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À l’Assemblée, Olivier Faure confronté aux députés PS : appels à la démission, critiques sur les accords avec LFI et divisions avant le bureau national

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À quelques heures du bureau national du PS, Olivier Faure a été vivement critiqué par des députés lors de la réunion de groupe à l’Assemblée. Entre appels à la démission, départs de députés et justifications sur les alliances avec LFI, le premier secrétaire défend son bilan et réclame l’unité de la gauche.

À quelques heures d’un bureau national du Parti socialiste annoncé ce mardi à 18 h 30, le premier secrétaire Olivier Faure a subi des critiques virulentes lors de la réunion du groupe PS à l’Assemblée nationale, en fin de matinée.

Appels à la démission et tensions internes

Sur le plateau de BFMTV ce mardi, Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) fraîchement réélu, a demandé la démission d’Olivier Faure: «Il faut qu’Olivier Faure démissionne, c’est un échec total», a-t-il déclaré, estimant qu’une «nouvelle direction» capable de tracer «une ligne claire» face à La France insoumise (LFI) était nécessaire pour éviter selon lui un duel Mélenchon–Bardella en 2027.

Ces pressions se mêlent à des critiques venues d’autres figures du parti, dont l’ancien premier secrétaire Jean‑Christophe Cambadélis. Malgré l’ampleur des reproches, Faure a exprimé sa volonté de rester à la tête du parti: il occupe le poste de premier secrétaire depuis 2018 et refuse de céder aux appels au départ.

Défense publique et soupir révélateur

Durant la réunion des députés socialistes, Faure a lâché, visiblement las: «Si vous saviez comme ce n’est pas facile d’être premier secrétaire.» Il a cherché à expliquer et contextualiser les décisions prises lors des municipales, notamment les rapprochements avec LFI entre les deux tours que lui reprochent ses détracteurs.

Le premier secrétaire a déclaré avoir «facilité la tâche de tout le monde, quelles que soient les sensibilités», en réponse aux accusations de laxisme vis‑à‑vis des accords avec la gauche radicale. Il a souligné que certaines manœuvres locales relevaient de choix tactiques destinés à préserver des acquis municipaux et des alliances régionales.

Le cas Strasbourg et l’accord avec les écologistes

Olivier Faure a justifié le retrait de l’appui au camp de Catherine Trautmann à Strasbourg comme une décision contrainte pour sauvegarder le pacte conclu à Lille avec les écologistes. Selon lui, perdre la «ville de Pierre Mauroy» — formulation utilisée pour rappeler l’importance symbolique et stratégique de certaines municipalités — aurait profondément modifié l’analyse nationale des municipales.

Faure a aussi évoqué les difficultés de composer des accords locaux: «Ce n’était pas simple de construire un accord avec les Verts alors que Martine [Aubry] a dirigé avec le MoDem», a‑t‑il assuré devant ses collègues, renvoyant aux tensions historiques entre sensibilités internes et partenaires de gouvernement.

La réunion a été interrompue pour certains: une «demi‑douzaine» de députés, selon le compte rendu, dont le député du Bas‑Rhin Thierry Sother, ont quitté la salle avant la fin de la défense du premier secrétaire. Leur départ illustre la polarisation croissante au sein du groupe parlementaire.

En conclusion de son intervention, Faure a insisté sur la nécessité de préserver l’unité électorale de la gauche: «Que vous le vouliez ou non, nous aurons besoin de l’ensemble de l’électorat de gauche», a‑t‑il déclaré, marquant sa volonté de ne pas exclure les électeurs insoumis malgré les dissensions.

La scène dressée à l’Assemblée reflète un PS déchiré entre exigence d’une ligne claire pour certains et approche pragmatique d’alliances pour d’autres, à quelques heures d’un bureau national qui pourrait décider du sort politique du premier secrétaire.

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