Selon un communiqué de l’Élysée publié jeudi 26 février 2026, Catherine Pégard quittera son bureau du premier étage de l’aile ouest pour prendre la direction du ministère de la Culture, succédant ainsi à Rachida Dati.
Parcours et profils
Âgée de 71 ans, Catherine Pégard est une ancienne journaliste politique qui a ensuite intégré le monde de l’administration et de la conservation du patrimoine. Elle a travaillé au cabinet du président Nicolas Sarkozy entre 2007 et 2011, avant d’être nommée à la tête du château de Versailles, fonction qu’elle a exercée pendant douze ans et demi.
Discrète mais reconnue pour son réseau et son entregent, elle devient la troisième personne à occuper le ministère de la Culture depuis le début du second quinquennat d’Emmanuel Macron. À un an de l’élection présidentielle, cette nomination fait d’elle, selon le communiqué, la probable dernière titulaire du portefeuille culturel avant le scrutin.
Les chantiers prioritaires
La nouvelle ministre héritera de dossiers lourds et visibles. Le communiqué mentionne notamment le projet « Louvre Renaissance » et la réforme de l’audiovisuel public comme des priorités institutionnelles et artistiques à conduire dans les mois à venir.
Ces dossiers impliquent des décisions à la fois politiques et techniques, et exigent des arbitrages sur les calendriers, les ressources et la gouvernance. La gestion des grands établissements culturels et la modernisation de l’audiovisuel public figurent au cœur des attentes adressées au ministère.
Un remaniement qui s’étend au gouvernement
Parallèlement à la nomination de Catherine Pégard, l’Élysée a annoncé l’arrivée de plusieurs ministres délégués. L’ex-ministre macroniste Sabrina Roubache fait son retour au gouvernement en tant que ministre déléguée chargée de l’enseignement et de la formation professionnels et de l’apprentissage.
Maud Bregeon, jusqu’alors porte-parole du gouvernement, est promue ministre déléguée chargée de l’énergie. La députée du groupe macroniste Camille Galliard-Minier devient, elle, ministre déléguée chargée de l’autonomie et des personnes handicapées, en remplacement de Charlotte Parmentier-Lecocq, qui souhaite retrouver son siège à l’Assemblée nationale.
Le communiqué mentionne enfin la nomination du député Les Républicains Jeand-Didier Berger auprès du ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez. Ces mouvements traduisent une recomposition ministérielle ciblée, visant à couvrir des dossiers sociaux, économiques et institutionnels.
Enjeux politiques et calendrier
La nomination intervient dans un contexte politique tendu et à proximité d’une échéance électorale majeure. Occuper le ministère de la Culture dans les douze mois précédant une présidentielle implique à la fois de piloter des politiques publiques à long terme et de répondre à des attentes médiatiques immédiates.
Le succès de la nouvelle équipe dépendra de sa capacité à concilier exigence patrimoniale, renouvellement des modèles de financement et adaptation des organes de diffusion culturelle aux évolutions numériques et sociales.





