Le 1er octobre 2011, dans un appartement parisien de l’avenue Foch, un échange a eu lieu entre Jeffrey Epstein et Nicolas Princen, alors proche collaborateur de Nicolas Sarkozy. Les éléments de cette rencontre apparaissent dans un courriel retrouvé parmi « les millions de pages rendues publiques par le ministère américain de la justice fin janvier », selon le récit publié dans Le Monde. Le rendez‑vous, présenté par M. Princen comme strictement professionnel, n’a, d’après lui, « eu aucune suite ».
Le dîner : échanges entre trois protagonistes
Le message initial, signé Ian Osborne — qualifié dans les documents comme multimillionnaire et aujourd’hui administrateur d’Havas — commence par : « Je viens aux nouvelles s’agissant du dîner avec Nicolas Princen de l’Elysée. » La conversation, datée du samedi 1er octobre 2011, porte sur les détails pratiques : lieu, heure, et organisation de la soirée.
Jeffrey Epstein répond sobrement « Dîner ok ». Ian Osborne relance pour fixer l’horaire : « On dîne dehors ou chez toi, et à quelle heure ? » La réponse d’Epstein est reproduite dans les documents : « Viens à la maison, amène tes potes. On peut parler, dîner, et si je suis encore réveillé, sortir dehors. » Ces échanges montrent la mise en place d’un rendez‑vous informel, au domicile parisien d’Epstein.
La version de Nicolas Princen : rencontre « strictement professionnelle »
Interrogé par Le Monde, Nicolas Princen, présenté à l’époque comme le « M. Internet » de Nicolas Sarkozy, décrit la rencontre de manière distanciée. Il évoque « le souvenir d’un grand salon de réception très impersonnel, où nous avons discuté ». Il qualifie le rendez‑vous de professionnel et sans objectif manifeste du point de vue d’Epstein.
Princen ajoute qu’il a perçu une absence d’un projet concret venant de l’homme d’affaires américain : « Cet homme n’avait aucun projet concret à faire valoir, ce qui a rendu la rencontre peu intéressante, et assez inutile au final. C’est pourquoi je ne lui ai donné aucune suite. » L’ex‑conseiller était alors âgé de 42 ans et, selon le texte d’origine, travaille désormais dans le secteur scolaire.
Le témoignage de Princen insiste sur la brièveté et la nature professionnelle de l’entretien. Il le distingue des rencontres habituellement fructueuses avec des entrepreneurs ou investisseurs étrangers qui recherchaient des informations sur la France, parfois dans l’optique d’y investir.
Contexte documentaire et portée des révélations
Les éléments cités proviennent, selon l’article initial, d’un corpus de documents rendu public par le ministère américain de la justice « fin janvier ». Ces pièces comprennent notamment des courriels mentionnant Ian Osborne et les échanges préparatoires au dîner. Le Monde a interrogé Nicolas Princen qui a confirmé sa présence et son appréciation de la rencontre.
Dans la chronologie fournie, la date précise du rendez‑vous — 1er octobre 2011 — et la localisation — un appartement avenue Foch à Paris — sont conservées. La description des échanges reproduit les formulations des courriels tels qu’ils ont été cités dans le compte rendu, notamment les phrases brèves d’Epstein et la relance d’Osborne.
Le récit met en lumière, à travers un cas concret, la manière dont Jeffrey Epstein cherchait à établir des contacts internationaux. Selon la version rapportée par Princen, ces tentatives n’ont pas donné de suite dans ce cas précis, faute d’un projet ou d’une proposition clairement énoncée par Epstein.
Ce que dit (et ne dit) pas le compte rendu
L’article d’origine rapporte des citations et des éléments factuels tirés de documents judiciaires et d’un entretien. Il ne détaille ni discussions ultérieures ni échanges écrits supplémentaires impliquant Nicolas Princen. La formulation « sans aucune suite » reflète l’appréciation de l’ex‑conseiller et non une décision officielle ou judiciaire portée par une autre autorité.
De même, le texte cité ne précise pas la nature exacte de certaines mentions — par exemple les raisons qui ont conduit Ian Osborne à proposer ce dîner ou le motif précis de la visite d’Epstein à Paris — au‑delà des lignes reproduites. Les informations présentées ici respectent les éléments fournis dans le compte rendu et évitent toute interprétation non documentée.
En somme, la rencontre du 1er octobre 2011 reste, d’après les pièces citées et la version de Nicolas Princen, un échange ponctuel et professionnel, qui n’a pas abouti à une collaboration ni à un suivi identifiable. Les documents publics mentionnés donnent un éclairage sur la tentative de contact, sans pour autant en établir des conséquences concrètes pour l’ancien conseiller de l’Elysée.





