Le candidat soutenu par l’alliance UDR-RN, Eric Ciotti, a remporté la mairie de Nice dimanche 22 mars avec 48,54 % des voix, selon les résultats diffusés à l’issue d’une triangulaire. Le maire sortant, Christian Estrosi (Horizons), a obtenu 37,20 % des suffrages, tandis que la candidate écologiste Juliette Chesnel‑Le Roux a réuni 14,26 % des voix.
Soirée de défaite pour Christian Estrosi
La soirée électorale s’est déroulée sous une forte émotion dans la permanence de Christian Estrosi. Plusieurs militants et colistiers ont pleuré avant l’arrivée du maire sortant, qui est entré vers 22 heures, dimanche 22 mars, en compagnie de son épouse Laura.
Visiblement ému, Christian Estrosi a rappelé que « l’honneur » d’avoir été maire de Nice pendant dix‑huit ans avait marqué sa vie. Il a ajouté que « l’histoire jugera » et a vivement critiqué la candidate de gauche, Juliette Chesnel‑Le Roux, qui a refusé sa main tendue au moment des présentations publiques.
Concluant son intervention, il a prononcé cette phrase forte : « Le front républicain est mort ce soir à Nice ». Il a par ailleurs indiqué qu’il ne siégerait pas dans l’opposition au conseil municipal et qu’il comptait « prendre le recul nécessaire ».
Victoire et discours d’Eric Ciotti
Quelques minutes plus tôt, Eric Ciotti célébrait sa victoire sur un port sécurisé par des cordons de police. Il est monté sur une estrade sous les hourras et les confettis de ses partisans.
Dans son discours, il a comparé le succès à une ascension difficile : « Nous avons grimpé l’Himalaya par la face nord », a‑t‑il déclaré. Il a estimé que sa stratégie d’alliance avec le Rassemblement national (RN) s’était avérée gagnante et a promis de « tendre la main à ceux qui ont voté différemment ».
Eric Ciotti a ajouté vouloir œuvrer « pour le rassemblement » et affirmé : « Nice sera une ville fraternelle et ouverte ». Ces propos visaient à rassurer les électeurs au lendemain d’un scrutin marqué par une configuration à trois.
Une triangulaire et ses conséquences
Le scrutin, qualifié de triangulaire, opposait un maire sortant implanté depuis dix‑huit ans, un candidat de droite proche du RN et une liste écologiste. Les pourcentages — 48,54 % pour Ciotti, 37,20 % pour Estrosi et 14,26 % pour Chesnel‑Le Roux — traduisent une redistribution des forces locales au terme d’une campagne tendue.
La réussite électorale d’Eric Ciotti repose, d’après les déclarations de la soirée, sur une alliance avec le RN. Le candidat vainqueur a présenté cette union comme un instrument d’alternance et a appelé au rassemblement municipal dans la continuité de son discours victorieux.
Christian Estrosi, de son côté, a choisi de se retirer de l’opposition municipale et d’annoncer une pause politique. Sa formule selon laquelle « l’histoire jugera » laisse entendre une réflexion sur son avenir politique après dix‑huit années à la tête de la ville.
Observations finales
La soirée du 22 mars a été marquée par des images contrastées : émotion et larmes dans la permanence du maire sortant, liesse et mise en scène festive sur le port pour le vainqueur. Les discours prononcés par les deux protagonistes ont souligné l’ampleur du changement municipal et la polarisation du vote.
Sans autre donnée chiffrée ou contexte additionnel fourni, l’analyse se limite aux résultats et aux annonces publiques de la soirée. Les chiffres cités et les déclarations entre guillemets figurent tels qu’exprimés lors des interventions rapportées après le scrutin.





