Bonjour !

Municipales 2026 : une quarantaine de députés-maires, remplacements et législatives partielles qui vont recomposer l’Assemblée et les groupes politiques

Share This Article:

Élections municipales 2026 : une quarantaine de députés-têtes de liste ont remporté des mairies, déclenchant des départs à l’Assemblée nationale en application du non‑cumul des mandats. Remplacements par suppléants, législatives partielles et renoncements vont recomposer les groupes parlementaires (LFI, PS, LR, RN, Ensemble, Modem, Horizons) et redistribution des responsabilités au niveau national et local.

Au lendemain des élections municipales de 2026, une quarantaine de députés élus têtes de liste ont remporté des mairies, ce qui entraîne des changements attendus à l’Assemblée nationale en application de la règle du non‑cumul des mandats.

Contexte et règle du non‑cumul

Selon le décompte de l’AFP relayé par Les Echos, 38 députés ont été élus maires parmi les 104 députés‑têtes de liste qui se présentaient (hors arrondissements). Une centaine de députés au total avaient choisi de briguer un mandat local.

La loi sur le non‑cumul impose à ces élus de renoncer à l’un de leurs mandats dans un délai de trente jours. Ceux qui quittent l’Assemblée seront remplacés par leurs suppléants. Si le suppléant refuse ou est dans l’incapacité de siéger, un nouveau député sera élu lors d’une législative partielle.

Une minorité des députés élus en mairie pourraient toutefois conserver leur siège national et laisser la mairie à un colistier. À titre de comparaison, en 2020, 19 députés avaient renoncé à leur mandat national pour devenir maires.

Impacts sur les groupes parlementaires

Les résultats dessinent des mouvements significatifs au sein des groupes parlementaires, avec des pertes annoncées dans certains cas et des maintien prévus dans d’autres postes stratégiques.

Le groupe La France insoumise (LFI) voit quatre de ses parlementaires élus parmi 17 candidats : Idir Boumertit et Abdelkader Lahmar (respectivement à Vénissieux et Vaulx‑en‑Velin, dans la métropole de Lyon), Aly Diouara (La Courneuve, Seine‑Saint‑Denis) et David Guiraud (Roubaix, Nord). Ces élus devraient quitter l’Assemblée pour exercer leur mandat municipal.

Le Parti socialiste a placé trois députés parmi 12 candidats, dont Emmanuel Grégoire à Paris, Julien Gokel à Cappelle‑la‑Grande (Nord) et Stéphane Hablot à Vandoeuvre‑lès‑Nancy (Meurthe‑et‑Moselle). Stéphane Hablot a choisi de rester député.

Les écologistes n’ont pas réussi à convertir leurs candidatures en mairies : les trois députés candidats ont été battus, tout comme les députés du groupe communiste et ultramarin, sans élu parmi leurs quatre candidatures.

Cas des groupes centristes et de droite

Chez Horizons, parti fondé par Édouard Philippe, trois maires ont été élus sur cinq candidats. Le président du groupe, Paul Christophe, a choisi de retourner à la mairie de Zuydcoote (Nord). Son successeur au groupe devrait être nommé en interne dans les jours à venir. Michel Criaud, élu à Muzillac (Morbihan) et suppléant de la ministre Anne Le Hénanff, n’a pas souhaité la tête du conseil municipal et restera député.

Le Modem enregistre quatre élus sur cinq candidats, avec des départs annoncés de cadres comme Philippe Vigier, élu à Châteaudun (Eure‑et‑Loir), et Olivier Falorni, qui devrait devenir maire de La Rochelle et abandonnera son rôle de rapporteur général sur la loi sur la fin de vie.

Dans le camp macroniste, le groupe Ensemble pour la République aura quatre maires élus sur dix candidats. Parmi eux figurent d’anciens ministres de Bercy, Antoine Armand (Annecy) et Thomas Cazenave (Bordeaux), ainsi que Franck Riester, élu à Coulommiers (Seine‑et‑Marne).

Les Républicains (LR) affichent un succès massif : 8 maires élus sur 8 candidats. Véronique Louwagie ira à L’Aigle (Orne) et Fabien Di Filippo est élu à Sarrebourg (Moselle) — ce dernier cas pourrait théoriquement provoquer une législative partielle si son suppléant est lui‑même devenu maire. Certaines figures resteront toutefois à l’Assemblée, comme la questure Michèle Tabarot (élue au Cannet, Alpes‑Maritimes) et le rapporteur général du Budget, Philippe Juvin (élu à La Garenne‑Colombes, Hauts‑de‑Seine), car des colistiers ont pris la tête des conseils municipaux.

Extrême droite, indépendants et conséquences locales

Le Rassemblement national (RN) avait présenté un important contingent : 35 députés candidats pour 8 élus au final. Parmi les réussites locales figurent Christophe Barthès à Carcassonne, Alexandra Masson à Menton et Hervé de Lépinau à Carpentras. En revanche, des objectifs comme Toulon n’ont pas été atteints, la candidature de Laure Lavalette ayant échoué.

L’allié du RN, le groupe UDR, remporte deux villes importantes, dont Nice, où le chef des députés, Éric Ciotti, a été élu. Sa fonction de chef de file à l’Assemblée devra donc être réexaminée en interne.

Le groupe LIOT, formation d’élus divers, note l’élection de son porte‑parole Harold Huwart à Nogent‑le‑Rotrou (Eure‑et‑Loir).

Au total, ces résultats annoncent une recomposition partielle des bancs de l’Assemblée nationale : suppléants, renoncements et, parfois, élections partielles permettront de combler les sièges vacants conformément aux règles électorales en vigueur.

Par Les Echos (source AFP)

Parlons Politique

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Subscribe To Our Newsletter

No spam, notifications only about new products, updates.

Erreur : Formulaire de contact non trouvé !

L’actu politique, sans détour

En bref

Parlons Politique décrypte l’actualité française et internationale avec clarté et précision en utilisant l’IA.

Analyses, débats et enquêtes : notre rédaction s’engage à vous offrir une information fiable, accessible à tous et sans détour.

© 2026 Parlons Politique