir de la fonction publique et exigent une hausse du point d’indice

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La CGT, FO et Solidaires ont boycotté le lancement de la « revue stratégique » sur l’avenir de la fonction publique (horizon 2035‑2050), exigeant d’abord une revalorisation du point d’indice et des négociations salariales immédiates.

Trois syndicats majeurs de la fonction publique — la CGT, Force ouvrière et Solidaires — ont choisi de boycotter la réunion de lancement de la « revue stratégique » organisée par le ministère de l’Action et des Comptes publics, prévue mercredi 18 mars. L’exercice prospectif porte sur l’avenir de la fonction publique « à horizon 2035-2050 » et doit être rendu à l’automne, à l’occasion des 80 ans du « statut » de la fonction publique. Selon le ministère, il doit également « alimenter le débat » en vue de l’élection présidentielle de 2027.

Motifs du boycott : urgence salariale et déconnexion des préoccupations

La décision de la CGT, de FO et de Solidaires renouvelle ce que certains observateurs qualifient de « politique de la chaise vide ». Pour ces organisations, la tenue d’un travail prospectif sur plusieurs décennies est prématurée tant que les revendications salariales et les conditions de travail restent sans réponse.

« Se projeter dans le temps est une nécessité mais il y a d’abord une urgence à faire de la fonction publique et de ses agents des outils et un salariat capable de répondre aux défis du temps présent », affirme Christophe Delecourt, co‑secrétaire général de l’Union fédérale des syndicats de l’État (UFSE‑CGT).

Christian Grolier, secrétaire général de la Fédération générale des fonctionnaires (FGF) de Force ouvrière, juge pour sa part que l’exercice est « surtout déconnecté des préoccupations immédiates des personnels ». Il ajoute : « l’urgence absolue est l’ouverture de négociations en faveur du pouvoir d’achat ». Ces propos reflètent la ligne défendue par les syndicats qui réclament des mesures immédiates avant d’entrer dans des débats prospectifs.

Revendications concrètes et attentes des syndicats

Les syndicats boycottant la réunion formulent plusieurs demandes précises. Ils exigent notamment une revalorisation du point d’indice, une révision des grilles salariales et des améliorations des déroulements de carrière. Ces éléments figurent au centre des revendications actuelles et expliquent en partie le refus de participer à une démarche jugée trop lointaine.

La revalorisation du point d’indice est présentée comme un levier direct de pouvoir d’achat pour des centaines de milliers d’agents. La révision des grilles et la question des carrières concernent, elles, la progression professionnelle, les promotions et les conditions de mobilité au sein des différentes fonctions publiques (d’État, territoriale, hospitalière).

Pour les syndicats, toute réflexion sur l’organisation future de l’État et des services publics doit s’accompagner de négociations salariales et de garanties sur l’emploi et les parcours professionnels. Sans ces garanties, ils estiment que le travail prospectif manquera de crédibilité auprès des personnels.

Les organisations restées à l’écart insistent aussi sur la nécessité d’associer davantage les agents et leurs représentants à l’élaboration des scénarios prospectifs, afin d’éviter que le débat ne se limite à un exercice théorique réservé aux administrations.

De leur côté, d’autres syndicats ou interlocuteurs pourraient considérer que la mise en perspective à long terme est utile pour anticiper les transformations technologiques, démographiques et budgétaires. Le texte original mentionne cependant principalement la position des trois organisations qui ont déclaré leur absence.

Le calendrier officiel prévu par le ministère veut que la « revue stratégique » fournisse des pistes et des analyses à l’automne, date à laquelle sera célébré le 80e anniversaire du statut de la fonction publique. Le lien explicite avec la campagne présidentielle de 2027 est également signalé par les autorités, qui y voient une contribution au débat public sur l’avenir des services publics.

En l’absence des syndicats boycotteurs, la concertation lancée mercredi 18 mars risque d’être marquée par des absences significatives et par des critiques sur sa représentativité. Reste à savoir si le ministère proposera des rencontres ultérieures ou des garanties supplémentaires pour répondre aux demandes salariales et réintégrer ces organisations dans le processus.

Parlons Politique

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