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Lionel Jospin : lettre intégrale annonçant sa candidature à la présidentielle (20 février 2002) — bilan, responsabilité et cinq engagements, republiée après son décès

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Nous republions la lettre par laquelle Lionel Jospin annonçait sa candidature à la présidentielle le 20 février 2002. L’ancien Premier ministre y mobilise son bilan de près de cinq ans, plaide pour « la responsabilité » et un président « actif », et formule cinq engagements pour la France, la République et l’Europe — texte remis en ligne à l’occasion de sa disparition le 22 mars.

Nous republions la lettre par laquelle Lionel Jospin annonçait sa candidature à l’élection présidentielle, diffusée le 20 février 2002 et faxée à l’AFP depuis son domicile parisien. Ce document est repris ici à l’occasion de sa mort, dimanche 22 mars, à l’âge de 88 ans.

Contexte de la déclaration

Dans le texte publié alors par Le Monde, Lionel Jospin, alors premier ministre, explique les motifs qui le conduisent à se porter candidat. Il rappelle avoir exercé la fonction de chef du gouvernement pendant « près de cinq ans », et y puiser l’expérience qui le conduit, selon lui, à proposer une nouvelle orientation pour la République, la France et l’Europe.

La lettre insiste sur la volonté de replacer la responsabilité au cœur de l’action publique et sur la nécessité d’un président « actif », capable de présenter un projet, de prendre des engagements et de veiller à leur mise en œuvre avec le gouvernement.

Extrait de la lettre

Dans le corps de sa déclaration, Lionel Jospin s’adresse directement aux Françaises et aux Français : « Françaises, Français, j’ai été pendant près de cinq ans votre premier ministre. A travers le travail accompli et les progrès réalisés, mais aussi à travers les épreuves et les crises, j’ai appris à mieux connaître, à mieux aimer, à mieux servir notre pays. On dit parfois que le pouvoir éloigne ; j’ai, pour ma part, le sentiment qu’il m’a rapproché de vous. »

Il tire de cette expérience « beaucoup d’énergie, d’idées et de volonté pour aborder le nouveau temps qui s’annonce ». Ayant attendu la fin des travaux du Parlement pour se déclarer, il affirme son souhait de participer pleinement « au grand débat démocratique qui s’est ouvert en France ».

La lettre comporte ensuite l’annonce claire : « Aujourd’hui, je suis candidat à l’élection présidentielle. »

Jospin y motive son engagement en insistant sur la restauration « de l’esprit de responsabilité, fondement de l’autorité ». Il souhaite placer la responsabilité au centre de l’action publique et la promouvoir « dans notre société à tous les niveaux ».

Sur la manière de présider, il écrit qu’il faudra « présider autrement ». Le président, selon lui, doit proposer un projet, prendre des engagements et les respecter. Il appelle à un exécutif où le chef de l’État fixe les grandes orientations et travaille à leur mise en œuvre avec le gouvernement.

Quant aux objectifs, il explique vouloir « porter avec les Français une vision de la République, de la France et de l’Europe ». Plus loin, il annonce solennellement : « Pour faire avancer notre pays, je prends devant vous cinq engagements : » — la lettre mentionne cette promesse sans en détailler le contenu dans l’extrait repris ici.

Il conclut en appelant à mesurer l’enjeu de l’élection, notamment face aux menaces qu’il identifie pour la Sécurité sociale, les retraites, les services publics et le droit du travail. Son intention affichée est de combattre « l’indifférence et la résignation », de redonner du sens au choix démocratique et d’offrir « de l’espoir aux citoyens ». Il affirme enfin sa confiance dans les atouts de la France et dans la capacité des Français « au mouvement ». « Notre pays mérite l’engagement de toutes et de tous. Son avenir est pour moi la plus belle des causes. »

Remarques finales

Le texte publié en 2002 met en avant la logique d’un responsable d’État qui transforme son expérience gouvernementale en projet personnel pour la fonction présidentielle. Il combine rappel du bilan, appel à la responsabilité et promesse d’engagement. Le passage cité ici respecte l’original faxé à l’AFP le 20 février 2002 et diffusé à l’époque par Le Monde.

Nous republions cet écrit tel qu’il a été transmis, sans ajouter d’éléments nouveaux ni d’interprétations non présentes dans le document original.

Parlons Politique

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