Selon les informations du Monde, Claire Landais, haute fonctionnaire et conseillère d’État, va prochainement quitter la tête du secrétariat général du gouvernement (SGG), l’instance rattachée directement à Matignon chargée de coordonner la mise en oeuvre des décisions gouvernementales. Le départ est présenté comme étant effectué à la demande de la principale intéressée.
Calendrier et formalités
Le gouvernement doit acter ce départ en conseil des ministres lundi 5 janvier 2026, et la prise d’effet est prévue pour le 15 janvier 2026. Ces dates figurent dans le communiqué relayé par la presse et confirment un calendrier resserré entre l’annonce officielle et la cessation des fonctions.
Le secrétariat général du gouvernement est une direction stratégique : il coordonne l’élaboration des textes, veille à la cohérence administrative et prépare le volet réglementaire des décisions politiques. Le départ de sa cheffe, sollicité par elle-même d’après les sources, ouvre donc une période de transition au sein de Matignon.
Profils pressentis pour la succession
Au moment où le nom du successeur n’a pas été rendu public, deux profils circulent au sein de la haute fonction publique pour reprendre le SGG. Il s’agit, selon les mêmes informations, de Julien Boucher, ancien directeur général de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) entre 2019 et 2025, et de Laurence Marion, actuelle directrice des affaires juridiques au ministère des armées.
Les deux candidats pressentis sont également conseillers d’État. Leur expérience au sein d’administrations à responsabilité juridico-administrative ou de protection des droits fait d’eux des candidats cohérents avec les missions du secrétariat général, qui requiert à la fois expertise juridique et aptitude à coordonner des services multiples.
Un style de direction apprécié
Parmi les hauts fonctionnaires, le départ de Claire Landais suscite des réactions de reconnaissance. « Claire Landais était une grande SGG, une cadre dirigeante remarquable », déclare un haut responsable cité par les sources. Un autre haut fonctionnaire ajoute : « Elle a réussi à apaiser la machine administrative après une période compliquée. » Ces appréciations témoignent d’un bilan perçu comme stabilisateur au sein de l’appareil d’État.
La nomination de Claire Landais en juillet 2020 avait en effet été présentée comme un changement de style à Matignon. Elle succédait à Marc Guillaume, dont le rôle auprès du gouvernement avait parfois été décrit, dans certains cercles, comme très prégnant. À son arrivée, Jean Castex, alors Premier ministre, avait obtenu l’appui de l’Élysée pour procéder à ce remplacement, décrit à l’époque dans la presse comme l’éviction de son prédécesseur au profit d’une cheffe de cabinet issue des rangs de la défense et de la sécurité nationale.
Avant sa nomination au SGG, Claire Landais occupait les fonctions de secrétaire générale de la défense et de la sécurité nationale, une position qui lui avait conféré une visibilité et une connaissance opérationnelle des enjeux interministériels. Son passage à Matignon a été perçu comme une continuité de pratiques administratives centrées sur la coordination et la clarification des responsabilités.
Le SGG reste un pivot de l’action gouvernementale : si le nom du prochain titulaire n’est pas encore confirmé officiellement, la volonté d’assurer une transition ordonnée apparaît centrale pour les services. La période entre l’annonce et la prise d’effet — moins de deux semaines — implique une succession organisée afin de limiter les ruptures dans le pilotage des textes et la préparation des décisions publiques.
En l’absence de communication officielle sur le nom du successeur au moment de la publication, les éléments rapportés ici se fondent sur les informations du Monde et sur les déclarations recueillies auprès de responsables institutionnels cités par la presse. Toute confirmation formelle relèvera du calendrier gouvernemental et des communiqués qui seront publiés dans les prochains jours.





