Affaire Quentin Deranque : Raphaël Arnault, fondateur de la Jeune Garde, visé par une enquête judiciaire après onze interpellations et suspensions à LFI

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Absent aux questions au gouvernement, le député LFI Raphaël Arnault est visé par une tempête politique après la mort à Lyon de Quentin Deranque : onze interpellations, la mise en cause d’anciens membres de la Jeune Garde et la suspension de deux collaborateurs à l’Assemblée alimentent une enquête judiciaire qui fragilise LFI.

Le siège de Raphaël Arnault, député La France insoumise (LFI) du Vaucluse, est resté vide mardi 17 février 2026 lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. Son absence intervient alors que son nom est au centre d’une importante tourmente politique liée à la mort, le samedi 14 février 2026 à Lyon, du militant d’extrême droite Quentin Deranque.

Les enquêteurs soupçonnent l’intervention de plusieurs membres de la Jeune Garde, un groupe antifasciste fondé par Raphaël Arnault en 2018 et allié à LFI, dissous en 2025, d’être à l’origine de ce drame. Ce contexte place le mouvement de Jean‑Luc Mélenchon sous forte pression médiatique et politique.

Absence à l’Assemblée et réactions institutionnelles

La présidence de l’Assemblée nationale a pris des mesures immédiates après les interpellations. Yaël Braun‑Pivet, présidente du Palais‑Bourbon et élue Renaissance, a annoncé la suspension des droits d’accès à l’Assemblée pour deux collaborateurs de Raphaël Arnault placés en garde à vue.

Parmi les personnes visées figurent deux assistants parlementaires. Jacques‑Elie Favrot, connu sous le surnom « Jef », et un collaborateur identifié sous le nom de Romain C., recruté par l’élu sous le pseudonyme de Romain Michel, ont été interpellés. Selon l’avocat de Jacques‑Elie Favrot, ce dernier reconnaît la « commission de violences », mais il nie être l’auteur des coups ayant causé la mort de Quentin Deranque.

Les interpellations et les personnes mises en cause

Au total, 11 personnes ont été interpellées dans le cadre de l’enquête. Outre Jacques‑Elie Favrot et Romain C., un troisième homme proche de Raphaël Arnault est également suspecté, d’après les éléments communiqués. Les enquêteurs cherchent à préciser les rôles de chacun et les circonstances exactes des faits.

Le dossier reste placé sous réserve d’enquête et d’instruction. Les autorités judiciaires devront déterminer si les violences imputées aux mis en cause sont directement liées au décès de Quentin Deranque, et si des poursuites pour homicide ou d’autres qualifications seront engagées.

Contexte politique et passé du mouvement

La Jeune Garde, groupe antifasciste créé en 2018 par Raphaël Arnault, s’était rapprochée de La France insoumise au fil des années. Le mouvement a été officiellement dissous en 2025, mais ses anciens membres et ses liens avec certains élus restent au cœur des interrogations depuis la tragédie de Lyon.

Raphaël Arnault, élu du Vaucluse, se trouve désormais dans une position délicate. Son absence aux questions au gouvernement a alimenté les débats sur la manière dont LFI et ses alliés réagissent face aux allégations visant des proches et collaborateurs.

Le drame a aussi relancé la discussion sur les modes d’action des groupes politiques et militants, sur les responsabilités individuelles et collectives, ainsi que sur la frontière entre militantisme et action violente. Plusieurs formations politiques observent la situation et appellent à la prudence en attendant les conclusions de l’enquête.

Dans ce contexte, LFI a affiché une solidarité de façade autour de son fondateur local, sans pour autant empêcher des réactions politiques adverses et des demandes de clarifications de la part d’autres groupes parlementaires.

Les autorités judiciaires et la police poursuivent les investigations. Les prochaines étapes judiciaires — auditions complémentaires, exploitations des éléments saisis et décisions éventuelles de mise en examen — devraient permettre de préciser la chronologie des faits et les responsabilités.

Sur le plan institutionnel, la suspension des droits d’accès au Palais‑Bourbon marque une réponse administrative immédiate, distincte des suites judiciaires. Elle témoigne de la volonté de l’Assemblée nationale de limiter toute présence liée à l’enquête sur le lieu même des travaux parlementaires.

Enfin, alors que l’enquête suit son cours, la situation pose des questions sur les liens entre anciens militants d’organisations dissoutes et les structures politiques contemporaines. La clarification des responsabilités individuelles reste cruciale pour la suite de l’affaire et pour l’évaluation des conséquences politiques pour Raphaël Arnault et La France insoumise.

Parlons Politique

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