À Davos, après les attaques de Trump sur le Groenland, Macron plaide pour l’autonomie stratégique de l’UE pendant que le 49.3 déclenche deux motions de censure à Paris

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À Davos, Emmanuel Macron a fermement répliqué aux menaces américaines sur le Groenland, appelant l’UE à renforcer son autonomie stratégique et à recourir à l’« anticoercition » face aux pressions économiques. À Paris, le gouvernement a imposé la partie recettes du budget par le 49.3, suscitant deux motions de censure : la conjonction des dossiers mêle politique intérieure et enjeux diplomatiques, et relance le débat sur la responsabilité politique.

Une ambiance politique rare s’est installée en France à partir du mardi 20 janvier, après les déclarations du président Emmanuel Macron au Forum économique mondial de Davos et la reprise en main du dossier budgétaire par le gouvernement à Paris.

Macron à Davos : fermeté vis‑à‑vis des États‑Unis

Depuis Davos, Emmanuel Macron a répondu avec fermeté aux menaces exprimées par le président américain Donald Trump au sujet du Groenland. Le chef de l’État a plaidé pour « le respect plutôt que les brutes » et a dénoncé une « concurrence des États‑Unis d’Amérique » visant, selon lui, à « affaiblir et subordonner l’Europe ». Il a appelé l’Union européenne à se donner les moyens de se défendre, en citant explicitement l’instrument dit « anticoercition » qui permettrait des ripostes économiques coordonnées en cas de chantage commercial. ([fr.news.yahoo.com](https://fr.news.yahoo.com/groenland-trump-impose-sujet-%C3%A0-042517373.html/?utm_source=openai))

Cette prise de position, tenue dans un contexte de fortes tensions diplomatiques, visait selon Paris à défendre la souveraineté des États européens et le respect du droit international. Le président a insisté pour que l’Europe progresse sur son « autonomie stratégique » et sur des mécanismes capables de répondre aux pressions économiques extérieures. ([fr.news.yahoo.com](https://fr.news.yahoo.com/groenland-trump-impose-sujet-%C3%A0-042517373.html/?utm_source=openai))

Des alliés européens sur la même ligne

La tonalité adoptée par Emmanuel Macron a trouvé des relais en Europe. À Davos, le Premier ministre belge, Bart De Wever, a mis en garde contre une escalade et estimé qu’on « frôle le point de rupture », appelant l’Union à être prête à des mesures de rétorsion commerciale coordonnées si les menaces se concrétisaient. Ces déclarations illustrent la volonté, chez plusieurs partenaires européens, d’afficher une réponse commune face à ce qui est perçu comme une coercition économique. ([rtl.be](https://www.rtl.be/actu/monde/international/groenland-frole-le-point-de-rupture-bart-de-wever-estime-que-lunion-europeenne/2026-01-20/article/777123?utm_source=openai))

La présidence de la Commission européenne et certains gouvernements nationaux ont, dans la foulée, évoqué la possibilité d’activer des outils juridico‑économiques existants afin de protéger les intérêts européens, y compris par des restrictions ciblées sur l’accès aux marchés publics ou sur des investissements. La mise en œuvre de ces instruments nécessite toutefois une coordination politique et des majorités qualifiées au sein de l’UE. ([ledauphine.com](https://www.ledauphine.com/politique/2026/01/18/sans-reponse-ferme-face-aux-menaces-de-trump-sur-le-groenland-quelle-riposte-de-l-europe?utm_source=openai))

À Paris, le politique revient au premier plan : le 49.3 déclenché

Au même moment, sur la scène intérieure française, le Premier ministre Sébastien Lecornu a engagé la responsabilité du gouvernement en recourant à l’article 49, alinéa 3 de la Constitution pour faire adopter la partie « recettes » du projet de loi de finances. Ce recours, présenté comme une manière de clore un « feuilleton budgétaire » qui durait depuis plusieurs mois, expose l’exécutif à des motions de censure. ([mcinformactions.net](https://mcinformactions.net/france-le-gouvernement-declenche-le-49-3-et-impose-le-budget-sans-vote-au?utm_source=openai))

Deux motions de censure ont effectivement été déposées, l’une par le Rassemblement national et l’autre par La France insoumise, leur examen étant programmé pour le vendredi 23 janvier. Le recours au 49.3 traduit la volonté du gouvernement d’imposer un calendrier budgétaire jugé urgent par l’exécutif, tout en mesurant le risque politique inhérent à cette méthode. ([mcinformactions.net](https://mcinformactions.net/france-le-gouvernement-declenche-le-49-3-et-impose-le-budget-sans-vote-au?utm_source=openai))

Réactions parlementaires : appel à la responsabilité

Du côté de l’opposition parlementaire modérée, des voix ont plaidé pour la retenue. Un responsable de Les Républicains a estimé devant la presse qu’il « était temps » que l’épisode débattu arrive à son terme et a souligné le contexte géopolitique jugé plus périlleux qu’à l’époque de la guerre froide, considérant qu’il ne serait pas sérieux de provoquer la chute d’un gouvernement à un moment de tensions internationales. Ce positionnement traduit la recherche d’un compromis entre critique politique et souci de stabilité face aux enjeux extérieurs. (Propos retranscrits dans la couverture médiatique de la séquence.) ([mcinformactions.net](https://mcinformactions.net/france-le-gouvernement-declenche-le-49-3-et-impose-le-budget-sans-vote-au?utm_source=openai))

Sur le fond, la coïncidence de ces deux dossiers — tensions diplomatiques avec les États‑Unis et choix parlementaires internes sur le budget — a créé une conjoncture où la politique étrangère et la politique intérieure se sont retrouvées imbriquées, poussant acteurs nationaux et européens à afficher des signaux de fermeté comme de responsabilité.

Parlons Politique

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