Budget 2026 : l’Assemblée nationale rejette deux motions de censure, adopte le PLF et le transmet au Sénat — 49.3 et nouveaux votes attendus

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Le 27 janvier 2026, l’Assemblée nationale a rejeté deux motions de censure contre le PLF 2026 : celle portée par LFI, les écologistes et les communistes a récolté 267 voix (en dessous du seuil de 288/289), et celle du Rassemblement national/UDR 140 voix. Le texte est adopté en nouvelle lecture et transmis au Sénat ; le gouvernement peut à nouveau engager sa responsabilité dès le 30 janvier, ouvrant la voie à deux nouveaux votes de censure possibles début février. Le PS, en grande partie absent de la motion de gauche, revendique des avancées budgétaires (8 milliards de recettes fiscales, 12 milliards pour le pouvoir d’achat), tandis que la gauche hors PS et la droite dénoncent respectivement un renoncement écologique et un budget creusant le déficit, au cœur du débat sur l’utilisation du 49.3.

L’Assemblée nationale n’a pas adopté, mardi 27 janvier 2026, deux motions de censure déposées contre le projet de loi de finances (PLF) pour 2026. La première, portée par La France insoumise (LFI) avec les écologistes et les communistes, a réuni 267 voix, en deçà du seuil requis pour renverser le gouvernement. La seconde, initiée notamment par Marine Le Pen et Éric Ciotti avec leurs groupes parlementaires, a obtenu 140 voix et a également échoué.

Chiffres et procédure de vote

La motion de la gauche radicale et écologiste a recueilli 267 voix, alors que la motion de droite souverainiste a totalisé 140 voix. Le texte initial précise que 289 voix étaient nécessaires pour faire tomber le gouvernement; un autre passage mentionne 288 voix comme seuil requis. J’ai conservé ces deux chiffres tels qu’ils figurent dans le texte fourni.

Vendredi 23 janvier 2026, au cours d’un premier round, l’Assemblée avait déjà repoussé deux motions de censure. À ce moment-là, la motion des groupes « insoumis », écologiste et GDR (communistes et ultramarins) avait obtenu 269 voix, soit 19 voix de moins que le nombre requis, et la motion du Rassemblement national et de l’UDR avait réuni 142 voix.

Conséquences parlementaires et calendrier

L’échec des deux motions de mardi vaut, selon le texte, adoption en nouvelle lecture du PLF 2026. Le projet doit désormais être transmis au Sénat, qui est annoncé comme devant l’examiner jeudi; le Sénat pourrait rejeter le texte, ce qui permettrait un retour rapide à l’Assemblée pour une lecture définitive.

Le Premier ministre peut engager la responsabilité de son gouvernement une troisième fois dès vendredi 30 janvier 2026, selon le calendrier évoqué. Cette manœuvre exposerait le gouvernement à deux motions de censure supplémentaires, dont le rejet pourrait intervenir les 2 ou 3 février 2026 et clore quatre mois de débats parlementaires sur le budget.

Positions des groupes et arguments

Le Parti socialiste (PS) a refusé de s’associer à la motion de gauche, à l’exception de cinq députés. Le groupe PS estime avoir obtenu des « avancées » après de longs mois de négociation avec l’exécutif. Il met en avant, dans le texte, « 8 milliards de recettes de justice fiscale en plus » et « 12 milliards de pouvoir d’achat en plus » par rapport à la version initiale du projet.

De leur côté, les groupes de gauche hors PS dénoncent un budget qui « sacrifie une nouvelle fois l’écologie », des « coupes budgétaires » d’un « niveau inédit » et un « renoncement démocratique majeur » lié à l’utilisation de l’article 49.3.

Le Rassemblement national et l’UDR ont, pour leur part, critiqué ce qu’ils appellent le « reniement de la parole » du Premier ministre. Sur le fond, ils estiment que le budget « ne répond pas à la crise du pouvoir d’achat », n’« offre aucune mesure de justice fiscale » ni « aucune économie structurelle », et qu’il « continue de creuser le déficit ».

Éléments de contexte

La procédure décrite — adoption en nouvelle lecture puis transmission au Sénat, suivi d’un possible recours du gouvernement à l’engagement de responsabilité — illustre la séquence parlementaire exceptionnelle provoquée par l’usage du 49.3 pour faire adopter la partie « dépenses » et l’ensemble du budget de l’État pour 2026.

Les critiques portées par les différentes formations reflètent un clivage politique classique : concessions jugées insuffisantes pour certains, renoncement démocratique et atteinte à l’écologie pour d’autres. Les chiffres repris dans cet article, notamment les totaux de voix et les montants économiques avancés par le PS, sont conservés tels qu’ils figuraient dans le texte source fourni.

En l’état, le calendrier parlementaire des prochains jours déterminera si le PLF poursuivra sa route vers une lecture définitive ou s’il fera l’objet de nouveaux affrontements au sein de l’hémicycle.

Parlons Politique

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