Le ministre délégué chargé de la fonction publique, David Amiel, a été nommé au portefeuille des comptes publics pour remplacer Amélie de Montchalin, a annoncé l’Élysée dimanche 22 février dans un communiqué.
Décision officielle et citation du communiqué
Selon la présidence, « Sur la proposition du premier ministre, le président de la République a mis fin aux fonctions de Mme Amélie de Montchalin, ministre de l’action et des comptes publics ». Le communiqué précise que Mme de Montchalin doit prendre la tête de la Cour des comptes dès lundi, poste qui la conduira à quitter ses responsabilités gouvernementales avant cette date.
La nomination de David Amiel au portefeuille des comptes publics fait suite à ce calendrier : il remplace donc sa ministre de tutelle, dont le départ pour l’institution chargée de vérifier l’emploi des fonds publics est acté à très court terme.
Contexte institutionnel et conséquences pratiques
La Cour des comptes est l’organe public chargé du contrôle et de l’évaluation de l’utilisation des deniers publics. La prise de fonction annoncée de Mme de Montchalin pour lundi explique la nécessité de la relever de ses fonctions ministérielles au préalable, afin d’assurer la continuité des responsabilités ministérielles et institutionnelles.
La nomination de M. Amiel intervient dans un contexte politique tendu, avec des annonces et des rumeurs sur d’autres mouvements au sein de l’exécutif. Le calendrier choisi vise à garantir une transition rapide sur le portefeuille des comptes publics tout en préservant le fonctionnement des administrations concernées.
Un remaniement possible et les déclarations de Matignon
Matignon a indiqué, selon des informations relayées par le quotidien Le Monde, qu’un remaniement gouvernemental pourrait avoir lieu au plus tôt en milieu de semaine prochaine, après l’éventuelle présentation et le vote d’une motion de censure déposée par le Rassemblement national (RN). Cette précision confirme des informations antérieures publiées par Le Parisien.
Ces éléments laissent entendre que la nomination de David Amiel s’inscrit dans une phase de réajustements plus large au sein de l’exécutif. Le gouvernement, confronté à des échéances parlementaires et à des jeux d’alliances, semble vouloir stabiliser certains postes clés avant d’engager des changements plus vastes.
Autres départs évoqués au sein du gouvernement
Le communiqué et les relances médiatiques citent au moins deux autres ministres pressenties pour quitter leurs fonctions prochainement. Rachida Dati, ministre de la Culture, est notamment candidate à la mairie de Paris, ce qui alimente les spéculations sur sa possible démission afin de se consacrer à cette campagne municipale.
Charlotte Parmentier-Lecocq, en charge de l’autonomie et des personnes handicapées, est également citée parmi les ministres susceptibles de retrouver leur siège de députée. Selon les informations disponibles, elle souhaiterait regagner son mandat parlementaire, ce qui impliquerait son départ du gouvernement.
Enjeux et prochaines étapes
Dans les jours qui viennent, le gouvernement devra organiser formellement les relais nécessaires pour assurer la continuité des politiques publiques dans les ministères concernés. La nomination de David Amiel au portefeuille des comptes publics devrait être suivie d’aménagements pour pourvoir son précédent poste de ministre délégué chargé de la fonction publique.
Par ailleurs, la tenue éventuelle d’une motion de censure et l’éventuel remaniement attendu en milieu de semaine prochaine constituent des facteurs susceptibles d’accélérer ou de modifier ces décisions. Les annonces officielles à venir préciseront l’ampleur exacte des changements et le calendrier de leur mise en œuvre.
Enfin, les acteurs institutionnels et les observateurs politiques suivront de près la prise de fonctions de Mme de Montchalin à la Cour des comptes et la manière dont le nouveau titulaire des comptes publics, David Amiel, s’appropriera ce portefeuille stratégique pour la gestion des finances publiques.





